TRIBUNE : Face à la crise environnementale, la CGT doit s’engager pleinement dans les luttes écologistes

mardi 26 mai 2020
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La crise sanitaire causée par la pandémie du Covid-19 constitue à l’évidence un révélateur d’autres crises plus profondes que nous subissons. Au fur et à mesure que les semaines passent et que la pandémie s’aggrave, de nombreuses analyses produites par des scientifiques, des militants.e., des intellectuel.le.s nourrissent notre compréhension de la crise et mettent en cause de manière souvent pertinente la casse des services publics, le libre-échange, le mondialisation, le néolibéralisme.
Or, parmi les causes profondes de cette crise sanitaire, il semble que l’origine du Covid-19 ait un lien étroit avec la crise environnementale. L’article du Monde diplomatique de mars 2020, intitulé « contre les pandémies : l’écologie », de Sonia Shah, a fourni au mouvement social une des premières analyses établissant un lien entre le Covid-19 et le saccage environnemental : destruction des habitats et des écosystèmes, déforestation massive, élevage industriel et libre-échange ont pour effet d’accroître les risques de contacts entre les animaux sauvages et les humains et d’engendrer de nouvelles maladies contre lesquelles nos organismes ne sont pas protégés. Bien d’autres articles ou analyses ont suivi depuis, montrant par exemple le rôle de la pollution de l’air sur nos organismes, et à défaut de pouvoir les citer, nous renvoyons le lecteur vers plusieurs sites de médias indépendants comme Reporterre, Mediapart, Bastamag, Alternatives économiques…
A l’évidence, il faut donc se préparer à d’autres crises causées par la destruction de l’environnement. Face à cela, il va falloir lutter, encore plus fort. Notre conviction est que la CGT ne peut pas rester à l’écart des luttes climatiques et écologistes qui se développent ni laisser ses militant.e.s y participer seulement à titre individuel. Il devient nécessaire que la CGT s’y engage pleinement et mobilise ses militants pour construire ces luttes de manière unitaire avec les associations, ONG, syndicats, simples travailleurs.es. engagé.e.s pour éviter la catastrophe et rompre avec le système économique responsable de celle-ci. Pour autant, il ne s’agit pas de faire de l’activisme sans penser ni la crise écologique ni notre stratégie militante. L’article qui suit a notamment pour objectif d’ouvrir la discussion à l’intérieur du syndicat et de la CGT, de mettre en garde contre certaines impasses et de proposer des perspectives de lutte.

Protection de l’environnement et du climat : un enjeu vital

Sur la crise environnementale et climatique, il convient tout d’abord d’éviter tout discours catastrophiste mais plutôt de s’appuyer sur ce que nous apprend la science. Il ne nous appartient pas non plus ici de nous positionner de manière catégorique à l’égard des thèses sur l’effondrement et la collapsologie. Pour autant, il ne semble pas exagéré d’écrire que l’écologie constitue d’ores et déjà une question de vie, et de mort. La pollution tue, c’est une réalité, et il est plus que temps d’ouvrir les yeux. Ironie de l’histoire, d’après François Gemenne, membre du GIEC, la baisse du nombre de décès due à la diminution de la pollution de l’air en Chine est supérieure au nombre de morts du Covid-19. Il ne s’agit donc pas seulement de s’inquiéter des dégâts sociaux et humains énormes qui se profilent à l’avenir en raison du réchauffement climatique, il faut d’ores et déjà agir pour protéger la vie des travailleur.se.s.
Or, force est de constater que la plupart des syndicats, et le nôtre en particulier, accusent un certain retard au niveau de la prise de conscience écologiste. Ainsi, pour un certain nombre de camarades, l’écologie serait toujours un truc de « bobos », pour le dire vite et de manière un peu caricaturale. La CGT est sans doute également victime d’un héritage idéologique qui la pénalise sur les questions environnementales. On pense en particulier à la question du nucléaire que la CGT continue à défendre pour des raisons historiques et politiques. Oui, mais voilà, le monde a changé, les questions environnementales s’imposent à tous.te.s et la CGT doit intégrer l’écologie dans ses revendications et ses pratiques. Gageons que les jeunes militants qui sont à juste titre souvent plus sensibles à la protection du climat et de l’environnement vont l’y pousser dans ce sens.
La CGT a une responsabilité importante en la matière car notre organisation constitue une des principales forces militantes de la société française avec environ 600 000 adhérents et beaucoup de militant.e.s compétent.e.s et dévoué.e.s. Surtout, sa ligne peu ou prou anticapitaliste, ou à tout le moins de « transformation sociale », lui confère une responsabilité particulière et permettrait aux travailleur.se.s de dynamiser les luttes environnementales. Beaucoup de militant.e.s qui n’en peuvent plus de cette société inégalitaire et dévastatrice pour l’environnement considèrent que la crise du Covid-19 peut ouvrir les yeux des travailleur.se.s sur les tares du capitalisme et voient là enfin une occasion de rompre avec ce système. Dans ce contexte, la CGT doit contribuer à changer de monde, de modèle et engager ses forces pour sortir du capitalisme et de la crise environnementale.
Enfin, il est nécessaire que la CGT et toutes les forces militantes anticapitalistes n’abandonnent pas le combat écologiste à d’autres. En effet, la mouvance écologiste est très hétérogène et comporte nombre de faux amis, de tartuffes de l’écologie, ainsi que de vrais adversaires de classe.

