« Simplification des E3C » : la CGT Éduc’action exige toujours leur remplacement par des épreuves terminales nationales

Communiqué de l’Union nationale CGT éduc’action
jeudi 2 juillet 2020
par  Luc De Chivré
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Jean-Michel Blanquer a annoncé le 30 juin les modifications des épreuves communes de contrôle continu du baccalauréat (E3C), rebaptisées pour l’occasion « évaluations communes ».

Pour mémoire, ces E3C remplacent les épreuves terminales nationales des disciplines du « tronc commun » de première et terminale générale et technologique par des épreuves communes organisées localement en trois sessions (2 en première et une en terminale), avec des sujets choisis par les établissements dans une banque nationale de sujets.

Comptant pour 30 % de la note du baccalauréat, en plus de la prise en compte pour 10% des moyennes annuelles, ces E3C minent le caractère national de l’examen et contribuent à le transformer en baccalauréat « maison » inégalitaire pour les élèves.

C’est pour cette raison et parce que leur organisation dégradait les conditions d’études des élèves et de travail des personnels, qu’un mouvement des lycéen·nes et des personnels a eu lieu cet hiver pour refuser l’organisation de la première session.

Face à cette colère le ministre a répondu par une répression honteuse des élèves et des personnels.

La CGT Éduc’action continue d’exiger l’abandon de toute sanction contre les élèves et les personnels.

La « simplification » que vient d’annoncer le ministre ne répond nullement à la colère exprimée cet hiver.

De plus, leur organisation pendant les heures de cours rendra le caractère « commun » de l’évaluation totalement impossible : en dehors du cadrage de leur durée et du choix contraint des sujets, ces « évaluations communes » ne seraient que des devoirs surveillés.

De fait, le contrôle continu va compter pour 40 % de la note du baccalauréat avec des devoirs surveillés qui compteront 3 fois plus que les autres !

Pour la CGT Éduc’action, cette décision est inacceptable. La prise en compte du contrôle continu pour le baccalauréat démontre en ce moment même sa nocivité pour la session 2020.

Le ministre poursuit donc sa politique de casse du baccalauréat en tant qu’examen national et premier diplôme universitaire au bénéfice du tri des élèves via la sélection et Parcoursup.

La CGT Éduc’action continue d’exiger le retour d’un baccalauréat sans contrôle continu avec des épreuves terminales et nationales, permettant, pour les élèves, le libre accès aux licences de leur choix.

Elle entend donc poursuivre les mobilisations pour le retrait de la réforme Blanquer du lycée et du baccalauréat ainsi que de la loi ORE.

Montreuil, le 02 juillet 2020


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Brèves

Ecoles Delaunay en action le 22 janvier 2020 pour revenir en REP+

jeudi 23 janvier

Lors de l’animation pédagogique du mercredi 22 janvier 2020 sur « les élèves à besoins particuliers », les enseignants ont rappelé leur exigence de classer les écoles maternelle Delaunay-Laurencin et élémentaire Sonia Delaunay de Dieppe (Val Druel) en REP+. En effet, elles sont sorties de l’Éducation Prioritaire en 2014 et ont été exclues des dispositifs REP et REP+ alors qu’elles répondent à tous les critères pour être classées en REP+. Son rang (64ème) au niveau académique la situe au même niveau que les écoles de REP+ du Havre ou de Rouen Nord.

Tous les enseignant·e·s des deux écoles sont venu·e·s avec un tee-shirt rappelant leur exigence et ont pris la parole en début d’animation. À l’issue de l’animation, l’urne était disponible pour pouvoir faire voter au référendum d’initiative populaire.

La CGT Éduc’action 76 soutient les collègues dans leurs actions.

Motion de soutien aux salariés de la Chapelle d’Arblay

mercredi 18 septembre 2019

Les camarades de la CGT Educ’action Haute-Normandie réunis en Assemblée générale de rentrée le 16 septembre 2019 à Maromme expriment leur soutien aux salariés de la Chapelle Darblay, menacés de licenciement.
Dans le secteur privé, les fermetures de site et les plans de licenciement se multiplient. Dans les services publics, ce sont les suppressions de postes massives et la dégradation des conditions de travail.
De plus, la réforme des retraites est une attaque contre l’ensemble des salariés.

  • Zéro licenciement !
  • Non à la fermeture des sites !
  • Non à la casse des services publics !
  • Non à la réforme des retraites ! Luttons tous ensemble !

Motion adoptée à l’unanimité par l’AG des syndiqué-e-s CGT éduc’action Rouen

Fusion des académies : j’habite à Evreux, pourra-t-on me nommer à Cherbourg ?

vendredi 13 septembre 2019

La lettre de cadrage pour la fusion des académies de Caen et Rouen certifiait que la gestion des personnels enseignants ne serait pas impacté jusqu’en 2022 (Mais en 2018 on nous jurait que la fusion n’était pas encore décidée). A en croire M. le Ministre, jusqu’à cette ce cas de figure n’existera pas. Mais après 2022 ça devient tout à fait possible pour les personnels du second degré. Le Rectorat a tout intérêt à ce que la souplesse et la mobilité des personnels soient maximales. Et avec l’affaiblissement du rôle des CAPA il sera encore plus compliqué d’influer sur les choix des services académiques, sans oublier que pour les contractuels ce « contrôle » est inexistant.

Une fusion des académies pour fermer des sections !

vendredi 13 septembre 2019

Le Rectorat et la Région Normandie lancent la réflexion pour une nouvelle carte de formation à la rentrée de septembre 2020. Ca ne sent pas bon du tout ! L’académie et la région de Normandie auront, si nous ne faisons pas reculer le Ministère, le même périmètre au 1° janvier. Les filières de formation, frontalières pour le moment, ou seulement identiques, seront à la prochaine rentrée dans la même académie. Ce sera une très bonne excuse pour fusionner et fermer par ci par là et pour récupérer les postes.

Mac Do Neufchâtel en Bray veut licencier une militante syndicale CGT !

vendredi 6 juillet 2018

Suite à un entretien disciplinaire une syndiquée CGT depuis un mois au McDonald’s de Neufchatel en Bray a été mise à pieds à titre conservatoire avant que ne soit décidé un licenciement. Les vrais motifs de cette mise à pied : la distribution de tracts dans les restaurants de cette franchise (Dieppe, Yvetot et Neufchâtel en bray) mentionnant les acquis obtenus au restaurant d’Elbeuf (13e mois, prime trimestrielles, congés enfants malades, arbre de Noël ...), et la crainte que les salariés reprennent eux aussi ces revendications !
Rassemblement Dimanche 8 juillet 18h45 devant le Mac Donald de Neufchâtel en Bray.