Echos des luttes / été 2006

vendredi 27 octobre 2006
popularité : 4%

  • 25/8/2006 - Les 12 grévistes du magasin de frusques Fabio Lucci d’Alès (Gard) qui occupaient les locaux, demandant principalement salaires et conditions de travail et le départ d’un directeur sont sommés par jugement d’évacuer sous peine de 1.000 euros d’astreinte par jour.
  • 29/6/2006 - Les trois magasins parisiens Habitat ( ameublement) sont en grève, à l’avant-garde d’un mouvement des 24 magasins nationaux du 1er juillet, pour les salaires mais aussi contre un système de faux clients qui testent et notent les travailleurs.
  • 2/8/2006 - 50 travailleurs du groupe de confection Manoukian à Mercurol (Drôme) rachetée par un groupe américain, en grève pour les salaires. Un blessé dans un incident avec le piquet de grève. Reprise du traval après 48 h de grève avec 6% d’augmentation.
  • 28/7/2006 6 La loi du 12/7/1990 n’autorise le recours à l’intérim que pratiquement seulement dans deux cas : le remplacement d’un absent et pour un accroissement temporaire d’activité. Dans les faits, les patrons usent et abusent de ces “ facilités ” pour oeuvrer avec une force de travail à flux tendus. Souvent en toute impunité, le travailleur étant le plus souvent “ content ” de garder un boulot même précaire. PSA s’est fait pourtant épingler à plusieurs reprises devant les tribunaux. En avril dernier 4.400 travailleurs de l’automobile sur 100.000 étaient ainsi en “ précarité ”.
  • 6/6/2006 - Pour compléter les différentes pièces du puzzle organisant la précarité, comme pendant du CNE ( contrat nouvelle embauche) un contrat temporaire pour les vieux immédiatement baptisé CDE (contrat dernière embauche) permet aux patrons d’embaucher les vieux mis sur la touche avec des contrats temporaires à tarif réduit. Pour faciliter l’opération, le texte supprime la taxe spéciale sur les licenciements après 50 ans. Pour ceux qui à 57 ans seraient encore dans la galère du chômage, les patrons pourront offrir un contrat à durée déterminée de 18 mois renouvelable une fois ( comme par hasard ces 36 mois possibles correspondant à la durée limite d’indemnisation du chômage - 3 ans-. Pour inciter les vieux à se remettre au boulot le même texte prévoit des incitations pour les appâter avec des majorations de retraite et obtenir d’eux qu’ils prolongent leur”vie active” d’exploitation au-delà de 60 et 65 ans.
  • 4/8/2006 - Profitant d’une panne de chaudière en septembre 2005, le trust italien pétrochimique ENI ferme l’usine Polimeri près de Grenoble (Isère) : 240 travailleurs occupent l’usine depuis le 13 juillet dans l’espoir qu’un repreneur voudra bien les exploiter. Un jugement a ordonné de libérer les accès de l’usine mais pas l’évacuation. L’usine avec 800 tonnes d’un produit dangereux est “ mieux gardée par les salariés que par des maîtres chiens ” a déclaré le juge. Mais en fait c’est la CGT qui contrôle bien le site pour éviter une action style Cellatex qui dans l’environnement d’usines chimiques serait autrement plus percutante.
  • 10/8/2006 - Quand les capitalistes se battent, ce sont les travailleurs qui prennent les coups. La Métallerie Moderne (cadres de portes et fenêtres métalliques) est prise dans un imbroglio juridique sur une histoire de propriété alors que le carnet de commandes est bien garni. Moralité, 52 travailleurs trouvent porte close et pas de travail. Même situation pour 40 travailleurs de Malora Simeuble (ameublement) à Saulxure-les-Nancy ( Meurthe-et-Moselle), en liquidation judiciaire qui se battent pour en empêcher la fermeture.
  • 30/9/2006 - Montbéliard (Doubs), Hypermarché Leclerc.. 60 travailleurs ont été requis par la direction pour faire l’inventaire dans la nuit du 29 au 30 septembre. Survient un contrôle inopiné de l’inspection du travail. Alors que certains dirigeants paniqués retiennent les enquêteurs d’autres poussent tous les travailleurs présents, sous la menace, dans une réserve où ils sont enfermés dans le noir pendant plusieurs heures avec interdiction de parler et de téléphoner par portable. Les inspecteurs, au bout d’une demi-heure repartent bredouilles, mais méfiants s’installent à l’extérieur appuyés par un contingent de flics. Les travailleurs finissent par sortir par petits groupes, dûment catéchisés par les cadres. Certains mentent, d’autres craquent : infractions constatées sur les horaires de travail et les salaires. Mais la direction réplique en supprimant la prime d’intéressement tant que les “mouchards” auprès de l’inspection du travail ne se sont pas dénoncés. La petite guerre se poursuit ; des faits antérieurs sont exhumés comme plus de 150 licenciements abusifs en quatre ans et le harassement constant de ceux dont on veut se débarrasser .
  • 30/7/2006 - Pratiques courantes du capital - Faurecia, équipementier filiale de PSA ( 10.000 travailleurs sur 28 sites en Allemagne) est pris dans une histoire de pots de vin perçus ou versés par ses dirigeants pour avoir des contrats notamment avec Volkswagen.