Mouvance écologiste : illusions, faux amis et vrais adversaires

L’une des principales illusions de l’action écologiste consiste à promouvoir avant tout une écologie des petits gestes. Il s’agit probablement de la modalité d’action la plus défendue et la plus consensuelle mais aussi la plus inoffensive et conforme aux intérêts des dominants. Pourtant, nul besoin de chercher bien loin pour constater l’impasse d’une telle posture. Nicolas Hulot l’indique lui-même dans une entrevue accordée au Parisien, le 14 octobre 2019 : les efforts individuels permettraient de « faire 20 % du chemin vers les objectifs climatiques ». Seulement 20 % pourrait-on lui rétorquer ? C’est donc bien peu. Quid des 80 % restants ? Cette écologie des petits gestes, éco-responsable, éco-citoyenne est parfaitement en phase avec la logique capitaliste et néolibérale, ce que montre par exemple le philosophe Grégoire Chamayou dans son essai, La société ingouvernable. Retraçant la généalogie du libéralisme autoritaire, il documente le fait que le néolibéralisme constitue historiquement la réponse organisée par la classe dominante à la crise que traversait le capitalisme dans les années 1968 ainsi qu’au puissant mouvement de contestation anticapitaliste, sociale, étudiante, féministe, anticapitaliste, écologiste, syndical de l’époque. Le néolibéralisme est donc la contre-offensive idéologique pour faire rentrer dans le rang les travailleur.se.s cherchant à s’émanciper. Par néolibéralisme, il faut entendre liberté pour le business, mais autoritarisme sur le plan politique. Ce n’est pas un hasard si le Chili de Pinochet fut le laboratoire des recettes néolibérales : dictature et liberté de faire du business, la recette convenait parfaitement aux capitalistes et inspira notamment Thatcher. En outre, le néolibéralisme invite les individus à se responsabiliser, à agir chacun de son côté sans rien attendre de l’État ou de la collectivité, et ce afin de mieux déresponsabiliser la classe dominante, les vrais pollueurs. Il reviendrait donc à l’individu et au consommateur de se responsabiliser et d’adopter les bons gestes éco-citoyens. Bien sûr, Il ne s’agit pas de nier ce que chacun.e peut faire pour éviter de polluer. Mais il semble illusoire et même dangereux de promouvoir cette écologie des petits gestes qui individualise, culpabilise, illusionne en faisant croire que la solution passerait par là.
Un autre discours écologiste dans lequel la CGT ne saurait se reconnaître est celui qui est défendu par certaines figures médiatiques. Nous pensons bien sûr à ces personnalités tout à fait capitalo-compatibles, à l’image de Nicolas Hulot ou de Pierre Rabhi (voir l’enquête du Monde diplomatique d’août 2018, intitulée "Frugalité et marketing : le système Pierre Rabhi"). Pour un certain nombre de ces personnalités, ce serait surtout le poids des lobbys anti-écologistes qu’il faudrait dénoncer et empêcher de nuire. Comme si derrière ces lobbys n’étaient pas impliqués la plupart des grands groupes capitalistes qui dominent l’économie et la société. Nous pensons à d’autres figures qui ont l’occasion de s’exprimer abondamment dans les médias dominants, à ces personnalités engagées pour le climat, parfois sponsorisées par des multinationales de l’énergie, et qui promeuvent dans leur écrasante majorité une écologie visant à ne corriger que les excès de nos modes de vie et qui ne remettent en cause ni le mode de production capitaliste, ni ne pointent les vrais responsables de la crise écologiste. Une vision de l’écologie souvent moralisatrice et apolitique qui épargne les pollueurs et les puissants. Nous reviendrons plus loin sur l’impasse du capitalisme vert et la croissance verte.
