Dotations supplémentaires dans le premier degré : pas une bonne nouvelle pour tout le monde.

communiqué de l’Union nationale CGT éduc’action
jeudi 9 avril 2020
par  Luc De Chivré
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Alors que dans toutes les académies, les opérations de préparation des cartes scolaires sont en cours, le ministre de l’Éducation nationale a annoncé le 27 mars dernier que les dotations globales seraient revues en ces temps de crise sanitaire. En effet, il a indiqué qu’il n’y aurait pas de fermeture de classe sans accord des municipalités dans les communes de moins de 5000 habitant·es et que l’équilibre ouvertures-fermetures serait « finement analysé » en milieu urbain.

Ces annonces se sont traduites cette semaine par une dotation supplémentaire de 1248 postes dans le premier degré qui s’ajoutent aux 440 postes initialement prévus. Pour la CGT Éduc’action, cette décision politique confirme que le gouvernement et le ministère n’avaient pas pris conscience de l’ampleur des besoins dans les départements pour éviter une rentrée catastrophique. Cependant, pour notre organisation, cette nouvelle dotation, qui va permettre à certaines zones de respirer, reste insuffisante pour couvrir tous les besoins ou répondre aux priorités annoncées (dédoublements en éducation prioritaire et limitation à 24 élèves en GS, CP et CE1…).

Surtout, la CGT Éduc’action s’inquiète des conditions d’attribution de ces nouveaux moyens et des critères retenus par le ministre. Il semble en effet que cette dotation supplémentaire ne se fasse qu’au bénéfice exclusif des zones rurales et au détriment des zones urbaines, principalement celles en éducation prioritaire. Les chiffres donnés par le MEN indiquent clairement ce choix puisque les académies fortement urbanisées comme celles de Lille, de Versailles ou de Créteil sont lésées. Pour nous, il y a un exemple frappant dans cette dernière académie puisque seule la Seine-et-Marne (département le plus rural de l’académie) bénéficie de la rallonge budgétaire. Nous sommes également très inquiét·es quant au devenir des RASED (eux-aussi principalement en zones urbaines) qui semblent être une nouvelle fois les victimes du ministère et de ses choix de ventilation.

Avec cette nouvelle dotation, le ministre Blanquer acte sans attendre et sans concertation, les propositions issues du rapport Mathiot-Azéma qui visent à exploser le cadre actuel de l’éducation prioritaire et à introduire la notion de ruralité comme une nouvelle priorité. La CGT Éduc’action estime qu’il s’agit d’un coup de force dans une période sanitaire très difficile, mais également dans une période politique particulière où le renouvellement des municipalités n’a pu se faire correctement. Nous dénonçons cette mise à mort de l’éducation prioritaire alors que la période de confinement génère une explosion des inégalités sociales et territoriales, comme le rappellent le décrochage d’une partie des élèves issu·es des classes populaires de la pseudo-continuité pédagogique mais aussi, plus dramatiquement, la surmortalité liée au coronavirus dans le 93.

La CGT Éduc’action exige au contraire des moyens en forte hausse pour l’éducation prioritaire, à l’école, au collège et en lycée.

La CGT Éduc’action note qu’en période de crise majeure, le gouvernement est en capacité de trouver des moyens supplémentaires pour augmenter les dotations globales. Elle demande donc que cet effort budgétaire soit étendu à l’ensemble des métiers de l’Éducation nationale. En effet, il y a urgence à ce que des postes supplémentaires soient ouverts dès la rentrée 2020 dans tout le second degré (enseignant·es, CPE, Aed), mais également chez les personnels techniques, administratifs et sociaux, ainsi que chez les AESH. Pour la CGT Éduc’action, c’est avant tout de moyens humains dont a besoin l’Éducation nationale.

Montreuil, le 08 avril 2020


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Brèves

Mouvement 2019 des personnels ATSS :

samedi 22 décembre 2018

Mouvement inter-académique des AAE et des SAENES :
La saisie des voeux doit se faire du 11 décembre 2018 au 8 janvier 2019. La CAPN des SAENES aura lieu le 19 mars 2019, et celle des AAE le 21 mars 2019.

Mouvement à gestion déconcentrés ADJAENES
la pré-inscription se fera du 10 janvier 2019 au 7 février 2019. Le reste du calendrier sera en fonction des académies demandées.

Mouvement à gestion déconcentrés des ATRF
la pré-inscription se fera du 10 janvier 2019 au 7 février 2019. Le reste du calendrier sera en fonction des académies demandées.

