Décrets de 1950 : Retrait immédiat du projet de décret !

lundi 6 novembre 2006
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Réuni à Quiberon du 18 au 20 octobre 2006, notre Conseil National confirme la nécessité de donner des prolongements à la grève du 28 septembre. Non seulement les raisons qui ont motivé cette journée demeurent, mais G. de Robien en rajoute avec ses projets de modifications des décrets de 1950 et de tous les statuts particuliers des enseignants du second degré.

Cette mesure concerne, dans l’immédiat, la récupération de 2 780 emplois. A terme, elle vise à casser les statuts, à faire travailler plus en flexibilisant et allongeant le temps de travail. Elle aura des répercussions sur les conditions d’exercice, sur les missions et donc...
L’enjeu est d’importance.

Il s’agit de notre charge et de notre temps de travail. Refusant tout alourdissement de ceux-ci, nous en revendiquons, au contraire, leur diminution. Contraindre le ministre à abandonner ce projet et à ouvrir des négociations implique une mobilisation d’ampleur des personnels. Pour convaincre, notre démarche doit, dans chaque établissement, s’appuyer sur une large information et un débat collectif.

Il s’agit de donner à chacun les moyens de l’analyse et de la perception de ce qui est en jeu afin de décider ensemble du niveau d’action nécessaire qui, pour nous, se situe d’ores et déjà par la mise en perspective de la grève.

Certes, nous sommes dans un contexte où les problèmes revendicatifs sont nombreux (emploi, statuts, mais aussi apprentissage junior, collèges « ambition réussite », conseil pédagogique, note de vie scolaire, direction d’école et recrutement de 50 000 emplois vie scolaire aux conditions plus précaires, remplacement, journée de solidarité…) mais où nous pouvons, pour certains d’entre eux, ouvrir des espaces d’intervention collective dans les établissements.

Parce que pour des millions de salariés et de retraités le pouvoir d’achat est un sujet particulièrement sensible, les fédérations CGT, CGC, FO, FSU et UNSA ont décidé d’une campagne de cartes-pétition (cf sites : www.ugff.cgt.fr et www.unsen.cgt.fr) qui seront remises au ministère de la Fonction publique le 30 novembre. L’objectif est d’en collecter un minimum de 100 000. L’ambition est de haut niveau mais atteignable pour peu que chacun s’approprie cedispositif et mène la « récolte » de ces pétitions jusqu’à son terme.

Par ailleurs, notre Conseil a rappellé son exigence pour chaque enfant, chaque jeune résidant en France, le droit à une éducation et à une formation et a réaffirmé sa solidarité avec tous ceux qui sont engagés dans des actions visant à faire respecter ce principe. Il appelle syndiqués et personnels à la vigilance et à la mobilisation pour empêcher toutes les expulsions de familles sans papiers et leurs enfants scolarisés.

Téléchargez le 8 pages spécial de l’UNSEN sur les décrets de 1950


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Brèves

Moins de fonctionnaires et un statut attaqué :

vendredi 26 mai

120 000 fonctionnaires en moins mais un service public renforcé. Comme depuis 10 ans, le but est donc de faire mieux avec moins, ce qui impliquera, dans les faits, une baisse des services rendus aux usagers et une détérioration des conditions de travail des personnels. Pour cela, la recette managériale habituelle : autonomie des chef-fes de services, individualisation des carrières et des salaires. Bref, la concurrence entre les personnels et la division

CEPIC, AVEC LA CGT, ILS et ELLES ONT GAGNÉ !

mardi 18 avril

Au bout de 2 semaines de grève totale et de blocage du site, les salariés de CEPIC ont arraché vendredi 14 avril un très bon accord :

  • une augmentation de salaire avec un talon de 30 €
  • une prime exceptionnelle équivalent à un mois de salaire
  • une prime de chiffre d’affaires mensuelle

De fait, ces mesures salariales amènent les salariés de CEPIC au niveau des minima conventionnels, que l’employeur refuse depuis des années. La grève menée par les militants CGT de CEPIC, épaulés par la présence permanente de l’UL Sotteville St Etienne a rassemblé du premier au dernier jour 90 % des salariés.
L’UD 76 et la fédération Chimie ont organisé la solidarité sur le piquet : des dizaines de syndicats cgt sont venus régulièrement soutenir. La victoire des CEPIC, après la victoire des Legrand est une victoire pour toute la CGT. C’est la victoire de l’unité et de la solidarité.

