Lycée : des enseignements de spécialité soumis à la seule loi des moyens !

jeudi 20 décembre 2018
par  Luc De Chivré
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Le groupe de travail sur les spécialités en 1° générale a eu lieu le 20 décembre. Cette question est primordiale et va fortement influencer les DHG puisque les enseignements de spécialité concernent 12 h classe en première générale, et 15 à 18h pour la filière technologique. Le rectorat a certifié que l’offre était identique en volume par rapport à ce qui se faisait dans les lycées l’an dernier, mais n’a fourni aucun document permettant la moindre comparaison. Certains secteurs seront pourtant très démunis notamment pour les enseignements des spécialités artistiques : aucune spécialité musique sur Evreux et Verneuil, contrairement à l’offre qui existait au lycée Aristide Briand, et ce malgré la présence de 2 classes CHAM musique dans les collèges et du conservatoire ; pas de spécialité danse, musique ou théâtre sur Dieppe. Les spécialités à dominante artistique sont également rarement implantées dans les lycées qui accueillent un grand nombre d’’élèves venant de l’éducation prioritaire : aucune au lycée du Cailly, ni à Schuman Perret, ni à Buisson sur Elbeuf, une seule au lycée les Bruyères. Autant de choix qui posent de vraies questions. Devant nos interrogations, le Rectorat n’a bien souvent que deux réponses à sa disposition : aucune demande n’a été remontée par les chefs d’établissement et/ou on doit faire avec les moyens dont on dispose. C’est évidemment ce qui manque cruellement.
Au final seuls 11,9 % des lycées généraux et technologiques offrent 10 enseignements de spécialité. Même si les enseignements de spécialités scientifiques (maths, SVT, Sciences physiques) sont présents dans tous les établissements, ce n’est pas le cas pour les autres. Concernant les spécialités de langue vivante (LLCE) les documents n’indiquaient pas la langue qui serait enseignée. Le choix devrait être fait par les proviseurs, ce qui veut dire que rien ne garantit qu’elle sera bien répartie sur l’académie.
La question sur les possibilités pour les élèves de changer de lycée, ou d’être inscrit dans deux lycées pour pouvoir suivre un enseignement de spécialité de son choix est restée lettre morte. Des établissements proches pourront se mettre en réseau pour que les jeunes puissent obtenir des dérogations et avoir la possibilité de changer d’établissement, ou bien pour que les emplois du temps soient préparés en commun pour permettre aux lycéens de jongler entre deux établissements. Mais tout ça n’est pas encore prêt, et on ne sait pas quand et si ce sera prêt un jour.
Pour finir, on peut se demander l’intérêt d’un tel groupe de travail puisque toutes les propositions du soit disant projet de carte des enseignements de spécialité ont déjà été mises en ligne pour les jeunes et leurs parents. Rien ne semble devoir bouger, si ce n’est pour réduire encore l’offre en septembre lors des réajustements faits par les chefs d’établissement en fonction du nombre d’inscrits. Et rien n’est « définitif » : toutes les cartes seront rebattues pour la rentrée 2020. Le Rectorat se garde malgré tout une porte de sortie en affirmant que c’est au Comité Technique Académique du 15 janvier que la carte sera rendue officielle. Craint-il des mobilisations d’établissements qui le forceraient à des ouvertures plus nombreuses ? En tout cas, nous, on l’espère !



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Brèves

Fusion des académies : j’habite à Evreux, pourra-t-on me nommer à Cherbourg ?

vendredi 13 septembre

La lettre de cadrage pour la fusion des académies de Caen et Rouen certifiait que la gestion des personnels enseignants ne serait pas impacté jusqu’en 2022 (Mais en 2018 on nous jurait que la fusion n’était pas encore décidée). A en croire M. le Ministre, jusqu’à cette ce cas de figure n’existera pas. Mais après 2022 ça devient tout à fait possible pour les personnels du second degré. Le Rectorat a tout intérêt à ce que la souplesse et la mobilité des personnels soient maximales. Et avec l’affaiblissement du rôle des CAPA il sera encore plus compliqué d’influer sur les choix des services académiques, sans oublier que pour les contractuels ce « contrôle » est inexistant.

