La suppression du BEP n’est pas une urgence !

vendredi 10 avril 2020
par  Luc De Chivré
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Dans cette situation de crise inédite que traverse la France, depuis la fermeture des établissements et la mise en place du confinement, les personnels de l’Éducation nationale montrent leur engagement au quotidien pour maintenir un lien avec les élèves et les familles afin de ne pas les perdre.

Ils s’appliquent aussi à mettre en œuvre la pseudo « continuité pédagogique » qui est particulièrement ardue dans les lycées professionnels où elle relève davantage de l’utopie tant les préoccupations des élèves sont, à l’heure du confinement, bien plus centrées sur leurs conditions de vie, bien avant celle de la poursuite de leur scolarité.

La CGT Éduc’action estime que cette crise démontre les inégalités face à l’éducation et particulièrement pour les élèves de la voie professionnelle. Alors que la crise sanitaire actuelle et celle économique à venir démontrent les effets néfastes de la politique néolibérale suivie depuis des décennies, l’urgence devrait être à une rupture avec un modèle qui a largement contribué à ces catastrophes sanitaire et économique.

Malgré tout, le ministère maintient le cap et s’apprête donc à publier le décret concernant la suppression du BEP, la fin du diplôme intermédiaire et son remplacement par une attestation. Ce passage en force est inacceptable. En effet, où est l’urgence lorsque l’échéance de la disparition du BEP en tant que diplôme inscrit au RNCP est fixée par la loi au 1er janvier 2024 ? Ce diplôme de niveau 3 représentait une véritable qualification avec une réelle reconnaissance dans le monde du travail. Il permettait de rassurer et valoriser les élèves les plus vulnérables, ceux·celles-là même qui sont particulièrement touché·es lors de cette période de confinement.

De même il poursuit la mise en place de la seconde vague des familles de métiers alors qu’aucun bilan sérieux n’a été fait de la précédente. La CGT Éduc’action considère que les effets d’une telle réforme ne se mesurent pas sur une seule année. Elle s’interroge sur l’avenir des élèves de première bac pro qui auront fait des choix de spécialité par défaut en raison de leur manque de mobilité ou de moyens financiers pour assurer une scolarité en internat.

Pour la CGT Éduc’action, l’expérience actuelle souligne notre vulnérabilité et devrait pour le moins interroger, sinon modifier, les valeurs sur lesquelles repose l’ensemble des politiques mises en œuvre. Cela vaut en particulier pour l’Éducation qui devrait entendre la nécessité d’une remise à plat de notre système afin de donner plus à ceux·celles qui ont le moins dans le but de les réconcilier avec l’École et les savoirs en leur ouvrant la perspective d’un avenir réussi.

Tout comme les réformes du Lycée, du Bac voire de l’Enseignement supérieur avec ParcourSup, celle de la voie professionnelle accentue le tri et les inégalités.

La CGT Éduc’action reste opposée à cette réforme : les mesures mises en œuvre ne permettront pas d’atteindre une meilleure insertion ou une poursuite d’études réussie et encore moins l’excellence. Les récents événements nous confortent dans cette position !

Montreuil, le 10 avril 2020


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Brèves

Lubrizol : 1 an après on oublie pas ! Réunion publique le 25 septembre, manifestation le 26 septembre

mardi 8 septembre

Réunion publique d’information sous chapiteau Vendredi 25 septembre 2020 de 18 à 20h A la Friche Lucien, place Carnot, ROUEN
Jeudi MANIFESTATION Samedi 26 septembre 13h30 Rendez-vous devant : LUBRIZOL (quai de France)

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Ecoles Delaunay en action le 22 janvier 2020 pour revenir en REP+

jeudi 23 janvier

Lors de l’animation pédagogique du mercredi 22 janvier 2020 sur « les élèves à besoins particuliers », les enseignants ont rappelé leur exigence de classer les écoles maternelle Delaunay-Laurencin et élémentaire Sonia Delaunay de Dieppe (Val Druel) en REP+. En effet, elles sont sorties de l’Éducation Prioritaire en 2014 et ont été exclues des dispositifs REP et REP+ alors qu’elles répondent à tous les critères pour être classées en REP+. Son rang (64ème) au niveau académique la situe au même niveau que les écoles de REP+ du Havre ou de Rouen Nord.

Tous les enseignant·e·s des deux écoles sont venu·e·s avec un tee-shirt rappelant leur exigence et ont pris la parole en début d’animation. À l’issue de l’animation, l’urne était disponible pour pouvoir faire voter au référendum d’initiative populaire.

La CGT Éduc’action 76 soutient les collègues dans leurs actions.

Motion de soutien aux salariés de la Chapelle d’Arblay

mercredi 18 septembre 2019

Les camarades de la CGT Educ’action Haute-Normandie réunis en Assemblée générale de rentrée le 16 septembre 2019 à Maromme expriment leur soutien aux salariés de la Chapelle Darblay, menacés de licenciement.
Dans le secteur privé, les fermetures de site et les plans de licenciement se multiplient. Dans les services publics, ce sont les suppressions de postes massives et la dégradation des conditions de travail.
De plus, la réforme des retraites est une attaque contre l’ensemble des salariés.

  • Zéro licenciement !
  • Non à la fermeture des sites !
  • Non à la casse des services publics !
  • Non à la réforme des retraites ! Luttons tous ensemble !

Motion adoptée à l’unanimité par l’AG des syndiqué-e-s CGT éduc’action Rouen

Fusion des académies : j’habite à Evreux, pourra-t-on me nommer à Cherbourg ?

vendredi 13 septembre 2019

La lettre de cadrage pour la fusion des académies de Caen et Rouen certifiait que la gestion des personnels enseignants ne serait pas impacté jusqu’en 2022 (Mais en 2018 on nous jurait que la fusion n’était pas encore décidée). A en croire M. le Ministre, jusqu’à cette ce cas de figure n’existera pas. Mais après 2022 ça devient tout à fait possible pour les personnels du second degré. Le Rectorat a tout intérêt à ce que la souplesse et la mobilité des personnels soient maximales. Et avec l’affaiblissement du rôle des CAPA il sera encore plus compliqué d’influer sur les choix des services académiques, sans oublier que pour les contractuels ce « contrôle » est inexistant.

Une fusion des académies pour fermer des sections !

vendredi 13 septembre 2019

Le Rectorat et la Région Normandie lancent la réflexion pour une nouvelle carte de formation à la rentrée de septembre 2020. Ca ne sent pas bon du tout ! L’académie et la région de Normandie auront, si nous ne faisons pas reculer le Ministère, le même périmètre au 1° janvier. Les filières de formation, frontalières pour le moment, ou seulement identiques, seront à la prochaine rentrée dans la même académie. Ce sera une très bonne excuse pour fusionner et fermer par ci par là et pour récupérer les postes.