D’autres militant.e.s ou intellectuel.le.s engagées en faveur du climat et de l’écologie tiennent un discours tout à fait inquiétant. Pour ces individus, la fin justifiant tous les moyens et la démocratie étant jugée incapable d’agir efficacement contre le réchauffement climatique, il faudrait donc s’en remettre à un pouvoir autoritaire, une « bienveillante tyrannie » (Hans Jonas), un peu dans la lignée du despotisme éclairé, ou à un « gouvernement scientifique planétaire » afin de « maîtriser le facteur perturbant : l’homme » (Bernard Charbonneau), qui prendrait les mesures qui s’imposent, pour le bien des individus, puisque décidément ceux-ci sont bien trop ignorants et incapables de se plier aux mesures radicales et nécessaires imposées par le dérèglement climatique. Comme l’écrit la journaliste Anne-Cécile Robert dans Le monde diplomatique de janvier 2020 auquel nous renvoyons le lecteur, « les effets du réchauffement climatique et de la pollution à grande échelle paraissent si terrifiants – et ils le sont effectivement – qu’ils poussent sur le devant de la scène des idées monstrueuses ». L’astrophysicien Aurélien Barrau se déclarait ainsi favorable dans l’Express du 10 octobre 2018 à des « mesures coercitives, impopulaires, s’opposant à nos libertés individuelles ». Le climatologue François-Marie Bréon, dans Libération du 29 juillet 2018 déclarait également : « la lutte contre le changement climatique est contraire aux libertés individuelles, et donc sans doute à la démocratie ». Des propos qui font froid dans le dos.
Tout en nous gardant d’amalgames, il faut avoir conscience que le binôme écologie/gauche est une idée reçue très répandue. En effet, historiquement, l’écologie politique est très hétérogène et va de l’extrême gauche à l’extrême droite. Beaucoup seront surpris de l’apprendre mais le géographe Philippe Pelletier explique que « les régimes fasciste et nazi sont les premiers à légiférer à grand échelle sur les parcs nationaux […] la protection des animaux et l’agriculture biologique » (Anarchisme, vent debout, Le cavalier bleu, 2018). Il faut donc se montrer très vigilants et dénoncer les dangers d’un certain nombre d’idéologies dans lesquelles la CGT ne saurait se reconnaître. Il en est ainsi des misanthropes de tous poils qui voient en l’homme un ennemi de Mère nature ou de Gaïa, des adeptes du darwinisme social, du malthusianisme, de certains courants religieux, spiritualistes ou mystiques qui voient dans la nature l’oeuvre de Dieu, et de bien d’autres théories fort peu progressistes.
Nos revendications en matière de protection de l’environnement et notre engagement dans les luttes écologistes doivent donc prendre en compte ces critiques de fond. C’est ainsi que l’on pourra débattre et construire de véritables perspectives syndicales en faveur de l’écologie.