La pédagogie Nutella ou le collège 2016... vu à la TV !

lundi 20 avril 2015

La réforme du collège 2016 agite le Landerneau enseignant depuis quelques semaines. Elle inquiète aussi à juste titre les parents qui se demandent bien ce que ledit collège réformé fera avec leur progéniture.

Pour rassurer tout le monde, la télévision publique nous montre à quoi ressemblera le collège 2016, dans deux reportages successifs. En effet, le collège réformé s’inspire de dispositifs innovants qui existent déjà dans quelques établissements expérimentaux.

Alors savourons cet avant-goût du collège nouveau...

Lire la suite sur le site La Vie Moderne

Chatel : "Certaines mesures vont dans le bon sens"

lundi 20 avril 2015

C’est le spécialiste des réformes destructrices Chatel qui ont mis à mal le lycée général et liquidé la voie STI qui nous le dit.
On constate facilement où Vallaud-Belkacem trouve son inspiration !

"Que les conservateurs tombent les masques !"

lundi 20 avril 2015

Voici le titre de l’interview de Vallaud-Belkacem au très réactionnaire journal Le Point.
Notre seule réponse à NVB : "Que les néo-libéraux tombent également le masque !"

4 pages spécial Retraités de la FERC

samedi 31 août 2013

Au sommaire : Conférence de l’UFR... les retraités à l’offensive ! - Quelle UFR, quelle structure ? - Place des retraités dans la CGT - Continuité syndicale et renforcement - Impressions croisées
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Au sujet des dépenses scolaires…

jeudi 22 août 2013

Chaque année, à l’approche de la rentrée, on retrouve dans les médias des articles plus ou moins bien renseignés sur les "dépenses de la rentrée des classes". Je les parcours toujours avec un peu d’agacement quand ils mettent en avant les nouveaux cartables, les vêtements, les classeurs, les crayons et les compas, les garderies et les cantines.
Parler de ces frais là, c’est évoquer l’arbre pour cacher la forêt. Les cartables et les compas durent facilement plusieurs années et les vêtements ne me semblent pas être une dépense scolaire : mes filles iraient-elles nues si l’école n’existait pas ? Idem pour la cantine : il faut manger même en dehors de l’obligation scolaire. Admettons pour la garderie des petits. Ce qui m’interpelle, ce sont les frais dont on parle moins et qui pourtant jalonnent bien le parcours scolaire des jeunes.
Lire la suite sur le site de l’Ecole démocratique

Ecole élémentaire : en France, le nombre d’élèves par enseignant supérieur à la moyenne OCDE (Depp)

vendredi 16 août 2013

Selon la revue "L’Éducation natio­nale en chiffres" de la Depp, le taux d’encadrement dans les écoles élémen­taires fran­çaises se situe en des­sous de la moyenne des pays de l’OCDE.
Le taux d’encadrement dans les écoles élémen­taires fran­çaises est en des­sous de la moyenne des pays de l’OCDE, selon la revue "L’Éducation natio­nale en chiffres" éditée par la Depp et parue en juillet 2013.
Dans les pays de l’OCDE, le nombre moyen d’élèves par ensei­gnant était à ce niveau de 15,4, en 2011 contre 18,4 en moyenne en France.

Loire-Atlantique / Rythmes : lettre ouverte des UD CGT, FO, FSU et Solidaires au DASEN et aux 26 maires de Loire-Atlantique appliquant la réforme en 2013

samedi 29 juin 2013

Depuis plusieurs mois, nos organisations syndicales ne cessent de dénoncer la précipitation et les dangers contenus dans la réforme des rythmes scolaires. Si les appréciations de nos syndicats respectifs peuvent diverger sur l’analyse de la loi Peillon et de son volet sur les rythmes scolaires, cela ne nous empêche en rien de partager nombre de points de vue sur les effets néfastes de cette réforme. Les propos volontaristes des municipalités ayant décidé de s’engager dès septembre 2013 dans la mise en œuvre du pan de réforme sur les rythmes ne résistent pas à un l’examen pragmatique. Pour notre part cette réforme relève plus d’un projet politique portant sur la territorialisation de l’École que sur les effets bénéfiques pour les enfants et les familles.
L’intention gouvernementale affiche une volonté de servir la réussite scolaire des élèves. Nous pensons qu’il y a loin du discours à une réalité qui malmène aussi les personnels concourant aux rythmes éducatifs des enfants. Les campagnes de communication politiciennes ne peuvent dissimuler les malaises grandissant autour de la rentrée 2013 précipitée.
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