Métropole-Rouen-Normandie : non aux fonds publics pour l’enseignement supérieur privé

communiqué commun d’associations, organisations syndical et partis politiques
vendredi 18 mars 2022
par  Luc De Chivré
popularité : 7%

Soyons nombreux au rassemblement à Rouen le lundi 21 mars, devant le siège de la Métropole, 108 allée Mitterrand, au moment de l’examen des subventions

Lors de la séance du Conseil de la Métropole du 21 mars seront examinées les propositions de subventions aux projets de l’enseignement supérieur et de la recherche de l’agglomération rouennaise pour la période 2022-2026. Sur un total de 55 millions €, des aides de plusieurs millions € seraient attribuées à des entités d’enseignement supérieur privées catholiques.
La Métropole Rouen Normandie propose de subventionner à hauteur de 25,7 millions € cinq opérations immobilières sans chiffrage individualisé pour chacune d’entre elles. Ce total comprend le soutien à la création d’une école vétérinaire portée par le réseau UniLaSalle. Elle est sous la double tutelle des Frères des écoles chrétiennes et de l’Institut catholique de Paris, c’est un établissement privé reconnu d’utilité publique. Ce statut permet de défiscaliser partiellement les dons. Parmi les donateurs, citons le Crédit agricole, Carrefour, Dassault, Bigard, Michelin, Nestlé… Au Conseil d’administration figure Sébastien Windsor, président des Chambres d’agriculture, administrateur du groupe agroalimentaire Avril (Lesieur, Matines, agrocarburant…), partisan d’une agriculture intensive. On note aussi la présence de Total énergies. Les frais de scolarité pour un cycle de 6 ans sont de 91 500 €. Rappelons qu’il existe 4 écoles nationales vétérinaires publiques dépendant du Ministère de l’Agriculture. Le rôle d’une collectivité locale n’est pas de subventionner une filière privée avec l’argent public, d’autant qu’il s’agirait d’une première en France pour une école vétérinaire. Il faut écouter l’avertissement de ce vétérinaire : « Il y a forcément des capitaux privés qui vont entrer dans cette école. Donc ça va orienter les pratiques. Et l’indépendance, dans la profession, c’est important. » (Paris-Normandie du 14.03)
La Métropole propose de subventionner à hauteur de 5,5 millions € des travaux d’aménagement de l’espace du Moineau (route de Neufchâtel) appartenant au diocèse de Rouen en vue de l’ouverture d’un campus porté par l’Institut catholique de Paris (ICP). L’apport identique de la Région Normandie portera l’aide publique à 100 % du budget total de cette opération. Financer des travaux dans une propriété diocésaine est contradictoire avec la notion de séparation des Églises et de l’État de 1905. Les formations proposées, par exemple dans le domaine de la formation des enseignants, concurrenceront directement les formations universitaires publiques. Invoquer la qualité académique des programmes de l’ICP, c’est dévaloriser les universités et la recherche publiques. Les diplômes nationaux de l’ICP, comme ceux du supérieur privé, ne sont reconnus que sous condition de convention avec une université ou si sont constitués des jurys rectoraux publics. Quant à la « signature internationale » citée pour cet établissement, il s’applique uniquement aux diplômes canoniques – c’est-à-dire religieux – qu’il délivre ! Les droits d’inscription à cet institut sont 10 fois supérieurs à ceux de l’université publique, ils vont de 3 000 € à 7 000 €.
Dans la Métropole particulièrement, l’arrêt des études se fait plus tôt que dans le reste de la France, au niveau du Baccalauréat notamment professionnel, et avec un effondrement 2 ans après le Bac. La dépense publique en faveur d’établissements privés sélectifs tourne le dos aux enjeux d’accès égalitaire aux études supérieures. Cette dépense est d’autant plus incompréhensible après la baisse du concours attendu de l’État de 100 millions € à 46,5 dans le cadre du Contrat de plan État Région pour ces opérations immobilières. Au moment où l’université publique a besoin d’une ouverture massive de postes d’enseignant·e·s, de locaux décents, de logements étudiants accessibles, il n’est pas envisageable que la Métropole aide des projets dont les porteurs sont confessionnels et qui pratiquent la sélection par l’argent. Ce séparatisme universitaire ne doit pas être conforté. L’intérêt général exige que les fonds publics soient dévolus aux seules structures universitaires publiques.
Nous exigeons le retrait des projets de financement pour UniLaSalle (école vétérinaire) et pour l’Institut Catholique de Paris et l’affectation des fonds correspondants au seul bénéfice de l’enseignement supérieur public.
Nous demandons à être reçus en urgence par le président de Rouen Métropole Normandie.

Premiers signataires : Comité de réflexion et d’action laïque- CREAL 76 ; FCPE 76 ; DDEN 76 ; CGT université § INSA ; CGT éduc action 76 ; CGT éduc action 76/27 retraité.e.s ; FSU ; SUD-Éducation 7627 ; Libre pensée 76 ; FO ; France insoumise ; PCF-Rouen ; PG ; POI ; Ensemble…

Soyons nombreux au rassemblement à Rouen le lundi 21 mars, devant le siège de la Métropole, 108 allée Mitterrand, au moment de l’examen des subventions


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Mouvement 2019 des personnels ATSS :

samedi 22 décembre 2018

Mouvement inter-académique des AAE et des SAENES :
La saisie des voeux doit se faire du 11 décembre 2018 au 8 janvier 2019. La CAPN des SAENES aura lieu le 19 mars 2019, et celle des AAE le 21 mars 2019.

