COVID-19 dans les écoles et collèges : nous voulons de la transparence et une véritable protection !

communiqué de la CGT éduc’action 76
mercredi 1er juillet 2020
par  Luc De Chivré
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Depuis une semaine, en Seine-Maritime, et plus particulièrement à Rouen et dans son agglomération, des cas de COVID-19 touchent plusieurs écoles ou collèges : l’école primaire PERGAUD à St Etienne du Rouvray, l’école maternelle GRAINDOR à Rouen, l’école élémentaire DEBUSSY à Rouen, l’école élémentaire PICASSO du Petit-Quevilly, l’école maternelle des SAPINS à Rouen, les collèges SAINT-SAENS et BOIELDIEU à Rouen.
Cela fait aussi une semaine et demie que le protocole sanitaire pour les écoles et les établissements scolaires a été très fortement assoupli pour pouvoir accueillir tous les élèves mais sans se donner les moyens humains et matériels pour une protection maximale, laquelle passe par le port du masque, des effectifs de classe très allégés et une désinfection très régulière de l’ensemble des classes et des locaux.
Alors que plusieurs foyers épidémiques ont été identifiés en Seine-Maritime depuis juin et que le taux de reproduction effectif du virus en Normandie est de 1,37, et sans doute plus élevé en Seine-Maritime, le Rectorat de Rouen ne joue pas la transparence. Au Comité Technique Académique du 24 juin, la CGT Educ’action a interpellé sans succès Mme la Rectrice pour en savoir plus sur le périmètre de l’Académie de Rouen : dans quelles écoles ou établissements des cas de COVID ont-ils été suspectés et confirmés ? Dans quelle villes ou quartiers existe-t-il des foyers épidémiques ? Quels établissements et écoles sont dans cette zone ? Quelles mesures ont été prises pour la protection des personnels et des élèves ?
Obtenir ces réponses aurait pourtant été pour la CGT Educ’action le seul moyen de vérifier que ni les personnels, ni les élèves, ni les familles, n’étaient exposés à un risque accru de contamination à la COVID-19, alors même qu’il est difficile sur le terrain de comprendre la logique des décisions qui sont prises. A l’école GRAINDOR, après la détection d’un cas, toute la classe est en quatorzaine,mais l’école est restée tout de même ouverte. L’école PERGAUD et l’école des SAPINS ont logiquement été fermées mais dans les collèges, seuls les cas contacts sont à l’isolement. Hormis à PERGAUD, il semble qu’aucune campagne de tests massifs pour les parents, enfants et personnels n’ait été mise en place.
Avant la réouverture complète des écoles et établissements scolaires, aucun test sur les personnels et les enfants n’a été effectué. Les premiers foyers en Seine-Maritime ont pourtant été détectés à la mi-juin, et des cas étaient déjà apparus dans des écoles. Mme la Rectrice a confirmé le 24 juin qu’elle appliquait sans sourciller les consignes gouvernementales alors que la situation dans le périmètre de Rouen nécessite d’agir différemment. Malgré une demande forte de la CGT Educ’action, appuyée par la FSU et FO présents au Comité technique Académique, la Rectrice a refusé le droit aux personnels vivant avec une personne fragile et intervenant dans les zones géographiques où il y a un foyer épidémique de rester en distanciel pour éviter tout risque de contracter le virus. Le message que renvoient le Ministère et le Rectorat est clair : on rouvre tout, mais sans garantie sanitaire suffisante ! La CGT Educ’action souhaite également que nous puissions accueillir tous les élèves, de la maternelle au lycée, et aussi dans le supérieur, mais pas au mépris de la santé.

La CGT Educ’action a demandé lors du dernier Comité Technique Académique :

  • des moyens de protection sanitaires, en particulier des masques FFP2 ou chirurgicaux, gratuits, aux normes et en nombre suffisant pour tous.te.s, ainsi que des tests de dépistage réguliers pour l’ensemble des personnels et des élèves, mais aussi pour toute la population, et des moyens humains pour les effectuer ;
  • des maxima de 15 élèves par classe, et moins en REP et REP+, toute l’année scolaire 2020/2021, hors épidémie et de 10 élèves par classe si l’épidémie est toujours présente avec une annulation des suppressions de postes et fermetures de classes ; 
  • un recrutement de titulaires massif et en urgence, pour l’enseignement, l’entretien, la vie scolaire, les services sociaux et médico-scolaires, recrutement qui passe par la titularisation sans conditions de tous les précaires et des stagiaires 2019, et par l’admission sans examen aux concours pour tou-tes les inscrit-es, la création d’un véritable statut dans la Fonction Publique pour les AESH et leur titularisation à temps plein ;
  • le renforcement des moyens et des prérogatives des CHSCT, de la médecine de prévention, des assistants de prévention ainsi que l’application du Code du Travail en matière de santé dans l’Education Nationale.

