ORGANISONS LA RESISTANCE !

mercredi 12 septembre 2007
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En cette rentrée 2007, l’équipe Sarkozy fait feu sur tous les secteurs et évidemment n’a pas oublié l’Education Nationale.

Depuis cet été, elle s’est attaquée :

  • au droit de grève avec leur loi sur le service minimum (au cas où certains auraient l’intention de vouloir s’opposer à leurs plans ?),
  • à l’emploi public,
  • au droit du travail,
  • à la solidarité nationale en baissant les impôts des plus riches,
  • aux travailleurs sans papiers et leurs familles...

Et nous avons même le droit d’être abreuvés par un verbiage signé du président de la république pour bien nous faire comprendre que casser le service public d’éducation est une nécessité.
Certains peut-être diront que nous exagérons en parlant de casse de l’Education Nationale ou d’attaques contre les personnels mais

11 200 emplois de supprimés dans l’Education !

Dont 9 000 postes d’enseignants pour une baisse annoncée de 20 000 élèves environ dans le second degré alors que dans le premier degré nous aurons royalement droit à 750 postes pour au moins 40 000 élèves supplémentaires.

Mais cette véritable saignée fait suite à une succession de moyens enlevés chaque année. Entre 2004 et 2008, ce seront plus 35 000 postes qui auront été rayés.

Et madame Lagarde nous a bien avertis que ce n’était qu’un début.

Un premier degré sous pression

Depuis de nombreuses années, les effectifs d’élèves ne cessent d’augmenter de plusieurs dizaines de milliers chaque année et seules quelques centaines de postes sont lâchés par l’Etat. La conséquence logique n’a pas manqué d’arriver : de moins en moins d’enfants de deux ans peuvent aller en maternelle (et même de trois ans dans certains départements).

Ainsi en Seine-Maritime, alors que l’inspecteur d’académie annonce lui-même que les effectifs se stabilisent, se sont encore 16 postes qui ont été supprimés. Nous arrivons à une moyenne en maternelle proche de 25 élèves (ZEP comprises), mais dans les faits, il n’est pas rare de voir des classes de maternelle à 30.

Et il ne faudrait surtout oublier l’instrumentalisation du rapport du Haut Conseil pour attaquer une fois de plus les enseignants et la remise sur le tapis, de plus en plus fortement, de la création des EPEP.

Pour le second degré, la démagogie se déchaîne

Nous avons d’abord eu droit à « l’assouplissement » de la carte scolaire présenté comme une liberté pour les familles. Un exemple de résultat : à Saint Maur, dans le Val de Marne, les classes de secondes sont désormais à 40 !

La mise en concurrence entre établissements se met en place et ne va faire que s’aggraver avec le développement de l’autonomie en matière budgétaire, pédagogique et de gestions des personnels (recrutement sur profil qu’en français nous pouvons aussi traduire par sélection à la tête du client).

Cette question de l’autonomie croise la charge importante contre le baccalauréat qui ne devrait plus avoir de caractère national et ne plus ouvrir de places de droit à l’université.

Mais également, Sarkozy nous le rappelle, les élèves français ont trop de cours au collège, au lycée. Cependant, il oublie juste de préciser quelles disciplines sont trop dispensées ou sont en trop. Par contre, l’appauvrissement des contenus sera clair et les suppressions de postes pourront largement se chiffrer en milliers.

Lycée professionnel : Darcos et Fillon règlent les missiles.

La semaine de la rentrée est riche en annonces qui suivent le rapport d’audit de l’année dernière, car en effet nos deux compères ont lancé la charge.

Ainsi, pour Fillon, il s’agira notamment, a-t-il dit, de rénover les diplômes, de « fluidifier » les cursus pour diminuer les sorties sans qualification, de créer des baccalauréats professionnels en trois ans, de promouvoir les labellisations des lycées de métiers et de rendre plus lisible la carte des formations (Reuters, 4 septembre 2007).

Et Darcos est revenu à la charge le 6 dans un discours qui développe les propos du premier ministre.
C’est à dire qu’il a fait l’éloge du lycée des métiers créé par Mélenchon sous Jospin avec l’objectif d’en doubler le nombre, qu’il a fortement critiqué l’existence de nombreux diplômes professionnels pour mettre en avant la nécessité de passer au bac pro trois ans avec des BEP un an beaucoup plus généralistes et réduits à quelques grandes filières dont les parties d’enseignement dites professionnelles pourraient être assurées directement par des entreprises partenaires (« mentions de spécialisation » ).

Quant aux examens, le CCF est bien la seule voie d’issue (la généralisation de celui-ci en BEP est déjà largement en route), sans aucun bilan de ce qui se passe en CAP.

Enfin, il ne faut surtout pas oublier l’annualisation du temps de travail qui permettrait d’éliminer un enseignant sur dix.

Derrière la logorrhée médiatique,

il y a bien un plan général de liquidation du service public d’éducation, de ses missions, de sa conception, de ses personnels et de leurs statuts (qui représentent un obstacle majeur).

Sous un nouvel emballage, l’objectif n’a donc toujours pas changé même si cette fois-ci, encore plus que d’habitude ce sont tous les degrés d’enseignement qui sont concernés.

