HEURES SUPPLEMENTAIRES : UNE MESURE INEGALE, INJUSTE ET INEFFICACE !

jeudi 14 juin 2007
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La Cgt a rencontré le 5 juin 2007 le cabinet de Jean-Louis Borloo pour une première « concertation » concernant l’engagement du Président de la République pour que « tous ceux qui souhaitent travailler plus gagnent plus ».

Cet engagement du candidat doit se traduire par un projet de loi, applicable très rapidement, concernant « la détaxation et la défiscalisation » des heures supplémentaires.

Les derniers arbitrages n’étant pas encore rendus, la Cgt a fait valoir que la concertation devrait se prolonger : le minimum étant de pouvoir travailler sur une note ou un projet écrits.

Au vu des éléments qui ont été donnés, la Cgt a porté les appréciations suivantes :

Tous les salariés qui ont envie et besoin de gagner plus vont avec ce projet, rester sur leur faim :

  • Il ne s’agit pas d’une mesure salariale, elle ne concerne pas tous les salariés, seulement une partie de ceux à qui l’employeur propose ou impose des heures supplémentaires ;
  • la mesure va aggraver les inégalités entre salariés, selon le niveau de salaires, le statut d’emploi, la branche professionnelle.
  • Les salariés les moins payés seront les moins concernés par les exonérations fiscales et sociales,
  • aucun avantage fiscal n’est prévu pour ceux dont les revenus sont trop faibles pour être assujettis à l’impôt,
  • l’exonération de cotisations sociales est plafonnée à 10% du temps de travail pour les salariés à temps partiel (2 heures pour un contrat de 20 heures de travail) parmi lesquels une très grande majorité de femmes et de salariés pauvres. Ces décisions aggraveront les inégalités salariales entre hommes et femmes (20 % en moyenne, 40% si on tient compte du temps partiel)
  • elles n’auront qu’un effet très limité sur les branches professionnelles qui cumulent les durées de travail les plus longues avec les plus faibles salaires (Hôtels-Cafés-Restaurants, transports routiers, etc.).
  • Sous prétexte de volontariat, c’est un véritable marché de dupes ! L’employeur sera fortement incité à recourir aux heures supplémentaires plutôt qu’à l’embauche. Le salarié, même s’il ne le souhaite pas, sera contraint de les effectuer. C’est un allongement obligatoire et non volontaire de la durée du travail. Par contre, le salarié volontaire pour des heures supplémentaires n’aura aucun droit à contraindre son employeur à lui en proposer. C’est une mesure qui renforce la subordination du salarié à l’employeur.
  • Les mécanismes d’allègement de cotisations sociales employeurs conduisant aux phénomènes de « trappe à bas salaires » sont maintenus. Ils vont même être élargis avec de nouvelles aides à destination des entreprises de moins de 20 salariés sur lesquelles le gouvernement reste évasif.
  • Rien n’est prévu pour combattre les pratiques illégales des employeurs qui sont déjà le 1er motif de recours des salariés aux Prud’hommes (heures supplémentaires imposées mais non déclarées) pas plus que pour vérifier que le système nouveau ne générera pas de déclarations « fictives ».

Au total, la mesure élaborée par le gouvernement ne répond pas à l’exigence de valorisation du travail et des salaires que souhaitent les salariés.

Elle va aggraver les inégalités au détriment des salariés les plus vulnérables et les plus modestes. Elle se fera au détriment de l’embauche des demandeurs d’emploi, des salariés intérimaires, en contrats temporaires ou à temps partiel.

Les contribuables seront mis à contribution pour une mesure injuste, inefficace au regard de l’emploi qui, de plus en plus, encouragera les employeurs à contenir les salaires dans des zones avoisinant le SMIC.

La Cgt réitère son exigence de mesures favorisant le pouvoir d’achat, l’emploi, et la maîtrise par les salariés de leur temps de travail et de son organisation.

Maryse DUMAS, Secrétaire confédérale


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Brèves

Grève de la faim au centre hospitalier du Rouvray !

mardi 22 mai

Suite au mouvement de grève initié le 22 Mars 2018, et devant l’absence de réponses favorables de la direction du CH du Rouvray et de l’ARS, des agents du Centre Hospitalie du Rouvray occupent les locaux de l’administration à partir du Mardi 22 Mai 2018.
ILS SONT EN GREVE DE LA FAIM ILLIMITEE.
L’intersyndicale demande : la suppression définitive des lits supplémentaires qui constituent une suroccupation chronique de l’hôpital, une solution immédiate au problème des patients mineurs hospitalisés en unités « adultes », un renforcement des effectifs, l’arrêt des fermetures des structures extra-hospitalières. Venez nombreux soutenir les personnels en grève de la faim.
Apportez votre soutien financier
Signez la pétition

VIDEO : CE QUE LES MEDIAS NE DISENT PAS SUR LA SNCF !

lundi 16 avril

A voir absolument l’excellente vidéo du Fil d’actu CE QUE LES MEDIAS NE DISENT PAS SUR LA SNCF !

