Direction d’école : le ministre n’a pas pris la mesure de l’ampleur du malaise des personnels

communiqué de l’Union nationale CGT éduc’action
vendredi 15 novembre 2019
par  Luc De Chivré
popularité : 3%

Le suicide de Christine Renon, directrice d’école à Pantin, avait provoqué une onde de choc dans l’Éducation nationale et auprès du grand public. Cet acte atroce avait souligné le mal-être persistant desprofessionnel·les de l’Éducation nationale et avait pointé les conditions de travail dramatiques des directeur·trices d’école.

Face à la situation, toutes les organisations syndicales avaient demandé au ministre Blanquer de répondre aux attentes des collègues pour que leurs conditions d’exercice et de vie s’améliorent. Aujourd’hui, plus d’un mois après le drame, le ministre annonce ses premières mesures et la CGT Éduc’action estime qu’elles ne sont pas à la hauteur de l’urgence exprimée et des conditions de travail dégradées.

Alors que des propositions syndicales concrètes ont été formulées et que la question de la direction est en débat depuis des années au ministère, JM Blanquer et son cabinet viennent d’annoncer qu’une journée de décharge supplémentaire sera octroyée d’ici décembre aux directeur·trices, qu’un questionnaire à destination de ces personnels est accessible pendant quelques semaines et qu’un comité de suivi national et local permettra d’avancer sur l’évolution du métier. Enfin, le ministre s’engage pour un moratoire, jusqu’à la fin de l’année civile, de toutes les enquêtes administratives auxquelles les directeur·trices doivent répondre régulièrement.

La CGT Éduc’action dénonce des mesures qui ne sont que des pansements sur une plaie ouverte et persistante. Elle s’interroge tout d’abord sur la faisabilité de la mise en place des décharges supplémentaires sachant que les moyens en remplacement sont déjà insuffisants et largement sollicités dans la période ciblée. La CGT Éduc’action dénonce aussi un questionnaire qui n’est adressé qu’aux personnels de direction en place alors que chaque enseignant·e du premier degré est potentiellement un·e directeur·trice et a une vision de la mission. Nous dénonçons surtout un questionnaire qui oriente, de façon insistante et détournée, vers la création d’un rapport hiérarchique entre direction et adjoint·es alors que le ministère s’était engagé à ne pas le faire.

De façon plus générale, la CGT Éduc’action dénonce des mesures et décisions ministérielles qui visent exclusivement à parler des conditions de travail des seul.es directeur·trices alors que c’est bien l’ensemble des personnels qui souffre de la politique menée. Elle dénonce aussi une discussion biaisée autour de la direction qui a pour unique objectif la création d’un corps nouveau de direction d’école avec des prorogatives décisionnelles et une augmentation des indemnités. La CGT Éduc’action rappelle que ce n’est pas la réponse qu’attendent les enseignant·es. Ils-elles réclament un travail plus collégial et humain, davantage de respect de la part de l’Institution, et surtout moins de pressions hiérarchiques. On en est très loin aujourd’hui.

Montreuil, le 14 novembre 2019


Agenda

<<

2020

 

<<

Décembre

 

Aujourd'hui

LuMaMeJeVeSaDi
30123456
78910111213
14151617181920
21222324252627
28293031123
Aucun évènement à venir les 3 prochains mois

Sites favoris


7 sites référencés dans ce secteur

Brèves

Tracts pour la grève du 10 novembre 2020 :...

vendredi 6 novembre

Tracts pour la grève du 10 novembre 2020 :
TRACT ROUEN
TRACT LE HAVRE
TRACT DIEPPE
TRACT EVREUX

Lubrizol : 1 an après on oublie pas ! Réunion publique le 25 septembre, manifestation le 26 septembre

mardi 8 septembre

Réunion publique d’information sous chapiteau Vendredi 25 septembre 2020 de 18 à 20h A la Friche Lucien, place Carnot, ROUEN
Jeudi MANIFESTATION Samedi 26 septembre 13h30 Rendez-vous devant : LUBRIZOL (quai de France)

Télécharger et diffuser :

Ecoles Delaunay en action le 22 janvier 2020 pour revenir en REP+

jeudi 23 janvier

Lors de l’animation pédagogique du mercredi 22 janvier 2020 sur « les élèves à besoins particuliers », les enseignants ont rappelé leur exigence de classer les écoles maternelle Delaunay-Laurencin et élémentaire Sonia Delaunay de Dieppe (Val Druel) en REP+. En effet, elles sont sorties de l’Éducation Prioritaire en 2014 et ont été exclues des dispositifs REP et REP+ alors qu’elles répondent à tous les critères pour être classées en REP+. Son rang (64ème) au niveau académique la situe au même niveau que les écoles de REP+ du Havre ou de Rouen Nord.

Tous les enseignant·e·s des deux écoles sont venu·e·s avec un tee-shirt rappelant leur exigence et ont pris la parole en début d’animation. À l’issue de l’animation, l’urne était disponible pour pouvoir faire voter au référendum d’initiative populaire.

La CGT Éduc’action 76 soutient les collègues dans leurs actions.

Motion de soutien aux salariés de la Chapelle d’Arblay

mercredi 18 septembre 2019

Les camarades de la CGT Educ’action Haute-Normandie réunis en Assemblée générale de rentrée le 16 septembre 2019 à Maromme expriment leur soutien aux salariés de la Chapelle Darblay, menacés de licenciement.
Dans le secteur privé, les fermetures de site et les plans de licenciement se multiplient. Dans les services publics, ce sont les suppressions de postes massives et la dégradation des conditions de travail.
De plus, la réforme des retraites est une attaque contre l’ensemble des salariés.

  • Zéro licenciement !
  • Non à la fermeture des sites !
  • Non à la casse des services publics !
  • Non à la réforme des retraites ! Luttons tous ensemble !

Motion adoptée à l’unanimité par l’AG des syndiqué-e-s CGT éduc’action Rouen

Fusion des académies : j’habite à Evreux, pourra-t-on me nommer à Cherbourg ?

vendredi 13 septembre 2019

La lettre de cadrage pour la fusion des académies de Caen et Rouen certifiait que la gestion des personnels enseignants ne serait pas impacté jusqu’en 2022 (Mais en 2018 on nous jurait que la fusion n’était pas encore décidée). A en croire M. le Ministre, jusqu’à cette ce cas de figure n’existera pas. Mais après 2022 ça devient tout à fait possible pour les personnels du second degré. Le Rectorat a tout intérêt à ce que la souplesse et la mobilité des personnels soient maximales. Et avec l’affaiblissement du rôle des CAPA il sera encore plus compliqué d’influer sur les choix des services académiques, sans oublier que pour les contractuels ce « contrôle » est inexistant.

Une fusion des académies pour fermer des sections !

vendredi 13 septembre 2019

Le Rectorat et la Région Normandie lancent la réflexion pour une nouvelle carte de formation à la rentrée de septembre 2020. Ca ne sent pas bon du tout ! L’académie et la région de Normandie auront, si nous ne faisons pas reculer le Ministère, le même périmètre au 1° janvier. Les filières de formation, frontalières pour le moment, ou seulement identiques, seront à la prochaine rentrée dans la même académie. Ce sera une très bonne excuse pour fusionner et fermer par ci par là et pour récupérer les postes.