Revalorisation : le ministre doit revoir sa copie

mardi 13 octobre 2020
par  Luc De Chivré
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Le ministère a présenté aux organisations syndicales ses derniers scénarii de revalorisation pour les personnels pour l’année 2021.

Le ministère a fait le choix de privilégier l’indemnitaire comme unique moyen de revalorisation des personnels.

Au vu des annonces salariales, la CGT Éduc’action ne peut que pointer l’inconséquence du ministère sur une question pourtant essentielle pour les personnels.

En effet, il n’y a toujours aucune piste sur le montant et les modalités de revalorisation concernant la programmation pluriannuelle annoncée par le gouvernement.

Pour le moment, donc, la revalorisation se limite toujours à 500 millions d’euros annuels à partir de 2022 (400 millions pour 2021).

Pire, sur cette somme, seuls 311 millions en rythme annuel seraient consacrés à une réelle augmentation du traitement des personnels.

260 millions seraient dédiés aux personnels enseignant·es, CPE et Psy-EN, sous la forme d’une « prime d’attractivité » dégressive selon l’ancienneté (l’échelon des enseignant·es) versée à partir de mai 2021. Ce n’est donc pas une augmentation de salaire via une refonte des grilles mais un dispositif qu’un futur gouvernement pourrait très facilement annuler.

Le ministère demande aux organisations syndicales de choisir entre 4 scenarii de versement de la prime à partir du 2e échelon jusqu’au 5e, 6e, 7e ou 8e du premier grade, soit seulement entre 14 et 42% des enseignant·es. Pour les autres, rien si ce n’est la promesse d’augmenter de 1700 le nombre de promotions annuelles à la hors classe.

Pour les autres catégories de personnels du ministère, seuls 51 millions sont budgétés, en priorité pour les directions d’écoles et les personnels de direction, voire de santé. Autrement dit, rien pour les personnels les plus mal payés, les catégories C ou les plus de 100 000 AESH.

Par ailleurs, le ministère se rend compte enfin que les enseignant·es se paient leurs outils de travail depuis des années (ordinateurs, imprimantes, consommables, forfait internet…) et promet une prime annuelle dès le 1er janvier de… 150 euros net par an (dispositif dont seraient exclu·es les CPE, Psy-En, enseigant·es stagiaires et professeur·es documentalistes !). Pour la CGT Éduc’action, cette prime, notoirement insuffisante, ne compense pas les dépenses des personnels et ne peut pas être considérée comme une revalorisation, comme le fait le ministère.

À la différence des premières annonces de février, le ministère ne parle plus d’heures supplémentaires imposées ou de paiement de formations en dehors du temps de travail. Pour la « revalorisation » de 2021, l’introduction de la prime d’équipement suite au confinement a absorbé le budget qu’il comptait y consacrer Le ministre compte toujours lier le programme de revalorisation pluriannuel à des contreparties qu’il appelle une « redéfinition des métiers », lors du « Grenelle de l’Éducation ».

Pour la CGT Éduc’action, il est hors de question de choisir entre des scenarii insuffisants et de séparer les discussions sur les annonces pour 2021, portant sur les débuts de carrière et celles sur le plan pluriannuel, concernant le reste des personnels.

Plus que jamais, la CGT Éduc’action exige une revalorisation salariale immédiate de 400€, une hausse de la valeur du point d’indice et des grilles indiciaires, sans contrepartie, pour TOUS les personnels de l’Éducation nationale.

Montreuil, le 13 octobre 2020


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Brèves

Lubrizol : 1 an après on oublie pas ! Réunion publique le 25 septembre, manifestation le 26 septembre

mardi 8 septembre

Réunion publique d’information sous chapiteau Vendredi 25 septembre 2020 de 18 à 20h A la Friche Lucien, place Carnot, ROUEN
Jeudi MANIFESTATION Samedi 26 septembre 13h30 Rendez-vous devant : LUBRIZOL (quai de France)

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Ecoles Delaunay en action le 22 janvier 2020 pour revenir en REP+

jeudi 23 janvier

Lors de l’animation pédagogique du mercredi 22 janvier 2020 sur « les élèves à besoins particuliers », les enseignants ont rappelé leur exigence de classer les écoles maternelle Delaunay-Laurencin et élémentaire Sonia Delaunay de Dieppe (Val Druel) en REP+. En effet, elles sont sorties de l’Éducation Prioritaire en 2014 et ont été exclues des dispositifs REP et REP+ alors qu’elles répondent à tous les critères pour être classées en REP+. Son rang (64ème) au niveau académique la situe au même niveau que les écoles de REP+ du Havre ou de Rouen Nord.

Tous les enseignant·e·s des deux écoles sont venu·e·s avec un tee-shirt rappelant leur exigence et ont pris la parole en début d’animation. À l’issue de l’animation, l’urne était disponible pour pouvoir faire voter au référendum d’initiative populaire.

La CGT Éduc’action 76 soutient les collègues dans leurs actions.

Motion de soutien aux salariés de la Chapelle d’Arblay

mercredi 18 septembre 2019

Les camarades de la CGT Educ’action Haute-Normandie réunis en Assemblée générale de rentrée le 16 septembre 2019 à Maromme expriment leur soutien aux salariés de la Chapelle Darblay, menacés de licenciement.
Dans le secteur privé, les fermetures de site et les plans de licenciement se multiplient. Dans les services publics, ce sont les suppressions de postes massives et la dégradation des conditions de travail.
De plus, la réforme des retraites est une attaque contre l’ensemble des salariés.

  • Zéro licenciement !
  • Non à la fermeture des sites !
  • Non à la casse des services publics !
  • Non à la réforme des retraites ! Luttons tous ensemble !

Motion adoptée à l’unanimité par l’AG des syndiqué-e-s CGT éduc’action Rouen

Fusion des académies : j’habite à Evreux, pourra-t-on me nommer à Cherbourg ?

vendredi 13 septembre 2019

La lettre de cadrage pour la fusion des académies de Caen et Rouen certifiait que la gestion des personnels enseignants ne serait pas impacté jusqu’en 2022 (Mais en 2018 on nous jurait que la fusion n’était pas encore décidée). A en croire M. le Ministre, jusqu’à cette ce cas de figure n’existera pas. Mais après 2022 ça devient tout à fait possible pour les personnels du second degré. Le Rectorat a tout intérêt à ce que la souplesse et la mobilité des personnels soient maximales. Et avec l’affaiblissement du rôle des CAPA il sera encore plus compliqué d’influer sur les choix des services académiques, sans oublier que pour les contractuels ce « contrôle » est inexistant.

Une fusion des académies pour fermer des sections !

vendredi 13 septembre 2019

Le Rectorat et la Région Normandie lancent la réflexion pour une nouvelle carte de formation à la rentrée de septembre 2020. Ca ne sent pas bon du tout ! L’académie et la région de Normandie auront, si nous ne faisons pas reculer le Ministère, le même périmètre au 1° janvier. Les filières de formation, frontalières pour le moment, ou seulement identiques, seront à la prochaine rentrée dans la même académie. Ce sera une très bonne excuse pour fusionner et fermer par ci par là et pour récupérer les postes.