INCENDIE LUBRIZOL : NOUS VOULONS LA TRANSPARENCE ET LA PROTECTION !

Communiqué de l’intersyndicale CGT éduc’action, FSU, FNEC FP FO, SUD éducation, SNCL FAEN
lundi 14 octobre 2019
par  Luc De Chivré
popularité : 2%

REUNION PUBLIQUE LE JEUDI 17 OCTOBRE A 19H00
ROUEN - HALLE AUX TOILES

Depuis le 26 septembre, les services académiques tout comme la préfecture, minimisent les conséquences de l’incendie de l’usine Lubrizol, faisant ainsi le jeu de la société Lubrizol qui veut limiter au maximum sa responsabilité réelle. Ce sont pourtant 9050 tonnes de produits qui ont brûlé, dont au moins 4300 tonnes de produits chimiques stockés pour le fonctionnement de l’usine Lubrizol, classée SEVESO seuil haut.

Dès les premières heures, le Préfet de Seine-Maritime a refusé d’appliquer le principe de précaution qui aurait été la seule garantie pour protéger les populations et les salariés, mais aussi les pompiers et les policiers intervenant sur et autour du site. La liste des produits stockés dans l’usine Lubrizol fait pourtant froid dans le dos et la question de la dangerosité se pose légitimement.

Les résultats des analyses sur l’amiante étaient également inconnus, ainsi que les résultats sur les dioxines qui peuvent être cancérigènes. Et pourtant, aucune mesure d’interdiction de circuler et de se rendre sur son lieu de travail n’a été prise, laissant les habitants et les salariés décider seuls du caractère non essentiel de leur déplacement.

Le 26 septembre, le rectorat et l’Inspection académique ont laissé de nombreux personnels sans consigne. Les premières consignes émanant des chef d’établissement du secondaire sont arrivées souvent très tardivement, alors même que des salariés avaient commencé à se déplacer. Dans le premier degré, la consigne de « se rendre sur son lieu de travail » a été donnée à 9h30, bien trop tard par rapport aux horaires d’ouverture habituels.

Depuis le 26 septembre, le Rectorat et l’Inspection académique n’ont pris que des mesures très insuffisantes pour la protection des élèves et des personnels, malgré le Droit d’alerte pour danger grave et imminent déposé par les membres CGT, FO et FSU du CHSCT départemental. Pire ! L’inspection académique a déclaré à plusieurs reprises que le droit de retrait exercé par de nombreux personnels de collèges ou d’écoles de l’agglomération rouennaise était « injustifié », poussant les salariés du collège Lecanuet à se mettre en grève puisque ce droit leur était refusé. Ni l’inspecteur santé et sécurité, ni le conseiller de prévention académique des risques majeurs, ni la conseillère de prévention départementale, ne se sont déplacés dans ces collèges où le droit de retrait s’est exercé.

Pourtant, une odeur extrêmement forte et insupportable, reconnue par la Préfecture, est bien présente depuis l’incendie. A chaque fois, des maux de tête, des vomissements et des nausées chez les élèves et/ou les personnels ont été signalés dans ces moments-là. Au 4 octobre, L’ARS reconnaissait également 224 passages aux urgences pour des pathologies liées à l’incendie Lubrizol et 18 hospitalisations.

Les organisations syndicales CGT éduc’action, FSU, FNEC FP FO, SUD éducation, SNCL FAEN exigent :

  • la garantie immédiate qu’aucun retrait de salaire ne sera effectué pour les personnels ayant exercé ou qui exerceraient leur droit de retrait, et pour les personnels qui se seraient mis en grève par crainte que ce droit leur soit refusé.
  • la garantie que toutes les situations seront prises en compte pour éviter des retenues de salaire et des sanctions aux personnels dont l’absence serait liée aux conséquences de l’incendie Lubrizol, incluant le jour de carence pour arrêt maladie, la perte salariale en cas de garde d’enfant malade ...
  • Une commission d’enquête indépendante constituée de syndicalistes, de pompiers, de scientifiques, de représentants d’associations de défense de l’environnement et d’habitants sur l’incendie de l’usine Lubrizol et ses conséquences, comme le demande aussi le collectif unitaire.
  • Une dépollution complète des établissements scolaires, des écoles et des bâtiments des Services académiques.
  • des mesures régulières par des experts indépendants sur la pollution de l’air, des sols et des locaux.
  • l’application du principe de précaution et la fermeture des établissements et écoles si nécessaire.
  • un suivi médical rigoureux sur le long terme pour les agents comme pour les élèves et la mise en place d’un registre des cancers.
  • la transparence sur les décisions prises par l’Administration depuis le 26 septembre ainsi que sur les dysfonctionnements des procédures d’alerte.

La multinationale Lubrizol est responsable, Lubrizol doit payer :
les soins médicaux, le suivi médical à moyen et long terme, le nettoyage et la dépollution des lieux pollués et l’indemnisation des agriculteurs. Sous la pression des très fortes mobilisations des mardi 2 et 8 octobre, à l’appel des organisations syndicales et de nombreuses associations, la Préfecture a fini par porter plainte contre X pour l’incendie à Lubrizol. Les organisations syndicales CGT éduc’action, FSU, FNEC FP FO, SUD éducation, SNCL FAEN demandent à ce que le Rectorat de Rouen et l’Inspection académique portent également plainte contre X sans attendre.