Agenda

<<

2017

 

<<

Septembre

 

Aujourd'hui

LuMaMeJeVeSaDi
28293031123
45678910
11121314151617
18192021222324
2526272829301
Aucun évènement à venir les 3 prochains mois

Sites favoris


7 sites référencés dans ce secteur

Brèves

Moins de fonctionnaires et un statut attaqué :

vendredi 26 mai

120 000 fonctionnaires en moins mais un service public renforcé. Comme depuis 10 ans, le but est donc de faire mieux avec moins, ce qui impliquera, dans les faits, une baisse des services rendus aux usagers et une détérioration des conditions de travail des personnels. Pour cela, la recette managériale habituelle : autonomie des chef-fes de services, individualisation des carrières et des salaires. Bref, la concurrence entre les personnels et la division

CEPIC, AVEC LA CGT, ILS et ELLES ONT GAGNÉ !

mardi 18 avril

Au bout de 2 semaines de grève totale et de blocage du site, les salariés de CEPIC ont arraché vendredi 14 avril un très bon accord :

  • une augmentation de salaire avec un talon de 30 €
  • une prime exceptionnelle équivalent à un mois de salaire
  • une prime de chiffre d’affaires mensuelle

De fait, ces mesures salariales amènent les salariés de CEPIC au niveau des minima conventionnels, que l’employeur refuse depuis des années. La grève menée par les militants CGT de CEPIC, épaulés par la présence permanente de l’UL Sotteville St Etienne a rassemblé du premier au dernier jour 90 % des salariés.
L’UD 76 et la fédération Chimie ont organisé la solidarité sur le piquet : des dizaines de syndicats cgt sont venus régulièrement soutenir. La victoire des CEPIC, après la victoire des Legrand est une victoire pour toute la CGT. C’est la victoire de l’unité et de la solidarité.

Lutte gagnante : victoire pour les travailleurs sans papiers du Marché de Rungis

mercredi 12 avril

Après trois semaines de grève et d’occupation de la Tour Semmaris, les pressions sur les entreprises pour l’établissement des CERFA, les parties (Préfecture, Min de Rungis, CGT) se sont mis d’accord sur les points suivants :

  • établissement par les services préfectoraux de récépissés avec autorisation de travail pour l’ensemble des grévistes ;
  • dépôt des dossiers des 128 travailleurs sans papiers en préfecture du Val-de-Marne.

En conséquence, l’occupation de la Tour Semmaris a pris fin dimanche 9 avril 2017.

Cette victoire est incontestablement à mettre au crédit de la lutte, de la détermination des travailleurs sans papiers, des militants de la CGT et des nombreux et divers soutiens qui auront pu s’exprimer.

On bosse ici, on vit ici, on reste ici !

Montreuil, le 10 avril 2017

Les salariés de l’usine Legrand ont gagné !

mardi 28 mars

Cet après-midi, après 9 jours de grève et de blocage , la direction de l’usine Legrand de Malaunay a cédé devant la délégation CGT et FO, et face à la détermination des salariés qui ont gagné 41,61 euros d’augmentation par mois.
La solidarité a joué un rôle déterminant. Le patron, énervé par la détermination des grévistes qui tenaient bon a lâché : « oui je le sais, vous avez une cagnotte », en faisant référence au soutien financier des autres syndicats CGT et d’autres salariés présents le jeudi 23 Mars devant l’usine. La CGT éduc’action de l’académie de Rouen était porteuse ce jour là d’un message de soutien. BRAVO aux LEGRAND !

Déclarations CGT éduc’action de mars 2017

samedi 25 mars

Lutte gagnante chez SIDEL, près du Havre :

mardi 21 mars

Après des propositions au rabais suite aux négociations salariales annuelles, les salariés de Sidel (métallurgie) ont décidé de se mobiliser pour les salaires alors que les résultats de l’entreprise sont au beau fixe. Après 2 jours de débrayages, la direction a été obligée de revoir sa copie à la hausse. Ainsi, l’augmentation générale pour les non cadres est passée de 0,4% à 1%, Pour les cadres, c’est 1,6% d’augmentation individuelle. La prime de transport est améliorée de 3%, et la prime de vacances de 1000 euros est reconduite. 5000 euros de primes vont être versés aux salariés ainsi qu’un bonus. Le mercredi 8 mars l’assemblée générale a accepté le contenu des négociations et a repris le travail .

Mutations 2° degré : le rectorat ne veut pas communiquer les postes vacants !

samedi 18 mars

Les collègues qui participent au mouvement intra du second degré l’ont déjà remarqué : le rectorat ne communiquera pas les postes vacants, hors postes spécifiques. La raison invoquée d’un problème de calendrier ne tient pas la route. En effet, le CTA qui entérine les suppressions de postes a lieu le 24 Mars, et à la demande légitime des organisations syndicales, il est important que la période de saisie des voeux ne se fasse pas pendant les vacances. Mais cette excuse soulève pas mal de questions : pourquoi refuser de diffuser les postes vacants au moins pour quelques jours, après le 24 Mars ? Pourquoi ne pas avoir fixé les CTA et les groupes de travail préparatoires plus tôt ? Pourquoi ne pas laisser le serveur SIAM ouvert jusqu’au 7 avril ? Cette décision ressemble plus à un refus de communiquer les postes vacants, qu’à un simple problème de calendrier !

Non, tout ne va pas bien dans l’éducation !

jeudi 9 mars

Contrairement à ce que le gouvernement déclare la rentrée 2016 n’est pas bonne, et celle qui se prépare va être encore pire. Les effectifs de classe vont encore augmenter. En Seine-Maritime, en collège, 40 classes vont fermer pour 31 ouvertures. Et les ouvertures ne se font que quand les classes sont déjà pleines à craquer ! Les collèges sortant de l’éducation prioritaire figurent dans le top 5. La fermeture du collège Guy Môquet au Havre est en cours. Dans les lycées les effectifs de classe dépassent de plus en plus fréquemment la barrière déjà inadmissible de 35 élèves par classe. Dans le 1° degré, en Seine-Maritime, 97 classes vont fermer pour seulement 37 ouvertures. Et dans l’Eure, avec des fermetures plus nombreuses que les ouvertures il y aura 6 classes de moins.