DÉFENDONS L’HÔPITAL PUBLIC, LES SERVICES PUBLICS ET NOS CONDITIONS DE TRAVAIL !

Ce n’est pas aux travailleurs/ses de payer pour leur crise !
mercredi 10 juin 2020
par  Luc De Chivré
popularité : 4%

LE 16 JUIN, JE FAIS GRÈVE ET JE MANIFESTE !
ROUEN 9h30 CHU – manif 10h30
DIEPPE 10h30 à la gare
le HAVRE 9h30 sous préfecture et 18h00 hôtel de ville
EVREUX : 7h00 rassemblement devant les urgences et 12h00 rassemblement devant la préfecture
VERNON : 15h00 rassemblement devant l’hôpital de Vernon

La crise du covid 19 est un véritable drame dans beaucoup de pays, tant sur le plan sanitaire que sur le plan social. Cette crise a révélé l’incapacité du système capitaliste à protéger la santé de la population après des années de politique néolibérale et de casse dans le secteur de la santé qui était au bord de la rupture lors de la crise.

Pour un monopole du service public de la santé !

En France, la gestion catastrophique et criminelle de cette crise par le gouvernement a pour conséquence 30 000 morts (4 fois plus qu’en Allemagne) et une crise sociale et économique énorme provoquée par le confinement autoritaire et répressif. La pénurie de masques et de tests a certainement nécessité ce confinement pour éviter le pire, mais cette pénurie est la suite logique de la dégradation des services publics de la santé et des privatisations. La polémique autour de l’hydroxychloroquine a révélé au grand jour la guerre menée entre les laboratoires et certains ego au détriment de la santé de la population. Pour éviter une telle situation catastrophique à l’avenir, il faut nationaliser les grands groupes pharmaceutiques et créer un monopole de service public de tout le secteur de la santé sous la gestion et le contrôle des travailleur-ses et de la population, allant des entreprises de fabrication de matériel médical et de l’industrie pharmaceutique jusqu’à l’hôpital.

Ne payons pas pour leur crise !

Le gouvernement Macron-Philippe se sert de cette crise économique (- 11 % du PIB prévu sur l’année 2020) et de l’état d’urgence sanitaire pour attaquer tous nos conquis sociaux (le peu qu’il nous reste). Augmentation du temps de travail, réduction des congés payés, baisse des salaires (avec des accords de performance) et maintien, voire accélération, des restrictions budgétaires pour les services publics. De plus, ce gouvernement au service du MEDEF fait des cadeaux de plusieurs milliards d’euros aux grands groupes qui se précipitent ensuite pour fermer des usines et licencier massivement, comme Renault. Par miracle, le gouvernement trouve d’un seul coup des dizaines de milliards d’euros ! Enfin, la réforme des retraites à points n’est pas enterrée comme l’a fait savoir l’entourage de Macron à la presse et il faut donc se préparer à de nouvelles attaques.

Défendons les services publics !

Pour les hospitaliers, l’hypocrisie de Macron atteint des sommets : le 14 juillet, il va leur distribuer des médailles et en même temps, poursuivre la fermetures de lits et les suppressions de postes dans les hôpitaux. Dans l’Éducation nationale, après une gestion catastrophique du confinement puis de la reprise le 11 mai (sans protection correcte des personnels et des élèves), Blanquer compte bien poursuivre sa politique en se servant lâchement de la crise sanitaire : suppressions de postes, classes surchargées, poursuite du télé-travail, casse de nos statuts ou encore mise en place des 2S2C (« dispositif éducatif et ludique » Sport-Santé-Culture-Civisme). Selon le conseil scientifique, l’épidémie n’est pas terminée, mais « sous contrôle ». Blanquer veut néanmoins remettre tout le monde à l’école, même sans masques

Luttons toutes et tous ensemble – le 16 juin une première étape

Le 16 juin, les salariés de la santé appellent à la grève pour réclamer des moyens, des meilleures conditions de travail et des augmentations de salaires. Des secteurs comme la Chimie et d’autres services publics y appellent également. Récemment, des grèves et des manifestations des travailleurs de Renault, de nombreux rassemblements des salariés de la santé et les manifestations énormes de la jeunesse contre le racisme et les violences policières ont montré que nous avons tout intérêt à lutter tous ensemble contre cette politique au service des capitalistes, cause de tout cela. Le 16 juin doit être une première étape de la reprise d’une lutte générale. Nous, les enseignants et l’ensemble des personnels de l’Éducation avons toutes les raisons de participer à cette mobilisation et de soutenir les soignants.

LA CGT EDUC’ACTION REVENDIQUE :

  • L’amélioration du service public de santé avec création de postes, réouvertures des hôpitaux, de lits dans tous les services pour répondre aux besoins de santé de la population ;
  • Des tests de dépistage réguliers pour l’ensemble des personnels et des élèves, mais aussi pour toute la population, afin d’éviter des mesures trop restrictives.
  • Des masques gratuits en nombre suffisant, aux normes, pour les personnels et les élèves, et aussi pour toute la population
  • Des maxima de 15 élèves par classe, et moins en REP et REP+, toute l’année scolaire 2020/2021, de l’école au lycée, hors épidémie, afin de rattraper le retard scolaire de cette année, et de 10 élèves par classe si l’épidémie est toujours présente.
  • Un service public gratuit de la télé-communication accessible à tous avec un débit permettant d’accéder à internet facilement pour tous.
  • La création d’un véritable statut dans la Fonction Publique pour les AESH et leur titularisation à temps plein et une réelle formation initiale et continue.
  • Un recrutement très massif, en urgence, qui passe par la titularisation sans conditions de tous les précaires, et des stagiaires 2019, et une attribution sans examen du concours à tous les inscrits, pour les enseignants et les personnels d’entretien
  • Une annulation de toutes les suppressions de postes et fermetures de classe
  • Un recrutement d’urgence et massif de personnels de vie scolaire, techniques, assistantes sociales et médico-scolaires titulaires

