Pourquoi la CGT Éduc’action refuse de participer aux comités de suivi des réformes

mercredi 2 octobre 2019
par  François-Xavier Durand
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Les personnels du ministère de l’Éducation se sont mobilisés tout au long de l’année scolaire 2018/2019 contre des réformes qui façonnent notre école en accentuant le tri social et qui génèrent une perte de sens de nos métiers.

La CGT Éduc’action a pris ses responsabilités en appelant nos collègues à se mobiliser contre la réforme de la voie professionnelle, puis contre la réforme du lycée.

Au mois de décembre plusieurs centaines de lycées ont été bloqués et s’en ai suivi une répression policière disproportionnée contre nos élèves.
Au printemps 2019, le rejet de la loi « pour une école de la confiance » a généré une lutte dont l’ampleur considérable, en particulier dans le premier degré contre notamment la création des EPSF, a forcé le ministre à renoncer, à la mise en place d’un tel dispositif, au moins temporairement.

Au mois de juin les personnels des lycées et des lycées professionnels ont mené une mobilisation exceptionnelle contre les réformes Blanquer, qui a abouti à des appels à la grève de l’intersyndicale du second degré pendant les corrections du bac.
Les menaces disciplinaires et financières du ministre ont même attisé la colère de beaucoup de nos collègues.
Ce mouvement a été suffisamment fort pour perturber de façon significative la session 2019.

Depuis la rentrée, le ministre tente de communiquer sur sa volonté de renouer le dialogue avec les personnels et avec leurs organisations syndicales, mais cela ne s’est traduit pour l’instant, par aucune inflexion de sa politique.
La mise en place de comités de suivi pour assurer le déploiement de réformes que nous combattons, conduirait paradoxalement les organisations syndicales à participer à la mise en œuvre de réformes dont elles demandent l’abrogation.
Les missions définies par le ministre sont à ce titre explicite puisqu’il s’agit « d’observer l’effectivité et la qualité du déploiement » des réformes et « d’identifier les bonnes pratiques… »

La CGT Éduc’action s’est prononcée sans ambiguïté contre toute participation à un processus qui ne peut être qu’une opération de communication du ministre, alors qu’il refuse depuis le début toute réelle concertation et que son seul recul sur les EPSF ne s’est fait qu’en raison du rapport de force imposé par les personnels.
Face à une offensive sans précédent contre le statut général des fonctionnaires et contre notre système de retraite qui conduirait à l’arbitraire dans la gestion des carrières des personnels, abaisserait drastiquement leurs retraites et changerait la nature même de nos services publics, la CGT Éduc’action considère que la gravité de la situation doit nous conduire à construire un rapport de force à la hauteur des enjeux auxquels nous sommes confrontés.

Montreuil, le 2 octobre 2019


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Brèves

Lubrizol : 1 an après on oublie pas ! Réunion publique le 25 septembre, manifestation le 26 septembre

mardi 8 septembre

Réunion publique d’information sous chapiteau Vendredi 25 septembre 2020 de 18 à 20h A la Friche Lucien, place Carnot, ROUEN
Jeudi MANIFESTATION Samedi 26 septembre 13h30 Rendez-vous devant : LUBRIZOL (quai de France)

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Ecoles Delaunay en action le 22 janvier 2020 pour revenir en REP+

jeudi 23 janvier

Lors de l’animation pédagogique du mercredi 22 janvier 2020 sur « les élèves à besoins particuliers », les enseignants ont rappelé leur exigence de classer les écoles maternelle Delaunay-Laurencin et élémentaire Sonia Delaunay de Dieppe (Val Druel) en REP+. En effet, elles sont sorties de l’Éducation Prioritaire en 2014 et ont été exclues des dispositifs REP et REP+ alors qu’elles répondent à tous les critères pour être classées en REP+. Son rang (64ème) au niveau académique la situe au même niveau que les écoles de REP+ du Havre ou de Rouen Nord.

Tous les enseignant·e·s des deux écoles sont venu·e·s avec un tee-shirt rappelant leur exigence et ont pris la parole en début d’animation. À l’issue de l’animation, l’urne était disponible pour pouvoir faire voter au référendum d’initiative populaire.

La CGT Éduc’action 76 soutient les collègues dans leurs actions.

Motion de soutien aux salariés de la Chapelle d’Arblay

mercredi 18 septembre 2019

Les camarades de la CGT Educ’action Haute-Normandie réunis en Assemblée générale de rentrée le 16 septembre 2019 à Maromme expriment leur soutien aux salariés de la Chapelle Darblay, menacés de licenciement.
Dans le secteur privé, les fermetures de site et les plans de licenciement se multiplient. Dans les services publics, ce sont les suppressions de postes massives et la dégradation des conditions de travail.
De plus, la réforme des retraites est une attaque contre l’ensemble des salariés.

  • Zéro licenciement !
  • Non à la fermeture des sites !
  • Non à la casse des services publics !
  • Non à la réforme des retraites ! Luttons tous ensemble !

Motion adoptée à l’unanimité par l’AG des syndiqué-e-s CGT éduc’action Rouen

Fusion des académies : j’habite à Evreux, pourra-t-on me nommer à Cherbourg ?

vendredi 13 septembre 2019

La lettre de cadrage pour la fusion des académies de Caen et Rouen certifiait que la gestion des personnels enseignants ne serait pas impacté jusqu’en 2022 (Mais en 2018 on nous jurait que la fusion n’était pas encore décidée). A en croire M. le Ministre, jusqu’à cette ce cas de figure n’existera pas. Mais après 2022 ça devient tout à fait possible pour les personnels du second degré. Le Rectorat a tout intérêt à ce que la souplesse et la mobilité des personnels soient maximales. Et avec l’affaiblissement du rôle des CAPA il sera encore plus compliqué d’influer sur les choix des services académiques, sans oublier que pour les contractuels ce « contrôle » est inexistant.

Une fusion des académies pour fermer des sections !

vendredi 13 septembre 2019

Le Rectorat et la Région Normandie lancent la réflexion pour une nouvelle carte de formation à la rentrée de septembre 2020. Ca ne sent pas bon du tout ! L’académie et la région de Normandie auront, si nous ne faisons pas reculer le Ministère, le même périmètre au 1° janvier. Les filières de formation, frontalières pour le moment, ou seulement identiques, seront à la prochaine rentrée dans la même académie. Ce sera une très bonne excuse pour fusionner et fermer par ci par là et pour récupérer les postes.