Direction d’école L’autorité fonctionnelle est à combattre et il y a urgence.

jeudi 11 mars 2021
par  Luc De Chivré
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Lors de l’étude du projet de loi Rilhac au Sénat ce mercredi 10 mars, nous avons assisté à un nouveau revirement de position de la part du ministre Blanquer, comme il l’avait d’ailleurs déjà fait lors de la loi « École de la confiance ».

Alors qu’il avait extirpé la notion « d’autorité fonctionnelle » du texte présenté à l’Assemblée nationale, le ministre ne s’est pas privé hier, avec l’accord et le soutien de la majorité présidentielle, de revenir sur « ses engagements » et d’affirmer qu’il était désormais "favorable à la délégation de compétences". Cette volte-face de la part du ministre n’est pas une surprise. Il utilise toutes les opportunités politiques qui s’offrent à lui et qui lui permettent d’aller plus loin dans sa volonté d’exploser définitivement le cadre actuel de l’École, et ce malgré les urgences de la crise sanitaire qu’il a du mal à traiter. Cette décision supprime toute collégialité dans les écoles et donne un pouvoir très clairement hiérarchique aux directrice·teurs. Demain, le Grenelle de l’Éducation et ses conclusions lui serviront tout autant de prétexte pour casser nos statuts, nos missions et nos grilles de rémunération.

Le Sénat et le ministre introduisent les emplois fonctionnels avec autorité fonctionnelle et délégation de prérogatives des IEN aux directrice·teurs. Cette mesure et l’absence de cadre strict vont engendrer des dérives dans le fonctionnement des équipes et instaurer une autorité hiérarchique entre directrice·teurs et adjoint·es (avec la possibilité d’évaluation par exemple…). Le ministre instaure une pression supplémentaire et une mainmise complète sur les directrice·teurs qui en souffrent déjà trop.

La question de la direction d’école traverse nos classes et les couloirs du ministère depuis des années. Les personnels ne demandent ni statut ni autorité fonctionnelle et l’ont rappelé une nouvelle fois en décembre 2019 lors de la concertation ministérielle en s’exprimant à près de 90% contre. Ce n’est pas cette absence qui empêche les équipes de fonctionner. La crise sanitaire a d’ailleurs montré qu’elles étaient tout à fait capables de travailler sans statut de direction ou d’établissement. Leurs principaux problèmes venaient de l’absence manifeste de l’autorité administrative au quotidien, de leur manque de temps, d’aide administrative, de leur faible rémunération ou de leur trop faible formation.

Sans attendre le second passage à l’Assemblé nationale de ce projet de loi, la CGT Éduc’action appelle les personnels à se réunir et à décider collectivement des modalités d’action pour s’opposer à cette dangereuse transformation de l’École. Elle continue de porter ses revendications pour exiger un temps de décharge suffisant pour chaque école et directeur·trice (et qu’il soit assuré par un·e collègue dédié·e à ces remplacements), l’abandon de toutes les tâches administratives inutiles et inappropriées, une aide apportée par des personnels administratifs Fonction publique d’État dans les écoles, une création massive de postes, une augmentation des rémunérations et des bonifications indiciaires.

Montreuil, le 11 mars 2021


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Brèves

Mouvement 2019 des personnels ATSS :

samedi 22 décembre 2018

Mouvement inter-académique des AAE et des SAENES :
La saisie des voeux doit se faire du 11 décembre 2018 au 8 janvier 2019. La CAPN des SAENES aura lieu le 19 mars 2019, et celle des AAE le 21 mars 2019.

Mouvement à gestion déconcentrés ADJAENES
la pré-inscription se fera du 10 janvier 2019 au 7 février 2019. Le reste du calendrier sera en fonction des académies demandées.

Mouvement à gestion déconcentrés des ATRF
la pré-inscription se fera du 10 janvier 2019 au 7 février 2019. Le reste du calendrier sera en fonction des académies demandées.

La pédagogie Nutella ou le collège 2016... vu à la TV !

lundi 20 avril 2015

La réforme du collège 2016 agite le Landerneau enseignant depuis quelques semaines. Elle inquiète aussi à juste titre les parents qui se demandent bien ce que ledit collège réformé fera avec leur progéniture.