Mouvement à gestion déconcentrés ADJAENES
la pré-inscription se fera du 10 janvier 2019 au 7 février 2019. Le reste du calendrier sera en fonction des académies demandées.

Mouvement à gestion déconcentrés des ATRF
la pré-inscription se fera du 10 janvier 2019 au 7 février 2019. Le reste du calendrier sera en fonction des académies demandées.

La pédagogie Nutella ou le collège 2016... vu à la TV !

lundi 20 avril 2015

La réforme du collège 2016 agite le Landerneau enseignant depuis quelques semaines. Elle inquiète aussi à juste titre les parents qui se demandent bien ce que ledit collège réformé fera avec leur progéniture.

Pour rassurer tout le monde, la télévision publique nous montre à quoi ressemblera le collège 2016, dans deux reportages successifs. En effet, le collège réformé s’inspire de dispositifs innovants qui existent déjà dans quelques établissements expérimentaux.

Alors savourons cet avant-goût du collège nouveau...

Lire la suite sur le site La Vie Moderne

Chatel : "Certaines mesures vont dans le bon sens"

lundi 20 avril 2015

C’est le spécialiste des réformes destructrices Chatel qui ont mis à mal le lycée général et liquidé la voie STI qui nous le dit.
On constate facilement où Vallaud-Belkacem trouve son inspiration !

"Que les conservateurs tombent les masques !"

lundi 20 avril 2015

Voici le titre de l’interview de Vallaud-Belkacem au très réactionnaire journal Le Point.
Notre seule réponse à NVB : "Que les néo-libéraux tombent également le masque !"

4 pages spécial Retraités de la FERC

samedi 31 août 2013

Au sommaire : Conférence de l’UFR... les retraités à l’offensive ! - Quelle UFR, quelle structure ? - Place des retraités dans la CGT - Continuité syndicale et renforcement - Impressions croisées
Télécharger le 4 pages

Au sujet des dépenses scolaires…

jeudi 22 août 2013

Chaque année, à l’approche de la rentrée, on retrouve dans les médias des articles plus ou moins bien renseignés sur les "dépenses de la rentrée des classes". Je les parcours toujours avec un peu d’agacement quand ils mettent en avant les nouveaux cartables, les vêtements, les classeurs, les crayons et les compas, les garderies et les cantines.
Parler de ces frais là, c’est évoquer l’arbre pour cacher la forêt. Les cartables et les compas durent facilement plusieurs années et les vêtements ne me semblent pas être une dépense scolaire : mes filles iraient-elles nues si l’école n’existait pas ? Idem pour la cantine : il faut manger même en dehors de l’obligation scolaire. Admettons pour la garderie des petits. Ce qui m’interpelle, ce sont les frais dont on parle moins et qui pourtant jalonnent bien le parcours scolaire des jeunes.
Lire la suite sur le site de l’Ecole démocratique

Ecole élémentaire : en France, le nombre d’élèves par enseignant supérieur à la moyenne OCDE (Depp)

vendredi 16 août 2013

Selon la revue "L’Éducation natio­nale en chiffres" de la Depp, le taux d’encadrement dans les écoles élémen­taires fran­çaises se situe en des­sous de la moyenne des pays de l’OCDE.
Le taux d’encadrement dans les écoles élémen­taires fran­çaises est en des­sous de la moyenne des pays de l’OCDE, selon la revue "L’Éducation natio­nale en chiffres" éditée par la Depp et parue en juillet 2013.
Dans les pays de l’OCDE, le nombre moyen d’élèves par ensei­gnant était à ce niveau de 15,4, en 2011 contre 18,4 en moyenne en France.

Loire-Atlantique / Rythmes : lettre ouverte des UD CGT, FO, FSU et Solidaires au DASEN et aux 26 maires de Loire-Atlantique appliquant la réforme en 2013

samedi 29 juin 2013

Depuis plusieurs mois, nos organisations syndicales ne cessent de dénoncer la précipitation et les dangers contenus dans la réforme des rythmes scolaires. Si les appréciations de nos syndicats respectifs peuvent diverger sur l’analyse de la loi Peillon et de son volet sur les rythmes scolaires, cela ne nous empêche en rien de partager nombre de points de vue sur les effets néfastes de cette réforme. Les propos volontaristes des municipalités ayant décidé de s’engager dès septembre 2013 dans la mise en œuvre du pan de réforme sur les rythmes ne résistent pas à un l’examen pragmatique. Pour notre part cette réforme relève plus d’un projet politique portant sur la territorialisation de l’École que sur les effets bénéfiques pour les enfants et les familles.
L’intention gouvernementale affiche une volonté de servir la réussite scolaire des élèves. Nous pensons qu’il y a loin du discours à une réalité qui malmène aussi les personnels concourant aux rythmes éducatifs des enfants. Les campagnes de communication politiciennes ne peuvent dissimuler les malaises grandissant autour de la rentrée 2013 précipitée.
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