LA CGT EDUC’ACTION ENCOURAGE L’ENSEMBLE DES PERSONNELS DE L’ÉDUCATION À FAIRE GRÈVE LE 16 JUIN ET À MANIFESTER AVEC LES SALARIÉ.E.S DE LA SANTÉ ET DES AUTRES SECTEURS !
ROUEN : 9h30 CHU - manif 10h30
DIEPPE 10h30 à la gare
le HAVRE 9h30 sous préfecture et 18h00 hôtel de ville
appel de la CGT éduc’action 76

Pour l’Eure :
EVREUX : 7h00 rassemblement devant les urgences et 12h00 rassemblement devant la préfecture
VERNON : 15h00 rassemblement devant l’hôpital de Vernon

Lire aussi l’appel intersyndical CGT éduc’action, FNEC-FP-FO, FSU, SNCL, SUD éducation

Et le même jour défendons aussi Anthony Smith à 12h30 à la Cité Administrative (quai Jean Moulin)



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Brèves

Lubrizol : 1 an après on oublie pas ! Réunion publique le 25 septembre, manifestation le 26 septembre

mardi 8 septembre

Réunion publique d’information sous chapiteau Vendredi 25 septembre 2020 de 18 à 20h A la Friche Lucien, place Carnot, ROUEN
Jeudi MANIFESTATION Samedi 26 septembre 13h30 Rendez-vous devant : LUBRIZOL (quai de France)

Télécharger et diffuser :

Ecoles Delaunay en action le 22 janvier 2020 pour revenir en REP+

jeudi 23 janvier

Lors de l’animation pédagogique du mercredi 22 janvier 2020 sur « les élèves à besoins particuliers », les enseignants ont rappelé leur exigence de classer les écoles maternelle Delaunay-Laurencin et élémentaire Sonia Delaunay de Dieppe (Val Druel) en REP+. En effet, elles sont sorties de l’Éducation Prioritaire en 2014 et ont été exclues des dispositifs REP et REP+ alors qu’elles répondent à tous les critères pour être classées en REP+. Son rang (64ème) au niveau académique la situe au même niveau que les écoles de REP+ du Havre ou de Rouen Nord.

Tous les enseignant·e·s des deux écoles sont venu·e·s avec un tee-shirt rappelant leur exigence et ont pris la parole en début d’animation. À l’issue de l’animation, l’urne était disponible pour pouvoir faire voter au référendum d’initiative populaire.

La CGT Éduc’action 76 soutient les collègues dans leurs actions.

Motion de soutien aux salariés de la Chapelle d’Arblay

mercredi 18 septembre 2019

Les camarades de la CGT Educ’action Haute-Normandie réunis en Assemblée générale de rentrée le 16 septembre 2019 à Maromme expriment leur soutien aux salariés de la Chapelle Darblay, menacés de licenciement.
Dans le secteur privé, les fermetures de site et les plans de licenciement se multiplient. Dans les services publics, ce sont les suppressions de postes massives et la dégradation des conditions de travail.
De plus, la réforme des retraites est une attaque contre l’ensemble des salariés.

  • Zéro licenciement !
  • Non à la fermeture des sites !
  • Non à la casse des services publics !
  • Non à la réforme des retraites ! Luttons tous ensemble !

Motion adoptée à l’unanimité par l’AG des syndiqué-e-s CGT éduc’action Rouen

Fusion des académies : j’habite à Evreux, pourra-t-on me nommer à Cherbourg ?

vendredi 13 septembre 2019

La lettre de cadrage pour la fusion des académies de Caen et Rouen certifiait que la gestion des personnels enseignants ne serait pas impacté jusqu’en 2022 (Mais en 2018 on nous jurait que la fusion n’était pas encore décidée). A en croire M. le Ministre, jusqu’à cette ce cas de figure n’existera pas. Mais après 2022 ça devient tout à fait possible pour les personnels du second degré. Le Rectorat a tout intérêt à ce que la souplesse et la mobilité des personnels soient maximales. Et avec l’affaiblissement du rôle des CAPA il sera encore plus compliqué d’influer sur les choix des services académiques, sans oublier que pour les contractuels ce « contrôle » est inexistant.

Une fusion des académies pour fermer des sections !

vendredi 13 septembre 2019

Le Rectorat et la Région Normandie lancent la réflexion pour une nouvelle carte de formation à la rentrée de septembre 2020. Ca ne sent pas bon du tout ! L’académie et la région de Normandie auront, si nous ne faisons pas reculer le Ministère, le même périmètre au 1° janvier. Les filières de formation, frontalières pour le moment, ou seulement identiques, seront à la prochaine rentrée dans la même académie. Ce sera une très bonne excuse pour fusionner et fermer par ci par là et pour récupérer les postes.