Suppression des CARSAT : la majorité parlementaire persiste et signe dans la casse de la sécu

jeudi 6 février 2020
par  Luc De Chivré
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La CGT rappelle que le projet de loi visant à imposer un système de retraite à points remettrait en cause notre modèle de protection sociale dans son ensemble. Pour la CGT, ce projet régressif fait peser de lourdes menaces sur l’existence même de la Sécurité sociale héritée de la Libération.
C’est ainsi que la rédaction initiale de l’article 49 du projet de loi acte la suppression pure et simple des CARSAT (ainsi que de toutes les caisses de proximité dans les différents régimes existants) par la création d’une caisse nationale de retraite universelle, qui maintiendrait des agences locales sans personnalité morale. Ceci serait la disparition pure et simple de la branche vieillesse de la Sécurité sociale.
Pour les personnels susceptibles d’être transférés dans ces nouvelles caisses, ce serait la fin de leur contrat de travail rattaché à la convention collective Sécurité sociale. Quant aux services AT/MP (accident du travail et maladie professionnelle), au service social et au service prévention des CARSAT, rien n’est prévu pour eux à ce jour, mis-à-part le fait qu’ils n’auraient aucune place dans ces nouvelles caisses.
Le réseau actuel remplit parfaitement l’ensemble des missions qui lui sont confiées en pleine compétence par l’article L215-1 du Code de la Sécurité sociale. Sa déstructuration ne vise qu’à acter le démantèlement de la Sécurité sociale dans sa globalité.
Des députés de la majorité viennent de déposer un amendement sur cet article qui redonnerait à ces agences une personnalité morale, leurs missions étant définies par convention signée avec la Caisse nationale. Pour la CGT, cet amendement (qui ne répondrait pas aux inquiétudes des directions) n’est qu’un artifice visant à détourner l’attention des vrais enjeux de cette réforme.
La loi organique impose une étatisation totale du système de retraite, avec pour objectif « la règle d’or » dans un contexte de ressources bloquées et en baisse. Concrètement, tous les cinq ans l’Etat aurait la main pour prendre toute décision afin que le système reste en équilibre financier au-delà de ce que génère le système à points. C’est évidemment le niveau de pension qui servirait de variable d’ajustement.
C’est purement et simplement la mise en place d’un système à l’anglo-saxonne, avec un Etat qui assure un minimum à vivre à tous les retraité.e.s, libres pour ceux qui le peuvent de compléter par de la capitalisation, avec les risques qu’on connait, ou de continuer à travailler pour les autres.
Pour la CGT, notre système de retraite, et plus largement notre modèle social, a largement démontré son efficacité. Elle porte l’exigence de son amélioration et son renforcement au travers d’un financement permettant a minima de permettre à toutes et tous de partir dès 60 ans avec un taux de remplacement de 75%.
Ni amendement, ni adaptation, une seule revendication : le retrait !


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Brèves

Ecoles Delaunay en action le 22 janvier 2020 pour revenir en REP+

jeudi 23 janvier

Lors de l’animation pédagogique du mercredi 22 janvier 2020 sur « les élèves à besoins particuliers », les enseignants ont rappelé leur exigence de classer les écoles maternelle Delaunay-Laurencin et élémentaire Sonia Delaunay de Dieppe (Val Druel) en REP+. En effet, elles sont sorties de l’Éducation Prioritaire en 2014 et ont été exclues des dispositifs REP et REP+ alors qu’elles répondent à tous les critères pour être classées en REP+. Son rang (64ème) au niveau académique la situe au même niveau que les écoles de REP+ du Havre ou de Rouen Nord.

Tous les enseignant·e·s des deux écoles sont venu·e·s avec un tee-shirt rappelant leur exigence et ont pris la parole en début d’animation. À l’issue de l’animation, l’urne était disponible pour pouvoir faire voter au référendum d’initiative populaire.

La CGT Éduc’action 76 soutient les collègues dans leurs actions.

Motion de soutien aux salariés de la Chapelle d’Arblay

mercredi 18 septembre 2019

Les camarades de la CGT Educ’action Haute-Normandie réunis en Assemblée générale de rentrée le 16 septembre 2019 à Maromme expriment leur soutien aux salariés de la Chapelle Darblay, menacés de licenciement.
Dans le secteur privé, les fermetures de site et les plans de licenciement se multiplient. Dans les services publics, ce sont les suppressions de postes massives et la dégradation des conditions de travail.
De plus, la réforme des retraites est une attaque contre l’ensemble des salariés.

  • Zéro licenciement !
  • Non à la fermeture des sites !
  • Non à la casse des services publics !
  • Non à la réforme des retraites ! Luttons tous ensemble !

Motion adoptée à l’unanimité par l’AG des syndiqué-e-s CGT éduc’action Rouen

Fusion des académies : j’habite à Evreux, pourra-t-on me nommer à Cherbourg ?

vendredi 13 septembre 2019

La lettre de cadrage pour la fusion des académies de Caen et Rouen certifiait que la gestion des personnels enseignants ne serait pas impacté jusqu’en 2022 (Mais en 2018 on nous jurait que la fusion n’était pas encore décidée). A en croire M. le Ministre, jusqu’à cette ce cas de figure n’existera pas. Mais après 2022 ça devient tout à fait possible pour les personnels du second degré. Le Rectorat a tout intérêt à ce que la souplesse et la mobilité des personnels soient maximales. Et avec l’affaiblissement du rôle des CAPA il sera encore plus compliqué d’influer sur les choix des services académiques, sans oublier que pour les contractuels ce « contrôle » est inexistant.

Une fusion des académies pour fermer des sections !

vendredi 13 septembre 2019

Le Rectorat et la Région Normandie lancent la réflexion pour une nouvelle carte de formation à la rentrée de septembre 2020. Ca ne sent pas bon du tout ! L’académie et la région de Normandie auront, si nous ne faisons pas reculer le Ministère, le même périmètre au 1° janvier. Les filières de formation, frontalières pour le moment, ou seulement identiques, seront à la prochaine rentrée dans la même académie. Ce sera une très bonne excuse pour fusionner et fermer par ci par là et pour récupérer les postes.

Mac Do Neufchâtel en Bray veut licencier une militante syndicale CGT !

vendredi 6 juillet 2018

Suite à un entretien disciplinaire une syndiquée CGT depuis un mois au McDonald’s de Neufchatel en Bray a été mise à pieds à titre conservatoire avant que ne soit décidé un licenciement. Les vrais motifs de cette mise à pied : la distribution de tracts dans les restaurants de cette franchise (Dieppe, Yvetot et Neufchâtel en bray) mentionnant les acquis obtenus au restaurant d’Elbeuf (13e mois, prime trimestrielles, congés enfants malades, arbre de Noël ...), et la crainte que les salariés reprennent eux aussi ces revendications !
Rassemblement Dimanche 8 juillet 18h45 devant le Mac Donald de Neufchâtel en Bray.