Nos luttes écologistes : anticapitalistes, unitaires et populaires

Pour des luttes écologistes anticapitalistes
Tout d’abord, les luttes écologistes doivent être anticapitalistes. L’anticapitalisme se fonde sur une analyse du fonctionnement de l’économie et de son impact sur l’environnement. Défendre l’environnement sans combattre le capitalisme ne mènera à rien de bon et risque d’être inefficace contre le dérèglement climatique. C’est bien le capitalisme, et la classe sociale qui domine ce système, qui sont les causes des énormes dégâts environnementaux. Ainsi, 70 % des gaz à effet de serre (GES) sont dus aux 100 entreprises les plus polluantes ! De nombreux spécialistes expliquent que nous sommes entrés dans une nouvelle ère géologique, l’anthropocène, marquée par l’impact des sociétés humaines sur la planète. Une autre analyse serait tout aussi pertinente, résumée par une nouvelle appellation, qui invite à qualifier cette ère de capitalocène, comme ère géologique provoquée par les profonds bouleversements engendrés par le capitalisme, depuis son développement, au début du 19ème siècle.
C’est bien le capitalisme qui pollue et qui détruit la planète. L’historien et sociologue Immanuel Wallerstein définit le capitalisme historique comme le système fondé sur l’accumulation illimitée du capital. Toujours plus de profit, toujours plus de production, de croissance, d’échanges, de transports polluants, de numérique, d’agro-industrie, de surexploitation des ressources planétaires, au profit d’une classe très minoritaire de propriétaires, entraîne nécessairement toujours plus de pollutions et de gaz à effet de serre. A cet égard, l’expression croissance verte ressemble à un oxymore.
Le capitalisme a par ailleurs engendré un modèle de société, la société de consommation, où la possession et l’accumulation de biens matériels sont centrales et a produit un certain type d’individu, modelé et poussé à intérioriser la logique marchande du capitalisme, du client, du consommateur, une sorte d’habitus capitaliste décrit par le sociologue Alain Accardo (« Vie et mort du petit-bourgeois Gentilhomme », Le Monde diplomatique, janvier 2020).
Enfin, le capitalisme s’est historiquement mondialisé de manière exponentielle depuis la seconde moitié du 20ème siècle et les capitalistes ont organisé la production sur le modèle du libre-échange, lequel a amplifié comme jamais auparavant la destruction de l’environnement et aggravé le dérèglement climatique. Telle qu’organisée par les capitalistes, la révolution des moyens de transport et de communication polluants et l’explosion du commerce mondial afin de conquérir de nouveaux marchés pour le compte des grandes firmes transnationales constitue une cause majeure de la crise écologique mondiale. Méfions-nous cependant des appels au protectionnisme, à la souveraineté des états ou au rétablissement des frontières : quand il s’agit de profits, les grands actionnaires n’ont pas de patrie et ne se soucient guère d’écologie du moment que les profits sont préservés.

Pour des luttes écologistes de classe
Le rejet du capitalisme ne doit pas être simplement moral ou philosophique, nourri par le dégoût des excès de ce système : culte de l’argent-roi, inégalités criantes, individualisme, marchandisation de la nature et du vivant. Le capitalisme repose sur un antagonisme de fond entre classes sociales, la grande bourgeoisie capitaliste d’un côté, prédatrice de l’environnement au nom du profit, et les classes dominées, de la petite bourgeoisie au prolétariat le plus exploité. Le capitalisme n’est pas une abstraction ou seulement un système. La raison d’être et d’agir de la classe dominante est la possession et l’accumulation du capital. Ce sont avant tout les très riches qui polluent le plus, à la fois par eux-mêmes et par leur mode de vie, mais surtout par l’organisation de l’économie et de la société qu’ils imposent dorénavant à l’ensemble de la planète.
Or, les capitalistes, le grand patronat, les financiers, ceux/celles qui gouvernent leur système, les dirigeants politiques, mais aussi tous ceux/celles, les intellectuels, patrons de presse et autres chiens de garde, ne se laisseront pas imposer une rupture avec le capitalisme destructeur de l’environnement sans réagir, loin de là. Les beaux projets écologistes, les beaux arguments, les belles postures ne suffiront pas convaincre la classe dominante : ceux-ci risquent fort de se fracasser sur les intérêts et les profits de la classe qui pollue la planète. Voici une ligne possible de fracture avec une partie des militants écologistes qui dénoncent la capitalisme destructeur du climat et de l’environnement mais qui ignorent ou minimisent le rapport de forces et l’antagonisme avec la classe capitaliste. Pour un certain nombre d’entre eux, il s’agirait de montrer l’exemple, de convaincre et de négocier pour parvenir à des changements radicaux en faveur de l’environnement. Il est à peu près certain qu’il ne peut en être ainsi. Remettre en cause le capitalisme et le stade mondialisé et libre-échangiste auquel il est parvenu à notre époque, ce sera toucher aux profits de la bourgeoisie et à sa raison d’être. Qui peut imaginer qu’elle se laissera convaincre juste avec de belles idées et de belles théories ? La grande bourgeoisie ne reculera que sous la contrainte, que parce les classes dominées, par leurs luttes massives et déterminées, ne lui laisseront pas le choix en se mobilisant massivement.

