Crise sanitaire : Le gouvernement toujours pas à la hauteur

communiqué de la CGT fonction publique
jeudi 16 avril 2020
par  Luc De Chivré
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Suite aux annonces du président de la République lundi soir, une nouvelle réunion téléphonique s’est tenue mardi 14 avril entre le secrétaire d’Etat à la Fonction publique et les organisations syndicales.
Concernant la réouverture envisagée à partir du 11 mai des établissements d’enseignement et crèches alors même que de très nombreux travailleurs sont aujourd’hui encore sans protection, la CGT n’est pas dupe quant au véritable motif animant le gouvernement, à savoir pousser les parents à retourner au travail pour des raisons économiques. C’est une décision lourde de conséquences dont le gouvernement devra assumer l’entière responsabilité.
Pour la CGT, il est parfaitement incohérent de rouvrir établissements d’enseignements et crèches alors que le gouvernement anticipe que le virus circulera toujours, comme le démontrent les annonces du président de maintien de la fermeture des universités et lieux accueillant du public.
La CGT a exigé du secrétaire d’Etat qu’il soit précis quant aux garanties de protection
offertes aux élèves, à leurs parents, aux personnels. Une fois de plus, les réponses
gouvernementales ont été évasives.
La CGT a réitéré ses demandes de transparence sur la fourniture et la répartition des moyens de protection adaptés aux besoins professionnels, en demandant que soient communiqués aux organisations syndicales plans et bilans gouvernementaux de commande et de répartition des équipements de protection.
Alors que le secrétaire d’Etat ne s’est engagé que concernant les personnels hospitaliers, nous avons rappelé notre demande de reconnaissance du Covid19 comme maladie professionnelle, maladie imputable au service ou accident du travail pour tous les agents malades et celles et ceux qui le seront, quelles que soient leurs professions.. Nous appelons tous nos collègues concernés à faire les démarches en ce sens. La CGT a aussi exigé une politique sérieuse de tests concernant en priorité les personnels les plus exposés.
La CGT a réitéré fermement son opposition au projet d’agenda social transmis la semaine dernière. Il est inenvisageable à nos yeux de reprendre le cours des réformes initiées avant la crise. Nous avons donc demandé de nouveau l’arrêt des réformes entamées et un cycle de bilan de la crise sanitaire et de construction des perspectives nécessaires pour la Fonction publique.
Notre organisation syndicale exige aussi une véritable négociation salariale avant l’été, visant au dégel du point d’indice sans délai et à la mise en oeuvre des mesures générales indispensables. C’est bien par de telles dispositions que la reconnaissance du travail et de l’engagement et des qualifications des agent.e.s sera réelle.
En outre, au moment où les besoins de financement de la protection sociale sont renforcés, les cotisations sociales supplémentaires ainsi générées constitueront des recettes importantes.
C’est pourquoi nous considérons que les annonces faites hier de mise en place de primes exceptionnelles pour les agents ayant « un surcroît d’activité » ne constituent en aucun cas une réponse de long terme à la reconnaissance du travail des agents. A caractère exceptionnel, exonérées de cotisations sociales, soumise au bon vouloir et moyens financiers des employeurs dans la Fonction publique territoriale, ces primes ne remplaceront jamais les nécessaires hausses de salaires revendiquées de longue date par les agents. La CGT relève enfin qu’alors que les personnels hospitaliers sont particulièrement éprouvés dans la période, le gouvernement n’est pas capable à ce jour de préciser les modalités de la prime exceptionnelle pour le versant hospitalier.
Preuve supplémentaire de sa duplicité alors qu’il prétend reconnaître le travail des agents, le secrétaire d’Etat a annoncé que les ministères et employeurs territoriaux pourront retirer jusqu’à dix jours de congés annuels et RTT aux personnels placés en autorisations spéciales d’absence entre le 16 mars et la fin du confinement. Ils pourront également imposer la prise de cinq jours de congés aux agents en télétravail. La CGT a réaffirmé son refus total de tous les mécanismes de retrait de jours de congés ou RTT, qui constituent une double peine alors même que les personnels subissent une situation sanitaire dans laquelle le gouvernement porte une grande part de responsabilité.
Les personnels de la Fonction publique n’accepteront pas d’être sacrifiés sur l’autel des profits. Elles et ils peuvent compter sur la CGT pour, dans l’unité la plus large possible, agir résolument contre la politique du gouvernement, aussi dangereuse pour la santé que régressive pour les droits sociaux.
Le 15 avril 2020


