Ni 29, ni 30, mais 25 par classe !

lundi 5 octobre 2020
par  Luc De Chivré
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C’est autour de ce slogan, cette revendication que les profs du collège du collège Branly, Grand Quevilly se sont mobilisés depuis fin janvier. La DHG (dotation horaire globale, donc la somme des heures d’enseignements allouées) prévoyait au moins 29 élèves par classe en 3ème, les profs ont fait une première grève début février (90% de grévistes). Reçus en audience à l’Inspection académique fin février, ils n’ont obtenu aucune avancée. Donc, nouvelle journée de grève et d’action le 13 mars (90 % de grévistes). Cet élan a été stoppé par le confinement. Fin juin, un courrier a été adréssé à l’Inspection académique suivi d’un rassemblement devant leurs locaux début juillet avec l’annonce de reprendre la mobilisation à la rentrée en septembre.

Classes surchargées dans un collège ex-Education prioritaire

Entre deux, l’Inspection académique avait ouvert des classes ailleurs, dans les collèges avec des effectifs comprable à ceux du collège Branly et de plus, avait rempli davantage le niveau de 6ème avec 28 élèves. Et cela dans un collège avec quatre dispositifs pour élèves à besoin particulier (ULIS, SEGPA, TSL – troubles spécifiques de langage, et FLS). Un collège qui compte de nombreux élèves issus des familles défavorisés, voire très défavorisés et qui a été sorti de ZEP (zone d’éducation prioritaire) en 2014 – malgré la résistance des enseignants.

Grève totale à la rentrée

Comme promis avant les vacances, les enseignants, très remontés contre cette politique de classes surchargées, ont fait une grève totale (100 % des titulaires, certifiés et PE en SEGPA) le 7 septembre, suivie de nombreuses actions. Rassemblement le jour-même devant l’Inspection académique, action symbolique classe en plein air « Nos élèves ne sont pas des sardines » et rassemblement de soutien avec les parents devant le collège. Trois articles dans Paris Normandie, le soutien affiché des parents et de la mairie ont augmenté la pression sur l’Inspection académique.

Néanmoins, la délégation des enseignants n’a obtenu aucune avancée, une fois de plus, lors de l’audience à l’Inspection académique le 8 septembre. Même pas quelques heures d’enseignement en plus ont été proposées et encore moins l’ouverture d’une classe.

Avec cette fermeté affichée et assumée, l’Inspection académique a réussi à décourager bon nombre des profs de Branly qui voulaient juste, assez modestement, exiger une Education de qualité pour leurs élèves. Le fait que cette lutte est restée isolée a joué aussi.

Elèves laissés sur le carreau et devoirs faits

Plus de 800 heures supplémentaires pour devoirs faits au collège Branly, mais hors de question d’attribuer 26 heures d’enseignement pour ouvrir une classe. Voilà la politique du gouvernement traduite localement par l’Inspection académique. Or, 700 HSE (heures supplémentaires) correspondent aux heures postes nécessaire pour une classe. On coule les élèves dans les classes surchargées, les élèves les plus en difficultés sont laissés sur le carreau et après on leur propose quelques heures de devoirs faits ?

Les enseignants du collège Branly ont lutté longtemps, mais n’ont pas gagné cette bataille. Mais il y en aura d’autres car la bataille pour des moyens à la hauteur des besoins, une réduction drastique des effectifs, donc pour une Education de qualité est centrale et cruciale.


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Brèves

Lubrizol : 1 an après on oublie pas ! Réunion publique le 25 septembre, manifestation le 26 septembre

mardi 8 septembre

Réunion publique d’information sous chapiteau Vendredi 25 septembre 2020 de 18 à 20h A la Friche Lucien, place Carnot, ROUEN
Jeudi MANIFESTATION Samedi 26 septembre 13h30 Rendez-vous devant : LUBRIZOL (quai de France)

Télécharger et diffuser :

Ecoles Delaunay en action le 22 janvier 2020 pour revenir en REP+

jeudi 23 janvier

Lors de l’animation pédagogique du mercredi 22 janvier 2020 sur « les élèves à besoins particuliers », les enseignants ont rappelé leur exigence de classer les écoles maternelle Delaunay-Laurencin et élémentaire Sonia Delaunay de Dieppe (Val Druel) en REP+. En effet, elles sont sorties de l’Éducation Prioritaire en 2014 et ont été exclues des dispositifs REP et REP+ alors qu’elles répondent à tous les critères pour être classées en REP+. Son rang (64ème) au niveau académique la situe au même niveau que les écoles de REP+ du Havre ou de Rouen Nord.

Tous les enseignant·e·s des deux écoles sont venu·e·s avec un tee-shirt rappelant leur exigence et ont pris la parole en début d’animation. À l’issue de l’animation, l’urne était disponible pour pouvoir faire voter au référendum d’initiative populaire.

La CGT Éduc’action 76 soutient les collègues dans leurs actions.

Motion de soutien aux salariés de la Chapelle d’Arblay

mercredi 18 septembre 2019

Les camarades de la CGT Educ’action Haute-Normandie réunis en Assemblée générale de rentrée le 16 septembre 2019 à Maromme expriment leur soutien aux salariés de la Chapelle Darblay, menacés de licenciement.
Dans le secteur privé, les fermetures de site et les plans de licenciement se multiplient. Dans les services publics, ce sont les suppressions de postes massives et la dégradation des conditions de travail.
De plus, la réforme des retraites est une attaque contre l’ensemble des salariés.

  • Zéro licenciement !
  • Non à la fermeture des sites !
  • Non à la casse des services publics !
  • Non à la réforme des retraites ! Luttons tous ensemble !

Motion adoptée à l’unanimité par l’AG des syndiqué-e-s CGT éduc’action Rouen

Fusion des académies : j’habite à Evreux, pourra-t-on me nommer à Cherbourg ?

vendredi 13 septembre 2019

La lettre de cadrage pour la fusion des académies de Caen et Rouen certifiait que la gestion des personnels enseignants ne serait pas impacté jusqu’en 2022 (Mais en 2018 on nous jurait que la fusion n’était pas encore décidée). A en croire M. le Ministre, jusqu’à cette ce cas de figure n’existera pas. Mais après 2022 ça devient tout à fait possible pour les personnels du second degré. Le Rectorat a tout intérêt à ce que la souplesse et la mobilité des personnels soient maximales. Et avec l’affaiblissement du rôle des CAPA il sera encore plus compliqué d’influer sur les choix des services académiques, sans oublier que pour les contractuels ce « contrôle » est inexistant.

Une fusion des académies pour fermer des sections !

vendredi 13 septembre 2019

Le Rectorat et la Région Normandie lancent la réflexion pour une nouvelle carte de formation à la rentrée de septembre 2020. Ca ne sent pas bon du tout ! L’académie et la région de Normandie auront, si nous ne faisons pas reculer le Ministère, le même périmètre au 1° janvier. Les filières de formation, frontalières pour le moment, ou seulement identiques, seront à la prochaine rentrée dans la même académie. Ce sera une très bonne excuse pour fusionner et fermer par ci par là et pour récupérer les postes.