Lutte gagnante : victoire pour les travailleurs sans papiers du Marché de Rungis

mercredi 12 avril

Après trois semaines de grève et d’occupation de la Tour Semmaris, les pressions sur les entreprises pour l’établissement des CERFA, les parties (Préfecture, Min de Rungis, CGT) se sont mis d’accord sur les points suivants :

  • établissement par les services préfectoraux de récépissés avec autorisation de travail pour l’ensemble des grévistes ;
  • dépôt des dossiers des 128 travailleurs sans papiers en préfecture du Val-de-Marne.

En conséquence, l’occupation de la Tour Semmaris a pris fin dimanche 9 avril 2017.

Cette victoire est incontestablement à mettre au crédit de la lutte, de la détermination des travailleurs sans papiers, des militants de la CGT et des nombreux et divers soutiens qui auront pu s’exprimer.

On bosse ici, on vit ici, on reste ici !

Montreuil, le 10 avril 2017

Les salariés de l’usine Legrand ont gagné !

mardi 28 mars

Cet après-midi, après 9 jours de grève et de blocage , la direction de l’usine Legrand de Malaunay a cédé devant la délégation CGT et FO, et face à la détermination des salariés qui ont gagné 41,61 euros d’augmentation par mois.
La solidarité a joué un rôle déterminant. Le patron, énervé par la détermination des grévistes qui tenaient bon a lâché : « oui je le sais, vous avez une cagnotte », en faisant référence au soutien financier des autres syndicats CGT et d’autres salariés présents le jeudi 23 Mars devant l’usine. La CGT éduc’action de l’académie de Rouen était porteuse ce jour là d’un message de soutien. BRAVO aux LEGRAND !

Déclarations CGT éduc’action de mars 2017

samedi 25 mars

Lutte gagnante chez SIDEL, près du Havre :

mardi 21 mars

Après des propositions au rabais suite aux négociations salariales annuelles, les salariés de Sidel (métallurgie) ont décidé de se mobiliser pour les salaires alors que les résultats de l’entreprise sont au beau fixe. Après 2 jours de débrayages, la direction a été obligée de revoir sa copie à la hausse. Ainsi, l’augmentation générale pour les non cadres est passée de 0,4% à 1%, Pour les cadres, c’est 1,6% d’augmentation individuelle. La prime de transport est améliorée de 3%, et la prime de vacances de 1000 euros est reconduite. 5000 euros de primes vont être versés aux salariés ainsi qu’un bonus. Le mercredi 8 mars l’assemblée générale a accepté le contenu des négociations et a repris le travail .

Mutations 2° degré : le rectorat ne veut pas communiquer les postes vacants !

samedi 18 mars

Les collègues qui participent au mouvement intra du second degré l’ont déjà remarqué : le rectorat ne communiquera pas les postes vacants, hors postes spécifiques. La raison invoquée d’un problème de calendrier ne tient pas la route. En effet, le CTA qui entérine les suppressions de postes a lieu le 24 Mars, et à la demande légitime des organisations syndicales, il est important que la période de saisie des voeux ne se fasse pas pendant les vacances. Mais cette excuse soulève pas mal de questions : pourquoi refuser de diffuser les postes vacants au moins pour quelques jours, après le 24 Mars ? Pourquoi ne pas avoir fixé les CTA et les groupes de travail préparatoires plus tôt ? Pourquoi ne pas laisser le serveur SIAM ouvert jusqu’au 7 avril ? Cette décision ressemble plus à un refus de communiquer les postes vacants, qu’à un simple problème de calendrier !

Non, tout ne va pas bien dans l’éducation !

jeudi 9 mars

Contrairement à ce que le gouvernement déclare la rentrée 2016 n’est pas bonne, et celle qui se prépare va être encore pire. Les effectifs de classe vont encore augmenter. En Seine-Maritime, en collège, 40 classes vont fermer pour 31 ouvertures. Et les ouvertures ne se font que quand les classes sont déjà pleines à craquer ! Les collèges sortant de l’éducation prioritaire figurent dans le top 5. La fermeture du collège Guy Môquet au Havre est en cours. Dans les lycées les effectifs de classe dépassent de plus en plus fréquemment la barrière déjà inadmissible de 35 élèves par classe. Dans le 1° degré, en Seine-Maritime, 97 classes vont fermer pour seulement 37 ouvertures. Et dans l’Eure, avec des fermetures plus nombreuses que les ouvertures il y aura 6 classes de moins.