Absurdité du PPCR, heures supp obligatoires : nos élus.e.s certifié.e.s prennent position en CAPA

lundi 4 mars 2019
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Déclaration de nos élu.e.s lors de la CAPA des professeur.e.s certifié.e.s

Monsieur le Recteur, Mesdames et Messieurs les membres de la CAPA,

Depuis le 1er septembre 2017, tous les personnels ont été reclassé-e-s en application des nouvelles grilles indiciaires prévues par le Protocole PPCR dont l’objectif, mis en introduction sur la page dédiée du site www.fonction-publique.gouv, était de « mieux reconnaître l’engagement des fonctionnaires [...] en revalorisant leurs grilles indiciaires et en améliorant leurs perspectives de carrière. ».
Passons sur la formulation de « reclassement des personnels », à laquelle nous préférerions celle du reclassement de leur échelon de rémunération.
Suite à l’application des 30% de promus parmi les promouvables à l’avancement à la cadence accélérée, pourcentage prévu par le décret – et par le refus des gouvernements successifs de financer les services publics à hauteur des besoins -, nous constatons dans les promotions qui nous (pré)occupent aujourd’hui, la reconnaissance de l’engagement des seul-e-s collègues ayant obtenu l’avis « excellent » - à l’exception de 6 d’entre eux/elles cependant, qui n’accéderont pas au 9e échelon de façon accélérée - , alors que les collègues ayant obtenu l’avis « très satisfaisant » constituent peu ou prou la moitié de chaque contingent de promouvables ! Comment expliquer à ces derniers que finalement, un avis « très satisfaisant » n’améliore pas les perspectives de carrière ? Par la nouvelle « école de la confiance », si chère à M. Blanquer ?
Dans le système de rémunération antérieur au PPCR, la majorité des collègues avançaient au Choix et il y avait plus de promu-e-s au Grand Choix qu’à l’Ancienneté. Désormais, il y a plus de perdants que de gagnants dans la cadence d’avancement, à commencer par les jeunes collègues qui parviennent au 4e échelon deux ans plus tard que précédemment.
Nous y voyons donc, n’en déplaise à M. le Ministre, la persistance d’une infantilisation des personnels - doublée, ici, d’une mascarade -, personnels qui, après avoir réussi un âpre concours où, par définition, leurs savoirs et savoir-faire ne furent mesurés que comparativement à ceux des autres candidat-e-s, et donc pas intrinsèquement, continuent à subir la même logique tout au long de leur parcours professionnel.
Pour autant, la CGT Educ’Action n’est toujours pas favorable à l’avancement au mérite – et d’autant moins quand les dés sont de toute façon pipés - ; elle a au contraire toujours revendiqué un avancement unique, au rythme le plus rapide pour tou-te-s, en s’opposant donc à la mise en place du PPCR.

Le gouvernement et son zélé représentant voudraient nous faire croire qu’une seconde HSA imposée serait LA solution à la déperdition du pouvoir d’achat des enseignant-e-s. Cette nouveauté n’est bien sûr un avantage que pour l’employeur - car cette augmentation des HSA détruit toujours plus de postes et impose des services partagés aux enseignants, - et un leurre dans une vision à court terme qui occulte la dégradation des conditions de départ à la retraite ainsi préparées. De plus, l’application de cette seconde HSA non-refusable est déjà faite et anticipée dans les DHG des collèges, lycées généraux et lycées professionnels sans que le décret soit publié. Cela en dit long sur les méthodes du ministère de l’Éducation nationale.
Le gouvernement choisit l’austérité contre une politique ambitieuse de réduction du chômage et d’amélioration des conditions de travail des élèves et de leurs enseignant-e-s. Au moins 2650 postes supprimés dans le second degré, dont une grande partie à cause de l’augmentation des HSA, recours massif aux emplois précaires, réforme du lycée, réforme du bac, réforme du lycée professionnel, loi de l’école de la confiance, fusion des académies de Caen et de Rouen maintenue, création de postes largement insuffisante dans le premier degré pour dédoubler les classes de CP et CE1 en REP et REP+ mais aussi pour effectuer des ouvertures là où c’est nécessaire hors éducation prioritaire, ce qui entraîne un retrait massif de postes ailleurs : la CGT Educ’action continue à refuser fermement cette politique d’austérité, libérale et régressive et appelle l’ensemble des personnels de l’Éducation nationale à s’y opposer collectivement par l’action et par la grève dans les semaines à venir.


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Brèves

Mouvement 2019 des personnels ATSS :

samedi 22 décembre 2018

Mouvement inter-académique des AAE et des SAENES :
La saisie des voeux doit se faire du 11 décembre 2018 au 8 janvier 2019. La CAPN des SAENES aura lieu le 19 mars 2019, et celle des AAE le 21 mars 2019.