Moins de fonctionnaires et un statut attaqué :

vendredi 26 mai 2017

120 000 fonctionnaires en moins mais un service public renforcé. Comme depuis 10 ans, le but est donc de faire mieux avec moins, ce qui impliquera, dans les faits, une baisse des services rendus aux usagers et une détérioration des conditions de travail des personnels. Pour cela, la recette managériale habituelle : autonomie des chef-fes de services, individualisation des carrières et des salaires. Bref, la concurrence entre les personnels et la division

CEPIC, AVEC LA CGT, ILS et ELLES ONT GAGNÉ !

mardi 18 avril 2017

Au bout de 2 semaines de grève totale et de blocage du site, les salariés de CEPIC ont arraché vendredi 14 avril un très bon accord :

  • une augmentation de salaire avec un talon de 30 €
  • une prime exceptionnelle équivalent à un mois de salaire
  • une prime de chiffre d’affaires mensuelle

De fait, ces mesures salariales amènent les salariés de CEPIC au niveau des minima conventionnels, que l’employeur refuse depuis des années. La grève menée par les militants CGT de CEPIC, épaulés par la présence permanente de l’UL Sotteville St Etienne a rassemblé du premier au dernier jour 90 % des salariés.
L’UD 76 et la fédération Chimie ont organisé la solidarité sur le piquet : des dizaines de syndicats cgt sont venus régulièrement soutenir. La victoire des CEPIC, après la victoire des Legrand est une victoire pour toute la CGT. C’est la victoire de l’unité et de la solidarité.

Lutte gagnante : victoire pour les travailleurs sans papiers du Marché de Rungis

mercredi 12 avril 2017

Après trois semaines de grève et d’occupation de la Tour Semmaris, les pressions sur les entreprises pour l’établissement des CERFA, les parties (Préfecture, Min de Rungis, CGT) se sont mis d’accord sur les points suivants :

  • établissement par les services préfectoraux de récépissés avec autorisation de travail pour l’ensemble des grévistes ;
  • dépôt des dossiers des 128 travailleurs sans papiers en préfecture du Val-de-Marne.

En conséquence, l’occupation de la Tour Semmaris a pris fin dimanche 9 avril 2017.

Cette victoire est incontestablement à mettre au crédit de la lutte, de la détermination des travailleurs sans papiers, des militants de la CGT et des nombreux et divers soutiens qui auront pu s’exprimer.

On bosse ici, on vit ici, on reste ici !

Montreuil, le 10 avril 2017

Les salariés de l’usine Legrand ont gagné !

mardi 28 mars 2017

Cet après-midi, après 9 jours de grève et de blocage , la direction de l’usine Legrand de Malaunay a cédé devant la délégation CGT et FO, et face à la détermination des salariés qui ont gagné 41,61 euros d’augmentation par mois.
La solidarité a joué un rôle déterminant. Le patron, énervé par la détermination des grévistes qui tenaient bon a lâché : « oui je le sais, vous avez une cagnotte », en faisant référence au soutien financier des autres syndicats CGT et d’autres salariés présents le jeudi 23 Mars devant l’usine. La CGT éduc’action de l’académie de Rouen était porteuse ce jour là d’un message de soutien. BRAVO aux LEGRAND !

Déclarations CGT éduc’action de mars 2017

samedi 25 mars 2017

Lutte gagnante chez SIDEL, près du Havre :

mardi 21 mars 2017

Après des propositions au rabais suite aux négociations salariales annuelles, les salariés de Sidel (métallurgie) ont décidé de se mobiliser pour les salaires alors que les résultats de l’entreprise sont au beau fixe. Après 2 jours de débrayages, la direction a été obligée de revoir sa copie à la hausse. Ainsi, l’augmentation générale pour les non cadres est passée de 0,4% à 1%, Pour les cadres, c’est 1,6% d’augmentation individuelle. La prime de transport est améliorée de 3%, et la prime de vacances de 1000 euros est reconduite. 5000 euros de primes vont être versés aux salariés ainsi qu’un bonus. Le mercredi 8 mars l’assemblée générale a accepté le contenu des négociations et a repris le travail .