Contre la remise en cause de la loi de séparation des églises et de l’état

Communiqué de la FERC CGT
jeudi 22 novembre 2018
par  Luc De Chivré
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D’après le journal L’Opinion, relayé par d’autres médias, Emmanuel Macron aurait le projet de modifier en profondeur la loi de 1905, visant à énoncer des critères de reconnaissances publiques des cultes (proposition de loi déposée le 17 octobre 2018 portant modernisation de la laïcité et des relations entre l’État et les cultes, par le député du Haut-Rhin Olivier Becht). Plus d’un tiers de la loi de Séparation des Églises et de l’État serait ainsi l’objet d’une réécriture, voire de suppression. Tout cela au prétexte de prévention des risques de radicalisation de certains courants religieux, notamment musulmans. En réalité, ce sont davantage de privilèges accordés à l’Église catholique qui sera la première bénéficiaire de cette tentative de destruction des fondamentaux de la loi de 1905, notamment l’article 2.

Rappelons que les articles 1 et 2 de la loi énoncent les principes fondamentaux : « La République assure la liberté de conscience […] » et « La République ne reconnaît, ne salarie ni ne subventionne aucun culte […] ».

Une reconnaissance publique des cultes, cela porte un nom : le Concordat. Or, la République, depuis 1905, ne reconnait aucun culte. Le Concordat, ce sont des subventions pour les cultes, une reconnaissance du droit des religions à intervenir dans la vie publique mais c’est aussi la possibilité d’un contrôle politique des croyances et des croyant·es par les pouvoirs publics. La déclaration des Droits de l’Homme et du Citoyen du 26 août 1789 puis la loi du 9 décembre 1905 ont rompu avec ces pratiques.

Si après le vote de la loi de 1905, il y a bien eu quelques ajustements nécessaires dans sa mise en œuvre, ceux-ci n’ont jamais remis en question le principe de Séparation des Églises et de l’État. Ce n’étaient que quelques ajustements à la marge.

La seule modification profonde de la loi de 1905 date du 25 décembre 1942 qui redonne à l’Église la capacité civile et testamentaire pour recevoir des dons et des legs défiscalisés et permet le financement public des travaux dans les bâtiments religieux. Les dispositions annoncées par Emmanuel Macron sont du même ordre. Une précédente mesure analogue avait déjà été retoquée par le Parlement il y a quelques temps sur la possibilité pour les religions de profiter financièrement de biens immobiliers.

La FERC CGT s’associe à l’appel de la Libre Pensée auprès des laïques et leurs associations, des démocrates et des républicain·es, du mouvement ouvrier et syndical, à s’unir dans des rassemblements laïques devant toutes les préfectures les 8 et 9 décembre 2018.

Montreuil le 21 novembre 2018


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Brèves

Ecoles Delaunay en action le 22 janvier 2020 pour revenir en REP+

jeudi 23 janvier

Lors de l’animation pédagogique du mercredi 22 janvier 2020 sur « les élèves à besoins particuliers », les enseignants ont rappelé leur exigence de classer les écoles maternelle Delaunay-Laurencin et élémentaire Sonia Delaunay de Dieppe (Val Druel) en REP+. En effet, elles sont sorties de l’Éducation Prioritaire en 2014 et ont été exclues des dispositifs REP et REP+ alors qu’elles répondent à tous les critères pour être classées en REP+. Son rang (64ème) au niveau académique la situe au même niveau que les écoles de REP+ du Havre ou de Rouen Nord.

Tous les enseignant·e·s des deux écoles sont venu·e·s avec un tee-shirt rappelant leur exigence et ont pris la parole en début d’animation. À l’issue de l’animation, l’urne était disponible pour pouvoir faire voter au référendum d’initiative populaire.

La CGT Éduc’action 76 soutient les collègues dans leurs actions.

Motion de soutien aux salariés de la Chapelle d’Arblay

mercredi 18 septembre 2019

Les camarades de la CGT Educ’action Haute-Normandie réunis en Assemblée générale de rentrée le 16 septembre 2019 à Maromme expriment leur soutien aux salariés de la Chapelle Darblay, menacés de licenciement.
Dans le secteur privé, les fermetures de site et les plans de licenciement se multiplient. Dans les services publics, ce sont les suppressions de postes massives et la dégradation des conditions de travail.
De plus, la réforme des retraites est une attaque contre l’ensemble des salariés.

  • Zéro licenciement !
  • Non à la fermeture des sites !
  • Non à la casse des services publics !
  • Non à la réforme des retraites ! Luttons tous ensemble !

Motion adoptée à l’unanimité par l’AG des syndiqué-e-s CGT éduc’action Rouen

Fusion des académies : j’habite à Evreux, pourra-t-on me nommer à Cherbourg ?

vendredi 13 septembre 2019

La lettre de cadrage pour la fusion des académies de Caen et Rouen certifiait que la gestion des personnels enseignants ne serait pas impacté jusqu’en 2022 (Mais en 2018 on nous jurait que la fusion n’était pas encore décidée). A en croire M. le Ministre, jusqu’à cette ce cas de figure n’existera pas. Mais après 2022 ça devient tout à fait possible pour les personnels du second degré. Le Rectorat a tout intérêt à ce que la souplesse et la mobilité des personnels soient maximales. Et avec l’affaiblissement du rôle des CAPA il sera encore plus compliqué d’influer sur les choix des services académiques, sans oublier que pour les contractuels ce « contrôle » est inexistant.

Une fusion des académies pour fermer des sections !

vendredi 13 septembre 2019

Le Rectorat et la Région Normandie lancent la réflexion pour une nouvelle carte de formation à la rentrée de septembre 2020. Ca ne sent pas bon du tout ! L’académie et la région de Normandie auront, si nous ne faisons pas reculer le Ministère, le même périmètre au 1° janvier. Les filières de formation, frontalières pour le moment, ou seulement identiques, seront à la prochaine rentrée dans la même académie. Ce sera une très bonne excuse pour fusionner et fermer par ci par là et pour récupérer les postes.

Mac Do Neufchâtel en Bray veut licencier une militante syndicale CGT !

vendredi 6 juillet 2018

Suite à un entretien disciplinaire une syndiquée CGT depuis un mois au McDonald’s de Neufchatel en Bray a été mise à pieds à titre conservatoire avant que ne soit décidé un licenciement. Les vrais motifs de cette mise à pied : la distribution de tracts dans les restaurants de cette franchise (Dieppe, Yvetot et Neufchâtel en bray) mentionnant les acquis obtenus au restaurant d’Elbeuf (13e mois, prime trimestrielles, congés enfants malades, arbre de Noël ...), et la crainte que les salariés reprennent eux aussi ces revendications !
Rassemblement Dimanche 8 juillet 18h45 devant le Mac Donald de Neufchâtel en Bray.