Les organisations syndicales déposent dès à présent une demande d’audience auprès du Rectorat de Rouen pour défendre chacune de ces revendications. Elles soutiennent les personnels qui se sont mobilisés, ou qui se mobiliseront pour gagner leur droit à la protection et au suivi médical.

Les organisations syndicales appellent l’ensemble des salariés de l’Education Nationale à participer à toutes les actions collectives pour la transparence, la vérité et une expertise indépendante sur l’incendie Lubrizol et ses conséquences.

Lire aussi le compte rendu du 2° CHSCT Seine Maritime extraordinaire du 11 octobre



Agenda

<<

2019

 

<<

Décembre

 

Aujourd'hui

LuMaMeJeVeSaDi
2526272829301
2345678
9101112131415
16171819202122
23242526272829
303112345
Aucun évènement à venir les 3 prochains mois

Sites favoris


7 sites référencés dans ce secteur

Brèves

Motion de soutien aux salariés de la Chapelle d’Arblay

mercredi 18 septembre

Les camarades de la CGT Educ’action Haute-Normandie réunis en Assemblée générale de rentrée le 16 septembre 2019 à Maromme expriment leur soutien aux salariés de la Chapelle Darblay, menacés de licenciement.
Dans le secteur privé, les fermetures de site et les plans de licenciement se multiplient. Dans les services publics, ce sont les suppressions de postes massives et la dégradation des conditions de travail.
De plus, la réforme des retraites est une attaque contre l’ensemble des salariés.

  • Zéro licenciement !
  • Non à la fermeture des sites !
  • Non à la casse des services publics !
  • Non à la réforme des retraites ! Luttons tous ensemble !

Motion adoptée à l’unanimité par l’AG des syndiqué-e-s CGT éduc’action Rouen

Fusion des académies : j’habite à Evreux, pourra-t-on me nommer à Cherbourg ?

vendredi 13 septembre

La lettre de cadrage pour la fusion des académies de Caen et Rouen certifiait que la gestion des personnels enseignants ne serait pas impacté jusqu’en 2022 (Mais en 2018 on nous jurait que la fusion n’était pas encore décidée). A en croire M. le Ministre, jusqu’à cette ce cas de figure n’existera pas. Mais après 2022 ça devient tout à fait possible pour les personnels du second degré. Le Rectorat a tout intérêt à ce que la souplesse et la mobilité des personnels soient maximales. Et avec l’affaiblissement du rôle des CAPA il sera encore plus compliqué d’influer sur les choix des services académiques, sans oublier que pour les contractuels ce « contrôle » est inexistant.

Une fusion des académies pour fermer des sections !

vendredi 13 septembre

Le Rectorat et la Région Normandie lancent la réflexion pour une nouvelle carte de formation à la rentrée de septembre 2020. Ca ne sent pas bon du tout ! L’académie et la région de Normandie auront, si nous ne faisons pas reculer le Ministère, le même périmètre au 1° janvier. Les filières de formation, frontalières pour le moment, ou seulement identiques, seront à la prochaine rentrée dans la même académie. Ce sera une très bonne excuse pour fusionner et fermer par ci par là et pour récupérer les postes.

Mac Do Neufchâtel en Bray veut licencier une militante syndicale CGT !

vendredi 6 juillet 2018

Suite à un entretien disciplinaire une syndiquée CGT depuis un mois au McDonald’s de Neufchatel en Bray a été mise à pieds à titre conservatoire avant que ne soit décidé un licenciement. Les vrais motifs de cette mise à pied : la distribution de tracts dans les restaurants de cette franchise (Dieppe, Yvetot et Neufchâtel en bray) mentionnant les acquis obtenus au restaurant d’Elbeuf (13e mois, prime trimestrielles, congés enfants malades, arbre de Noël ...), et la crainte que les salariés reprennent eux aussi ces revendications !
Rassemblement Dimanche 8 juillet 18h45 devant le Mac Donald de Neufchâtel en Bray.

Grève à l’hôpital psychiatrique Janet au Havre !

mercredi 20 juin 2018

A l’image des salariés de l’hôpital psychiatrique du Rouvray, les personnels grévistes de l’hôpital psychiatrique Janet du Havre ne lâchent pas le morceau. Ils exigent la venue de Mme Gardel, directrice de l’Agence régionale de santé, l’ouverture d’une nouvelle unité pour que les patients ne soient plus dans des lits supplémentaires avec la création de 50 postes pluridisciplinaires pour la faire fonctionner, la stagiarisation de tous les contractuels-les, l’arrêt de la polyvalence, l’embauche de médecins psychiatres titulaires. Rendez vous jeudi 21 à 8h45 à l’hôpital Flaubert pour une haie de déshonneur pour les administrateurs de l’hôpital, et le samedi 23 à 17h45 sur le parvis du printemps.
Soutenez les revendications en écrivant à Mme Gardel