Face à une attaque d’ampleur et concertée, il s’agit bien pour les personnels de se regrouper, de préparer et réussir la riposte dans l’unité dans l’intérêt des personnels, des élèves et de leurs familles.

C’est l’objectif de la CGT éduc’action !

Ce tract est téléchargeable au format pdf.


Documents joints

Tract rentrée 2007
Tract rentrée 2007

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Brèves

Motion de soutien aux salariés de la Chapelle d’Arblay

mercredi 18 septembre

Les camarades de la CGT Educ’action Haute-Normandie réunis en Assemblée générale de rentrée le 16 septembre 2019 à Maromme expriment leur soutien aux salariés de la Chapelle Darblay, menacés de licenciement.
Dans le secteur privé, les fermetures de site et les plans de licenciement se multiplient. Dans les services publics, ce sont les suppressions de postes massives et la dégradation des conditions de travail.
De plus, la réforme des retraites est une attaque contre l’ensemble des salariés.

  • Zéro licenciement !
  • Non à la fermeture des sites !
  • Non à la casse des services publics !
  • Non à la réforme des retraites ! Luttons tous ensemble !

Motion adoptée à l’unanimité par l’AG des syndiqué-e-s CGT éduc’action Rouen

Fusion des académies : j’habite à Evreux, pourra-t-on me nommer à Cherbourg ?

vendredi 13 septembre

La lettre de cadrage pour la fusion des académies de Caen et Rouen certifiait que la gestion des personnels enseignants ne serait pas impacté jusqu’en 2022 (Mais en 2018 on nous jurait que la fusion n’était pas encore décidée). A en croire M. le Ministre, jusqu’à cette ce cas de figure n’existera pas. Mais après 2022 ça devient tout à fait possible pour les personnels du second degré. Le Rectorat a tout intérêt à ce que la souplesse et la mobilité des personnels soient maximales. Et avec l’affaiblissement du rôle des CAPA il sera encore plus compliqué d’influer sur les choix des services académiques, sans oublier que pour les contractuels ce « contrôle » est inexistant.

Une fusion des académies pour fermer des sections !

vendredi 13 septembre

Le Rectorat et la Région Normandie lancent la réflexion pour une nouvelle carte de formation à la rentrée de septembre 2020. Ca ne sent pas bon du tout ! L’académie et la région de Normandie auront, si nous ne faisons pas reculer le Ministère, le même périmètre au 1° janvier. Les filières de formation, frontalières pour le moment, ou seulement identiques, seront à la prochaine rentrée dans la même académie. Ce sera une très bonne excuse pour fusionner et fermer par ci par là et pour récupérer les postes.

Mac Do Neufchâtel en Bray veut licencier une militante syndicale CGT !

vendredi 6 juillet 2018

Suite à un entretien disciplinaire une syndiquée CGT depuis un mois au McDonald’s de Neufchatel en Bray a été mise à pieds à titre conservatoire avant que ne soit décidé un licenciement. Les vrais motifs de cette mise à pied : la distribution de tracts dans les restaurants de cette franchise (Dieppe, Yvetot et Neufchâtel en bray) mentionnant les acquis obtenus au restaurant d’Elbeuf (13e mois, prime trimestrielles, congés enfants malades, arbre de Noël ...), et la crainte que les salariés reprennent eux aussi ces revendications !
Rassemblement Dimanche 8 juillet 18h45 devant le Mac Donald de Neufchâtel en Bray.

Grève à l’hôpital psychiatrique Janet au Havre !

mercredi 20 juin 2018

A l’image des salariés de l’hôpital psychiatrique du Rouvray, les personnels grévistes de l’hôpital psychiatrique Janet du Havre ne lâchent pas le morceau. Ils exigent la venue de Mme Gardel, directrice de l’Agence régionale de santé, l’ouverture d’une nouvelle unité pour que les patients ne soient plus dans des lits supplémentaires avec la création de 50 postes pluridisciplinaires pour la faire fonctionner, la stagiarisation de tous les contractuels-les, l’arrêt de la polyvalence, l’embauche de médecins psychiatres titulaires. Rendez vous jeudi 21 à 8h45 à l’hôpital Flaubert pour une haie de déshonneur pour les administrateurs de l’hôpital, et le samedi 23 à 17h45 sur le parvis du printemps.
Soutenez les revendications en écrivant à Mme Gardel

RESF : une bonne nouvelle qui se concrétise enfin !

mardi 12 juin 2018

Mme Erdene, dont les enfants sont scolarisés au lycée de Déville-lès-Rouen et dans des écoles de Maromme, a reçu enfin son titre de séjour ; celui de son mari attend à la Préfecture, sauf imprévu.
Les bonnes nouvelles sur ce front sont si rares qu’il fallait en parler d’autant plus que pour d’autres familles, l’étau se resserre.
Mme Balogun - originaire du Nigéria et qui a une enfant scolarisée au collège de Maromme - s’est vu confirmer son OQTF par le Tribunal Administratif et France Terre d’Asile cherche à récupérer leur logement CADA en essayant de les en expulser.
La CGT Educ’action revendique la régularisation des lycéens majeurs et des parents d’élèves sans papiers.