12 novembre : journée ESPE en lutte !

communiqué de la FERC-CGT
samedi 10 novembre 2018
par  Luc De Chivré
popularité : 3%

  • Enseigner et éduquer sont des métiers qui s’apprennent.
  • Ils doivent être appris dans des conditions efficaces de formation, sans urgence ni précarité.
  • Pour cela le lien entre la formation professionnelle et la formation universitaire, assuré par des équipes pluri-catégorielles de formatrices et de formateurs, est un atout essentiel.
  • Former des enseignant·es est aussi un métier supposant de l’expérience, de l’expertise et des compétences spécifiques. Les personnels des ESPE et les personnels associés aux parcours de formation (formatrices et formateurs titulaires ou associé·es, tutrices et tuteurs de stage) ont ces compétences.
  • Les enjeux politiques, économiques et sociaux de la formation des professionnel·les du système éducatif sont immenses pour les publics accueillis et pour l’ensemble de la société. Ce sont ces principes relevant d’un simple bon sens et du souci de l’intérêt général que le ministre Blanquer a pourtant décidé de ne plus prendre en considération, en préparant un ensemble de mesures dont le résultat serait la destruction du recrutement et de la formation des enseignant·es mais également des éducatrices et éducateurs.

La FERC-CGT alerte à nouveau les personnels et la population sur un projet dont le résultat, si le ministre va jusqu’au bout de sa logique, serait qu’enseigner et éduquer ne seraient plus des métiers qui s’apprennent mais des activités que l’on doit soi-même improviser dans une situation précaire avant même d’avoir vraiment entamé sa formation professionnelle. Afin d’avoir de réelles négociations et discussions, nous exigeons que le ministère rende public l’ensemble de ses propositions et choix. C’est le cas en particulier sur le positionnement du concours et sur le statut des stagiaires sachant que dans le cadre de CAP22, le ministère annonce comme piste sa volonté de supprimer 25000 postes de fonctionnaires stagiaires et de transformer les étudiant·es en main d’œuvre précaire et sous-payée.

La FERC-CGT s’opposera aux mesures suivantes si elles se confirment :

les 2 ans de précarité pour les admissibles aux concours (contractuel·les sous-payés) ;
l’entrée brutale et sans préparation dans la responsabilité dès le M1 ;
l’utilisation des étudiant·es en M1 comme moyens de fonctionnement du système éducatif.
La FERC-CGT refuse les annonces suivantes :

l’augmentation imprudente du volume des heures en responsabilité en M2 et des crédits ECTS attribués au stage ;
le sacrifice de la formation et de sa dimension universitaire sur l’autel de la logique budgétaire et de l’idéologie du macronisme ;
le plan social qui se prépare pour les personnels des ESPE.
La FERC-CGT et les personnels ont des contre-projets pour les ESPE :

possibilité de pré-recrutement sous statut d’élève professeur·e dès la L2 ;
concours intégral dès la licence et accès au statut de fonctionnaire-stagiaire dès l’entrée en M1 ;
entrée progressive et accompagnée dans la responsabilité au fil de la formation ;
fléchage national d’un budget garanti pour la formation ;
modalités de formation en alternance adaptées et assurées par des équipes pluri-catégorielles ;
rétablissement d’une formation continue digne de ce nom, commençant par les deux années de néo-titulaire dotées d’une décharge de service pour des compléments de formation.
La CGT appelle les personnels des ESPE, les stagiaires, les étudiant·es et les futurs étudiant·es, à se mobiliser massivement en vue de la journée nationale ESPE en lutte du lundi 12 novembre 2018.

Un préavis de grève a été déposé pour soutenir les initiatives locales.

Toutes et tous ensemble, refusons la destruction de la formation professionnelle et l’imposition d’une mobilité fonctionnelle ou géographique pour les personnels des ESPE.

Montreuil le 9 novembre 2018


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Brèves

Motion de soutien aux salariés de la Chapelle d’Arblay

mercredi 18 septembre

Les camarades de la CGT Educ’action Haute-Normandie réunis en Assemblée générale de rentrée le 16 septembre 2019 à Maromme expriment leur soutien aux salariés de la Chapelle Darblay, menacés de licenciement.
Dans le secteur privé, les fermetures de site et les plans de licenciement se multiplient. Dans les services publics, ce sont les suppressions de postes massives et la dégradation des conditions de travail.
De plus, la réforme des retraites est une attaque contre l’ensemble des salariés.