Pour une convergence des luttes sociales, populaires et écologistes
Nous l’avons vu au moment de la crise des gilets jaunes, la protection de l’environnement ne doit pas se faire contre les classes populaires. La taxe sur le carburant frappait bien plus et de manière très inégalitaire les millions de travailleur.se.s qui doivent prendre leur véhicule pour travailler et se déplacer. De plus, les classes populaires sont et seront les premières victimes de la crise environnementale. Nous avons pu en avoir un petit aperçu lors du confinement imposé par le Covid-19 : les premiers de cordée disposent de moyens bien supérieurs pour se protéger du virus et continuer à vivre de manière bien plus confortable que les familles enfermées dans des immeubles des quartiers populaires.
Il faudra donc militer pour faire converger les luttes. Au fil des mois ayant suivi le 17 novembre 2018, les revendications des gilets jaunes et des militants syndicaux et associatifs ont de plus en plus convergé, sans toutefois nier les difficultés, autour du thème : justice sociale, justice climatique. Lors de l’explosion de l’usine rouennaise du Lubrizol, notre syndicat et l’Union départementale CGT ont milité avec de nombreuses autres organisations (syndicats, associations, ONG…) et de nombreux citoyen.ne.s et travailleur.se.s dans le cadre d’un collectif mêlant luttes environnementales et sociales.
Il semble donc nécessaire de rassembler le plus largement possible et construire la convergence des luttes sociales, populaires et écologistes. Cela ne se fera clairement pas sans difficultés. Il faudra se parler, débattre, entendre les critiques, trouver des compromis et parvenir à des revendications communes bien au-delà de notre milieu et de nos habitudes réflexes de penser et d’action.

Le débat est donc lancé à travers les colonnes de notre journal. Il ne fait que commencer mais il s’impose à nous. Dès à présent, la dimension écologique doit systématiquement être prise en compte dans nos revendications, dans notre pratique militante et dans les luttes dont nous sommes partie prenante. Concrètement, nous pourrions intégrer les questions environnementales dans nos discussions en AG, en heures d’informations syndicales ou en commission exécutive, publier des articles et des tracts, porter ces revendications lors des prochains congrès fédéraux et interprofessionnels.
L’urgence environnementale renforce notre conviction qu’il faut rompre avec le capitalisme. Au sein du milieu militant, y compris à l’intérieur de notre syndicat et de nos structures interprofessionnelles, les débats seront intenses, à n’en pas douter, mais constructifs et efficaces, nous l’espérons. Il n’est plus temps de se contenter de défendre, comme le font une partie de nos structures fédérales ou confédérales sans l’assumer ouvertement, une sorte de social-démocratie qui serait plus authentique et sociale que celle qui s’est convertie au libéralisme et a depuis longtemps cessé de combattre le capitalisme. La CGT doit militer sur des bases ouvertement anticapitalistes et préparer le socialisme, tel que le défendait le mouvement ouvrier depuis ses origines : socialisation des moyens de production et d’échange en tenant compte des impératifs écologiques, expropriation des propriétaires/pollueurs, autogestion, auto-organisation des travailleur.se.s, démocratie directe et planification démocratique et écologique. Le combat ne fait que commencer.