Mouvement à gestion déconcentrés ADJAENES
la pré-inscription se fera du 10 janvier 2019 au 7 février 2019. Le reste du calendrier sera en fonction des académies demandées.

Mouvement à gestion déconcentrés des ATRF
la pré-inscription se fera du 10 janvier 2019 au 7 février 2019. Le reste du calendrier sera en fonction des académies demandées.

La pédagogie Nutella ou le collège 2016... vu à la TV !

lundi 20 avril 2015

La réforme du collège 2016 agite le Landerneau enseignant depuis quelques semaines. Elle inquiète aussi à juste titre les parents qui se demandent bien ce que ledit collège réformé fera avec leur progéniture.

Pour rassurer tout le monde, la télévision publique nous montre à quoi ressemblera le collège 2016, dans deux reportages successifs. En effet, le collège réformé s’inspire de dispositifs innovants qui existent déjà dans quelques établissements expérimentaux.

Alors savourons cet avant-goût du collège nouveau...

Lire la suite sur le site La Vie Moderne

Chatel : « Certaines mesures vont dans le bon sens »

lundi 20 avril 2015

C’est le spécialiste des réformes destructrices Chatel qui ont mis à mal le lycée général et liquidé la voie STI qui nous le dit.
On constate facilement où Vallaud-Belkacem trouve son inspiration !

« Que les conservateurs tombent les masques ! »

lundi 20 avril 2015

Voici le titre de l’interview de Vallaud-Belkacem au très réactionnaire journal Le Point.
Notre seule réponse à NVB : « Que les néo-libéraux tombent également le masque ! »

4 pages spécial Retraités de la FERC

samedi 31 août 2013

Au sommaire : Conférence de l’UFR... les retraités à l’offensive ! - Quelle UFR, quelle structure ? - Place des retraités dans la CGT - Continuité syndicale et renforcement - Impressions croisées
Télécharger le 4 pages

Au sujet des dépenses scolaires…

jeudi 22 août 2013

Chaque année, à l’approche de la rentrée, on retrouve dans les médias des articles plus ou moins bien renseignés sur les « dépenses de la rentrée des classes ». Je les parcours toujours avec un peu d’agacement quand ils mettent en avant les nouveaux cartables, les vêtements, les classeurs, les crayons et les compas, les garderies et les cantines.
Parler de ces frais là, c’est évoquer l’arbre pour cacher la forêt. Les cartables et les compas durent facilement plusieurs années et les vêtements ne me semblent pas être une dépense scolaire : mes filles iraient-elles nues si l’école n’existait pas ? Idem pour la cantine : il faut manger même en dehors de l’obligation scolaire. Admettons pour la garderie des petits. Ce qui m’interpelle, ce sont les frais dont on parle moins et qui pourtant jalonnent bien le parcours scolaire des jeunes.
Lire la suite sur le site de l’Ecole démocratique

Ecole élémentaire : en France, le nombre d’élèves par enseignant supérieur à la moyenne OCDE (Depp)

vendredi 16 août 2013

Selon la revue « L’Éducation natio­nale en chiffres » de la Depp, le taux d’encadrement dans les écoles élémen­taires fran­çaises se situe en des­sous de la moyenne des pays de l’OCDE.
Le taux d’encadrement dans les écoles élémen­taires fran­çaises est en des­sous de la moyenne des pays de l’OCDE, selon la revue « L’Éducation natio­nale en chiffres » éditée par la Depp et parue en juillet 2013.
Dans les pays de l’OCDE, le nombre moyen d’élèves par ensei­gnant était à ce niveau de 15,4, en 2011 contre 18,4 en moyenne en France.

Loire-Atlantique / Rythmes : lettre ouverte des UD CGT, FO, FSU et Solidaires au DASEN et aux 26 maires de Loire-Atlantique appliquant la réforme en 2013

samedi 29 juin 2013

Depuis plusieurs mois, nos organisations syndicales ne cessent de dénoncer la précipitation et les dangers contenus dans la réforme des rythmes scolaires. Si les appréciations de nos syndicats respectifs peuvent diverger sur l’analyse de la loi Peillon et de son volet sur les rythmes scolaires, cela ne nous empêche en rien de partager nombre de points de vue sur les effets néfastes de cette réforme. Les propos volontaristes des municipalités ayant décidé de s’engager dès septembre 2013 dans la mise en œuvre du pan de réforme sur les rythmes ne résistent pas à un l’examen pragmatique. Pour notre part cette réforme relève plus d’un projet politique portant sur la territorialisation de l’École que sur les effets bénéfiques pour les enfants et les familles.
L’intention gouvernementale affiche une volonté de servir la réussite scolaire des élèves. Nous pensons qu’il y a loin du discours à une réalité qui malmène aussi les personnels concourant aux rythmes éducatifs des enfants. Les campagnes de communication politiciennes ne peuvent dissimuler les malaises grandissant autour de la rentrée 2013 précipitée.
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