  • Zéro licenciement !
  • Non à la fermeture des sites !
  • Non à la casse des services publics !
  • Non à la réforme des retraites ! Luttons tous ensemble !

Motion adoptée à l’unanimité par l’AG des syndiqué-e-s CGT éduc’action Rouen

Fusion des académies : j’habite à Evreux, pourra-t-on me nommer à Cherbourg ?

vendredi 13 septembre

La lettre de cadrage pour la fusion des académies de Caen et Rouen certifiait que la gestion des personnels enseignants ne serait pas impacté jusqu’en 2022 (Mais en 2018 on nous jurait que la fusion n’était pas encore décidée). A en croire M. le Ministre, jusqu’à cette ce cas de figure n’existera pas. Mais après 2022 ça devient tout à fait possible pour les personnels du second degré. Le Rectorat a tout intérêt à ce que la souplesse et la mobilité des personnels soient maximales. Et avec l’affaiblissement du rôle des CAPA il sera encore plus compliqué d’influer sur les choix des services académiques, sans oublier que pour les contractuels ce « contrôle » est inexistant.

Une fusion des académies pour fermer des sections !

vendredi 13 septembre

Le Rectorat et la Région Normandie lancent la réflexion pour une nouvelle carte de formation à la rentrée de septembre 2020. Ca ne sent pas bon du tout ! L’académie et la région de Normandie auront, si nous ne faisons pas reculer le Ministère, le même périmètre au 1° janvier. Les filières de formation, frontalières pour le moment, ou seulement identiques, seront à la prochaine rentrée dans la même académie. Ce sera une très bonne excuse pour fusionner et fermer par ci par là et pour récupérer les postes.

Mac Do Neufchâtel en Bray veut licencier une militante syndicale CGT !

vendredi 6 juillet 2018

Suite à un entretien disciplinaire une syndiquée CGT depuis un mois au McDonald’s de Neufchatel en Bray a été mise à pieds à titre conservatoire avant que ne soit décidé un licenciement. Les vrais motifs de cette mise à pied : la distribution de tracts dans les restaurants de cette franchise (Dieppe, Yvetot et Neufchâtel en bray) mentionnant les acquis obtenus au restaurant d’Elbeuf (13e mois, prime trimestrielles, congés enfants malades, arbre de Noël ...), et la crainte que les salariés reprennent eux aussi ces revendications !
Rassemblement Dimanche 8 juillet 18h45 devant le Mac Donald de Neufchâtel en Bray.

Grève à l’hôpital psychiatrique Janet au Havre !

mercredi 20 juin 2018

A l’image des salariés de l’hôpital psychiatrique du Rouvray, les personnels grévistes de l’hôpital psychiatrique Janet du Havre ne lâchent pas le morceau. Ils exigent la venue de Mme Gardel, directrice de l’Agence régionale de santé, l’ouverture d’une nouvelle unité pour que les patients ne soient plus dans des lits supplémentaires avec la création de 50 postes pluridisciplinaires pour la faire fonctionner, la stagiarisation de tous les contractuels-les, l’arrêt de la polyvalence, l’embauche de médecins psychiatres titulaires. Rendez vous jeudi 21 à 8h45 à l’hôpital Flaubert pour une haie de déshonneur pour les administrateurs de l’hôpital, et le samedi 23 à 17h45 sur le parvis du printemps.
Soutenez les revendications en écrivant à Mme Gardel

RESF : une bonne nouvelle qui se concrétise enfin !

mardi 12 juin 2018

Mme Erdene, dont les enfants sont scolarisés au lycée de Déville-lès-Rouen et dans des écoles de Maromme, a reçu enfin son titre de séjour ; celui de son mari attend à la Préfecture, sauf imprévu.
Les bonnes nouvelles sur ce front sont si rares qu’il fallait en parler d’autant plus que pour d’autres familles, l’étau se resserre.
Mme Balogun - originaire du Nigéria et qui a une enfant scolarisée au collège de Maromme - s’est vu confirmer son OQTF par le Tribunal Administratif et France Terre d’Asile cherche à récupérer leur logement CADA en essayant de les en expulser.
La CGT Educ’action revendique la régularisation des lycéens majeurs et des parents d’élèves sans papiers.