Pour rassurer tout le monde, la télévision publique nous montre à quoi ressemblera le collège 2016, dans deux reportages successifs. En effet, le collège réformé s’inspire de dispositifs innovants qui existent déjà dans quelques établissements expérimentaux.

Alors savourons cet avant-goût du collège nouveau...

Lire la suite sur le site La Vie Moderne

Chatel : "Certaines mesures vont dans le bon sens"

lundi 20 avril 2015

C’est le spécialiste des réformes destructrices Chatel qui ont mis à mal le lycée général et liquidé la voie STI qui nous le dit.
On constate facilement où Vallaud-Belkacem trouve son inspiration !

"Que les conservateurs tombent les masques !"

lundi 20 avril 2015

Voici le titre de l’interview de Vallaud-Belkacem au très réactionnaire journal Le Point.
Notre seule réponse à NVB : "Que les néo-libéraux tombent également le masque !"

4 pages spécial Retraités de la FERC

samedi 31 août 2013

Au sommaire : Conférence de l’UFR... les retraités à l’offensive ! - Quelle UFR, quelle structure ? - Place des retraités dans la CGT - Continuité syndicale et renforcement - Impressions croisées
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Au sujet des dépenses scolaires…

jeudi 22 août 2013

Chaque année, à l’approche de la rentrée, on retrouve dans les médias des articles plus ou moins bien renseignés sur les "dépenses de la rentrée des classes". Je les parcours toujours avec un peu d’agacement quand ils mettent en avant les nouveaux cartables, les vêtements, les classeurs, les crayons et les compas, les garderies et les cantines.
Parler de ces frais là, c’est évoquer l’arbre pour cacher la forêt. Les cartables et les compas durent facilement plusieurs années et les vêtements ne me semblent pas être une dépense scolaire : mes filles iraient-elles nues si l’école n’existait pas ? Idem pour la cantine : il faut manger même en dehors de l’obligation scolaire. Admettons pour la garderie des petits. Ce qui m’interpelle, ce sont les frais dont on parle moins et qui pourtant jalonnent bien le parcours scolaire des jeunes.
Lire la suite sur le site de l’Ecole démocratique

Ecole élémentaire : en France, le nombre d’élèves par enseignant supérieur à la moyenne OCDE (Depp)

vendredi 16 août 2013

Selon la revue "L’Éducation natio­nale en chiffres" de la Depp, le taux d’encadrement dans les écoles élémen­taires fran­çaises se situe en des­sous de la moyenne des pays de l’OCDE.
Le taux d’encadrement dans les écoles élémen­taires fran­çaises est en des­sous de la moyenne des pays de l’OCDE, selon la revue "L’Éducation natio­nale en chiffres" éditée par la Depp et parue en juillet 2013.
Dans les pays de l’OCDE, le nombre moyen d’élèves par ensei­gnant était à ce niveau de 15,4, en 2011 contre 18,4 en moyenne en France.

Loire-Atlantique / Rythmes : lettre ouverte des UD CGT, FO, FSU et Solidaires au DASEN et aux 26 maires de Loire-Atlantique appliquant la réforme en 2013

samedi 29 juin 2013

Depuis plusieurs mois, nos organisations syndicales ne cessent de dénoncer la précipitation et les dangers contenus dans la réforme des rythmes scolaires. Si les appréciations de nos syndicats respectifs peuvent diverger sur l’analyse de la loi Peillon et de son volet sur les rythmes scolaires, cela ne nous empêche en rien de partager nombre de points de vue sur les effets néfastes de cette réforme. Les propos volontaristes des municipalités ayant décidé de s’engager dès septembre 2013 dans la mise en œuvre du pan de réforme sur les rythmes ne résistent pas à un l’examen pragmatique. Pour notre part cette réforme relève plus d’un projet politique portant sur la territorialisation de l’École que sur les effets bénéfiques pour les enfants et les familles.
L’intention gouvernementale affiche une volonté de servir la réussite scolaire des élèves. Nous pensons qu’il y a loin du discours à une réalité qui malmène aussi les personnels concourant aux rythmes éducatifs des enfants. Les campagnes de communication politiciennes ne peuvent dissimuler les malaises grandissant autour de la rentrée 2013 précipitée.
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