Rouen, le 1er juillet 2020


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Brèves

Ecoles Delaunay en action le 22 janvier 2020 pour revenir en REP+

jeudi 23 janvier

Lors de l’animation pédagogique du mercredi 22 janvier 2020 sur « les élèves à besoins particuliers », les enseignants ont rappelé leur exigence de classer les écoles maternelle Delaunay-Laurencin et élémentaire Sonia Delaunay de Dieppe (Val Druel) en REP+. En effet, elles sont sorties de l’Éducation Prioritaire en 2014 et ont été exclues des dispositifs REP et REP+ alors qu’elles répondent à tous les critères pour être classées en REP+. Son rang (64ème) au niveau académique la situe au même niveau que les écoles de REP+ du Havre ou de Rouen Nord.

Tous les enseignant·e·s des deux écoles sont venu·e·s avec un tee-shirt rappelant leur exigence et ont pris la parole en début d’animation. À l’issue de l’animation, l’urne était disponible pour pouvoir faire voter au référendum d’initiative populaire.

La CGT Éduc’action 76 soutient les collègues dans leurs actions.

Motion de soutien aux salariés de la Chapelle d’Arblay

mercredi 18 septembre 2019

Les camarades de la CGT Educ’action Haute-Normandie réunis en Assemblée générale de rentrée le 16 septembre 2019 à Maromme expriment leur soutien aux salariés de la Chapelle Darblay, menacés de licenciement.
Dans le secteur privé, les fermetures de site et les plans de licenciement se multiplient. Dans les services publics, ce sont les suppressions de postes massives et la dégradation des conditions de travail.
De plus, la réforme des retraites est une attaque contre l’ensemble des salariés.

  • Zéro licenciement !
  • Non à la fermeture des sites !
  • Non à la casse des services publics !
  • Non à la réforme des retraites ! Luttons tous ensemble !

Motion adoptée à l’unanimité par l’AG des syndiqué-e-s CGT éduc’action Rouen

Fusion des académies : j’habite à Evreux, pourra-t-on me nommer à Cherbourg ?

vendredi 13 septembre 2019

La lettre de cadrage pour la fusion des académies de Caen et Rouen certifiait que la gestion des personnels enseignants ne serait pas impacté jusqu’en 2022 (Mais en 2018 on nous jurait que la fusion n’était pas encore décidée). A en croire M. le Ministre, jusqu’à cette ce cas de figure n’existera pas. Mais après 2022 ça devient tout à fait possible pour les personnels du second degré. Le Rectorat a tout intérêt à ce que la souplesse et la mobilité des personnels soient maximales. Et avec l’affaiblissement du rôle des CAPA il sera encore plus compliqué d’influer sur les choix des services académiques, sans oublier que pour les contractuels ce « contrôle » est inexistant.

Une fusion des académies pour fermer des sections !

vendredi 13 septembre 2019

Le Rectorat et la Région Normandie lancent la réflexion pour une nouvelle carte de formation à la rentrée de septembre 2020. Ca ne sent pas bon du tout ! L’académie et la région de Normandie auront, si nous ne faisons pas reculer le Ministère, le même périmètre au 1° janvier. Les filières de formation, frontalières pour le moment, ou seulement identiques, seront à la prochaine rentrée dans la même académie. Ce sera une très bonne excuse pour fusionner et fermer par ci par là et pour récupérer les postes.

Mac Do Neufchâtel en Bray veut licencier une militante syndicale CGT !

vendredi 6 juillet 2018

Suite à un entretien disciplinaire une syndiquée CGT depuis un mois au McDonald’s de Neufchatel en Bray a été mise à pieds à titre conservatoire avant que ne soit décidé un licenciement. Les vrais motifs de cette mise à pied : la distribution de tracts dans les restaurants de cette franchise (Dieppe, Yvetot et Neufchâtel en bray) mentionnant les acquis obtenus au restaurant d’Elbeuf (13e mois, prime trimestrielles, congés enfants malades, arbre de Noël ...), et la crainte que les salariés reprennent eux aussi ces revendications !
Rassemblement Dimanche 8 juillet 18h45 devant le Mac Donald de Neufchâtel en Bray.