Grèce : six semaines de grève des enseignants

dimanche 5 novembre 2006
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Les enseignants de Grèce sont en grève depuis six semaines. C’est leur plus grande mobilisation depuis 30 ans. Et leur mouvement jouit d’un soutien social sans précédent.

Tout a commencé en septembre. Face aux problèmes de sous financement et de manque de personnel, résultant des attaques consécutives contre l’enseignement, la Fédération des enseignants (DOE) a lancé la grève.

Chaque semaine, les enseignants organisent des manifestations nationales et des concerts dans toutes les grandes villes du pays. Ils mènent la lutte dans chaque établissement scolaire avec succès (80% de participation), mais sans aucune réaction de la part du gouvernement. Sauf que celui-ci les traite de « perturbateurs », de « jusqu’auboutistes » ou leur envoie, presque chaque semaine, les forces de l’ordre pour les tabasser.

Après six semaines, les enseignants commencent à s’essouffler. Jeudi passé, lors d’une rencontre avec les étudiants, un représentant des enseignants déclarait : « Il serait nécessaire d’avoir un mouvement comme celui des étudiants qui, de mai à juillet, ont occupé les universités et hautes écoles contre les reformes de l’enseignement supérieur. C’est ainsi qu’on pourrait donner un vrai coup de poing auMinistère de l’Enseignement et à sa politique néolibérale, mais aussi un coup de pouce à notre mouvement »

Il est compréhensible que les enseignants soient fatigués. Pourtant, malgré la campagne de diffamation de la part des chaînes de télévision privées, des sondages1, menés par ces mêmes chaînes, montrent que 70% de la population soutient leur cause et que plus de 60% des personnes interrogées se retrouvent dans leurs revendications (voir cadre).

Le soutien social se traduit par une large participation des travailleurs d’autres secteurs (secteur public, professeurs d’université, etc.) à toutes les actions. Mais la plus grande preuve de ce soutien est le mouvement des élèves du secondaire déclenché la semaine dernière2. Même si ce mouvement a des fondements propres (réaction à la restructuration du secondaire), il est complémentaire à celui des enseignants. À côté des occupations d’établissements scolaires (630 établissements occupés dans le pays), les élèves participent aux appels de la Fédération des Enseignants.

Dans les universités, le mouvement n’est pas encore lancé, car les étudiants doivent encore rattraper la session de juin, annulée suite aux occupations demai à juillet. Des assemblées générales sont prévues dans certaines facultés. Il faudra encore patienter pour voir si l’étincelle demai à juillet, qui avait allumé le feu du mouvement des enseignants, va nourrir à nouveau ce feu par de nouvelles forces.


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Brèves

Ecoles Delaunay en action le 22 janvier 2020 pour revenir en REP+

jeudi 23 janvier

Lors de l’animation pédagogique du mercredi 22 janvier 2020 sur « les élèves à besoins particuliers », les enseignants ont rappelé leur exigence de classer les écoles maternelle Delaunay-Laurencin et élémentaire Sonia Delaunay de Dieppe (Val Druel) en REP+. En effet, elles sont sorties de l’Éducation Prioritaire en 2014 et ont été exclues des dispositifs REP et REP+ alors qu’elles répondent à tous les critères pour être classées en REP+. Son rang (64ème) au niveau académique la situe au même niveau que les écoles de REP+ du Havre ou de Rouen Nord.

Tous les enseignant·e·s des deux écoles sont venu·e·s avec un tee-shirt rappelant leur exigence et ont pris la parole en début d’animation. À l’issue de l’animation, l’urne était disponible pour pouvoir faire voter au référendum d’initiative populaire.

La CGT Éduc’action 76 soutient les collègues dans leurs actions.

Motion de soutien aux salariés de la Chapelle d’Arblay

mercredi 18 septembre 2019

Les camarades de la CGT Educ’action Haute-Normandie réunis en Assemblée générale de rentrée le 16 septembre 2019 à Maromme expriment leur soutien aux salariés de la Chapelle Darblay, menacés de licenciement.
Dans le secteur privé, les fermetures de site et les plans de licenciement se multiplient. Dans les services publics, ce sont les suppressions de postes massives et la dégradation des conditions de travail.
De plus, la réforme des retraites est une attaque contre l’ensemble des salariés.

  • Zéro licenciement !
  • Non à la fermeture des sites !
  • Non à la casse des services publics !
  • Non à la réforme des retraites ! Luttons tous ensemble !

Motion adoptée à l’unanimité par l’AG des syndiqué-e-s CGT éduc’action Rouen

Fusion des académies : j’habite à Evreux, pourra-t-on me nommer à Cherbourg ?

vendredi 13 septembre 2019

La lettre de cadrage pour la fusion des académies de Caen et Rouen certifiait que la gestion des personnels enseignants ne serait pas impacté jusqu’en 2022 (Mais en 2018 on nous jurait que la fusion n’était pas encore décidée). A en croire M. le Ministre, jusqu’à cette ce cas de figure n’existera pas. Mais après 2022 ça devient tout à fait possible pour les personnels du second degré. Le Rectorat a tout intérêt à ce que la souplesse et la mobilité des personnels soient maximales. Et avec l’affaiblissement du rôle des CAPA il sera encore plus compliqué d’influer sur les choix des services académiques, sans oublier que pour les contractuels ce « contrôle » est inexistant.

Une fusion des académies pour fermer des sections !

vendredi 13 septembre 2019

Le Rectorat et la Région Normandie lancent la réflexion pour une nouvelle carte de formation à la rentrée de septembre 2020. Ca ne sent pas bon du tout ! L’académie et la région de Normandie auront, si nous ne faisons pas reculer le Ministère, le même périmètre au 1° janvier. Les filières de formation, frontalières pour le moment, ou seulement identiques, seront à la prochaine rentrée dans la même académie. Ce sera une très bonne excuse pour fusionner et fermer par ci par là et pour récupérer les postes.

Mac Do Neufchâtel en Bray veut licencier une militante syndicale CGT !

vendredi 6 juillet 2018

Suite à un entretien disciplinaire une syndiquée CGT depuis un mois au McDonald’s de Neufchatel en Bray a été mise à pieds à titre conservatoire avant que ne soit décidé un licenciement. Les vrais motifs de cette mise à pied : la distribution de tracts dans les restaurants de cette franchise (Dieppe, Yvetot et Neufchâtel en bray) mentionnant les acquis obtenus au restaurant d’Elbeuf (13e mois, prime trimestrielles, congés enfants malades, arbre de Noël ...), et la crainte que les salariés reprennent eux aussi ces revendications !
Rassemblement Dimanche 8 juillet 18h45 devant le Mac Donald de Neufchâtel en Bray.