Par Guillaume


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Brèves

Lubrizol : 1 an après on oublie pas ! Réunion publique le 25 septembre, manifestation le 26 septembre

mardi 8 septembre

Réunion publique d’information sous chapiteau Vendredi 25 septembre 2020 de 18 à 20h A la Friche Lucien, place Carnot, ROUEN
Jeudi MANIFESTATION Samedi 26 septembre 13h30 Rendez-vous devant : LUBRIZOL (quai de France)

Télécharger et diffuser :

Ecoles Delaunay en action le 22 janvier 2020 pour revenir en REP+

jeudi 23 janvier

Lors de l’animation pédagogique du mercredi 22 janvier 2020 sur « les élèves à besoins particuliers », les enseignants ont rappelé leur exigence de classer les écoles maternelle Delaunay-Laurencin et élémentaire Sonia Delaunay de Dieppe (Val Druel) en REP+. En effet, elles sont sorties de l’Éducation Prioritaire en 2014 et ont été exclues des dispositifs REP et REP+ alors qu’elles répondent à tous les critères pour être classées en REP+. Son rang (64ème) au niveau académique la situe au même niveau que les écoles de REP+ du Havre ou de Rouen Nord.

Tous les enseignant·e·s des deux écoles sont venu·e·s avec un tee-shirt rappelant leur exigence et ont pris la parole en début d’animation. À l’issue de l’animation, l’urne était disponible pour pouvoir faire voter au référendum d’initiative populaire.

La CGT Éduc’action 76 soutient les collègues dans leurs actions.

Motion de soutien aux salariés de la Chapelle d’Arblay

mercredi 18 septembre 2019

Les camarades de la CGT Educ’action Haute-Normandie réunis en Assemblée générale de rentrée le 16 septembre 2019 à Maromme expriment leur soutien aux salariés de la Chapelle Darblay, menacés de licenciement.
Dans le secteur privé, les fermetures de site et les plans de licenciement se multiplient. Dans les services publics, ce sont les suppressions de postes massives et la dégradation des conditions de travail.
De plus, la réforme des retraites est une attaque contre l’ensemble des salariés.

  • Zéro licenciement !
  • Non à la fermeture des sites !
  • Non à la casse des services publics !
  • Non à la réforme des retraites ! Luttons tous ensemble !

Motion adoptée à l’unanimité par l’AG des syndiqué-e-s CGT éduc’action Rouen

Fusion des académies : j’habite à Evreux, pourra-t-on me nommer à Cherbourg ?

vendredi 13 septembre 2019

La lettre de cadrage pour la fusion des académies de Caen et Rouen certifiait que la gestion des personnels enseignants ne serait pas impacté jusqu’en 2022 (Mais en 2018 on nous jurait que la fusion n’était pas encore décidée). A en croire M. le Ministre, jusqu’à cette ce cas de figure n’existera pas. Mais après 2022 ça devient tout à fait possible pour les personnels du second degré. Le Rectorat a tout intérêt à ce que la souplesse et la mobilité des personnels soient maximales. Et avec l’affaiblissement du rôle des CAPA il sera encore plus compliqué d’influer sur les choix des services académiques, sans oublier que pour les contractuels ce « contrôle » est inexistant.

Une fusion des académies pour fermer des sections !

vendredi 13 septembre 2019

Le Rectorat et la Région Normandie lancent la réflexion pour une nouvelle carte de formation à la rentrée de septembre 2020. Ca ne sent pas bon du tout ! L’académie et la région de Normandie auront, si nous ne faisons pas reculer le Ministère, le même périmètre au 1° janvier. Les filières de formation, frontalières pour le moment, ou seulement identiques, seront à la prochaine rentrée dans la même académie. Ce sera une très bonne excuse pour fusionner et fermer par ci par là et pour récupérer les postes.