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Brèves

Ecoles Delaunay en action le 22 janvier 2020 pour revenir en REP+

jeudi 23 janvier

Lors de l’animation pédagogique du mercredi 22 janvier 2020 sur « les élèves à besoins particuliers », les enseignants ont rappelé leur exigence de classer les écoles maternelle Delaunay-Laurencin et élémentaire Sonia Delaunay de Dieppe (Val Druel) en REP+. En effet, elles sont sorties de l’Éducation Prioritaire en 2014 et ont été exclues des dispositifs REP et REP+ alors qu’elles répondent à tous les critères pour être classées en REP+. Son rang (64ème) au niveau académique la situe au même niveau que les écoles de REP+ du Havre ou de Rouen Nord.

Tous les enseignant·e·s des deux écoles sont venu·e·s avec un tee-shirt rappelant leur exigence et ont pris la parole en début d’animation. À l’issue de l’animation, l’urne était disponible pour pouvoir faire voter au référendum d’initiative populaire.

La CGT Éduc’action 76 soutient les collègues dans leurs actions.

Motion de soutien aux salariés de la Chapelle d’Arblay

mercredi 18 septembre 2019

Les camarades de la CGT Educ’action Haute-Normandie réunis en Assemblée générale de rentrée le 16 septembre 2019 à Maromme expriment leur soutien aux salariés de la Chapelle Darblay, menacés de licenciement.
Dans le secteur privé, les fermetures de site et les plans de licenciement se multiplient. Dans les services publics, ce sont les suppressions de postes massives et la dégradation des conditions de travail.
De plus, la réforme des retraites est une attaque contre l’ensemble des salariés.

  • Zéro licenciement !
  • Non à la fermeture des sites !
  • Non à la casse des services publics !
  • Non à la réforme des retraites ! Luttons tous ensemble !

Motion adoptée à l’unanimité par l’AG des syndiqué-e-s CGT éduc’action Rouen

Fusion des académies : j’habite à Evreux, pourra-t-on me nommer à Cherbourg ?

vendredi 13 septembre 2019

La lettre de cadrage pour la fusion des académies de Caen et Rouen certifiait que la gestion des personnels enseignants ne serait pas impacté jusqu’en 2022 (Mais en 2018 on nous jurait que la fusion n’était pas encore décidée). A en croire M. le Ministre, jusqu’à cette ce cas de figure n’existera pas. Mais après 2022 ça devient tout à fait possible pour les personnels du second degré. Le Rectorat a tout intérêt à ce que la souplesse et la mobilité des personnels soient maximales. Et avec l’affaiblissement du rôle des CAPA il sera encore plus compliqué d’influer sur les choix des services académiques, sans oublier que pour les contractuels ce « contrôle » est inexistant.

Une fusion des académies pour fermer des sections !

vendredi 13 septembre 2019

Le Rectorat et la Région Normandie lancent la réflexion pour une nouvelle carte de formation à la rentrée de septembre 2020. Ca ne sent pas bon du tout ! L’académie et la région de Normandie auront, si nous ne faisons pas reculer le Ministère, le même périmètre au 1° janvier. Les filières de formation, frontalières pour le moment, ou seulement identiques, seront à la prochaine rentrée dans la même académie. Ce sera une très bonne excuse pour fusionner et fermer par ci par là et pour récupérer les postes.

Mac Do Neufchâtel en Bray veut licencier une militante syndicale CGT !

vendredi 6 juillet 2018

Suite à un entretien disciplinaire une syndiquée CGT depuis un mois au McDonald’s de Neufchatel en Bray a été mise à pieds à titre conservatoire avant que ne soit décidé un licenciement. Les vrais motifs de cette mise à pied : la distribution de tracts dans les restaurants de cette franchise (Dieppe, Yvetot et Neufchâtel en bray) mentionnant les acquis obtenus au restaurant d’Elbeuf (13e mois, prime trimestrielles, congés enfants malades, arbre de Noël ...), et la crainte que les salariés reprennent eux aussi ces revendications !
Rassemblement Dimanche 8 juillet 18h45 devant le Mac Donald de Neufchâtel en Bray.