Une fusion des académies pour fermer des sections !

vendredi 13 septembre

Le Rectorat et la Région Normandie lancent la réflexion pour une nouvelle carte de formation à la rentrée de septembre 2020. Ca ne sent pas bon du tout ! L’académie et la région de Normandie auront, si nous ne faisons pas reculer le Ministère, le même périmètre au 1° janvier. Les filières de formation, frontalières pour le moment, ou seulement identiques, seront à la prochaine rentrée dans la même académie. Ce sera une très bonne excuse pour fusionner et fermer par ci par là et pour récupérer les postes.

Mac Do Neufchâtel en Bray veut licencier une militante syndicale CGT !

vendredi 6 juillet 2018

Suite à un entretien disciplinaire une syndiquée CGT depuis un mois au McDonald’s de Neufchatel en Bray a été mise à pieds à titre conservatoire avant que ne soit décidé un licenciement. Les vrais motifs de cette mise à pied : la distribution de tracts dans les restaurants de cette franchise (Dieppe, Yvetot et Neufchâtel en bray) mentionnant les acquis obtenus au restaurant d’Elbeuf (13e mois, prime trimestrielles, congés enfants malades, arbre de Noël ...), et la crainte que les salariés reprennent eux aussi ces revendications !
Rassemblement Dimanche 8 juillet 18h45 devant le Mac Donald de Neufchâtel en Bray.

Grève à l’hôpital psychiatrique Janet au Havre !

mercredi 20 juin 2018

A l’image des salariés de l’hôpital psychiatrique du Rouvray, les personnels grévistes de l’hôpital psychiatrique Janet du Havre ne lâchent pas le morceau. Ils exigent la venue de Mme Gardel, directrice de l’Agence régionale de santé, l’ouverture d’une nouvelle unité pour que les patients ne soient plus dans des lits supplémentaires avec la création de 50 postes pluridisciplinaires pour la faire fonctionner, la stagiarisation de tous les contractuels-les, l’arrêt de la polyvalence, l’embauche de médecins psychiatres titulaires. Rendez vous jeudi 21 à 8h45 à l’hôpital Flaubert pour une haie de déshonneur pour les administrateurs de l’hôpital, et le samedi 23 à 17h45 sur le parvis du printemps.
Soutenez les revendications en écrivant à Mme Gardel

RESF : une bonne nouvelle qui se concrétise enfin !

mardi 12 juin 2018

Mme Erdene, dont les enfants sont scolarisés au lycée de Déville-lès-Rouen et dans des écoles de Maromme, a reçu enfin son titre de séjour ; celui de son mari attend à la Préfecture, sauf imprévu.
Les bonnes nouvelles sur ce front sont si rares qu’il fallait en parler d’autant plus que pour d’autres familles, l’étau se resserre.
Mme Balogun - originaire du Nigéria et qui a une enfant scolarisée au collège de Maromme - s’est vu confirmer son OQTF par le Tribunal Administratif et France Terre d’Asile cherche à récupérer leur logement CADA en essayant de les en expulser.
La CGT Educ’action revendique la régularisation des lycéens majeurs et des parents d’élèves sans papiers.

Fusion des académies : où en est on ?

mardi 12 juin 2018

En janvier, Mr le Recteur des académies de Rouen et de Caen nous assurait que la fusion des deux académies n’était pas décidée et qu’elle dépendrait de l’évaluation qui serait rendue fin mars, début avril. Il était malgré tout resté bien silencieux lorsque nous lui avions dit qu’il était impossible d’évaluer un processus de fusion en 5 mois (l’expérimentation a officiellement début en novembre), et notamment les conséquences sur les conditions de travail des personnels et les conditions d’enseignement, et que nous étions convaincus que cette évaluation serait bidon et que la fusion était déjà actée officieusement. Depuis, aucune nouvelle de cette évaluation, ni de la décision du Ministère qui devait tomber à la suite de l’évaluation. Mais cela n’est pas vraiment plus rassurant. Les organisations syndicales et les personnels avaient déjà été mis devant le fait accompli en septembre en apprenant seulement à la rentrée qu’une expérimentation était menée sur les académies de Rouen et de Caen. Et le Ministère ne compte pas lâcher de sitôt son projet de fusionner des académies qui sera une véritable manne pour supprimer des postes d’administratifs en fusionnant des services et des formations.