Le 18 octobre tous en grève !

Une première réponse à la casse de la fonction publique et aux réformes sociales de N. Sarkosy
jeudi 27 septembre 2007
par  Vincent Severino
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Le Président de la République a prononcé devant les journalistes de l’information sociale un discours sur ses ambitions en matière de réformes sociales. Inutile de dire que ses réformes pour les salariés n’ont pas la même saveur que les multiples cadeaux faits aux patrons et aux plus favorisés de ce pays depuis son installation à l’Élysée.

Casse du droit du travail, précarisation de l’emploi, instabilité de la vie familiale, attaques contre les 35 heures, sanctions en tout genre, franchises médicales, détérioration des retraites…N.Sarkozy a fait étalage de son objectif d’abandonner les fondements de la solidarité et de tout repère collectif.

Le Président de « tous les français » fait du tri sélectif : les plus aisés de son côté, les autres sur le bas côté. Il excelle dans l’art de la manipulation de l’opinion publique quand l’intérêt des plus aisés nécessite d’opposer les salariés entre-eux.

Nous ne sommes pas dupes. L’agitation et les oppositions organisées autour des régimes spéciaux y participent dans une volonté de masquer la réalité de sa politique économique et sociale.

Au nom de l’équité, N.Sarkozy s’affère à faire croire qu’il faut développer l’emploi des seniors, augmenter le temps de travail, la durée de cotisations pour les retraites afin de donner du travail aux jeunes.

Il veut faire croire aux salariés du régime général qu’ils ont intérêt à la disparition des régimes spéciaux. Les salariés ainsi divisés, faciliteraient la marche en avant vers le nivellement par le bas des retraites de tous les salariés.

Car c’est bien de cela dont il s’agit. Le Président l’a réaffirmé. Attaquer les régimes spéciaux aujourd’hui n’est pas tant une question d’équité ; c’est une condition pour le gouvernement afin d’entreprendre demain une « 3ème réforme » du régime général et exiger des salariés de nouveaux sacrifices (allongement de la durée de cotisation, une nouvelle baisse des pensions…).

La pénibilité n’est pas à l’origine du régime spécial des cheminots. Comme l’a fort justement souligné la direction SNCF dans une note de synthèse en mars 2001 : « l’existence d’un régime spécial pour les cheminots trouve ses fondements dans la spécificité des tâches, les contraintes de continuité du service public, les responsabilités liées à la sécurité des circulations ». Ce qui était vrai hier l’est encore en 2007. Ainsi, l’existence du service public va de pair avec l’existence de ce régime.

Nous appelons les dirigeants de notre pays à faire preuve d’un peu plus d’objectivité, de véracité dans leurs propos et de sérieux dans la méthode.

Le discours du Président de la République sur les réformes sociales à mettre en œuvre prend appui sur les thèmes qui font les préoccupations sociales exprimées par les français durant les campagnes électorales et dans les derniers sondages : chômage, pouvoir d’achat, retraite, protection sociale en général.

Mais les réponses apportées ne répondront pas aux attentes sociales des salariés. Au contraire, sous couvert de besoin de solidarité, de dialogue social, les mesures qui se dessinent sont de nature à faire peser l’essentiel des efforts demandés pour réformer le contexte social sur les seuls salariés et quasiment rien n’est demandé aux entreprises
En revanche, rien n’est proposé pour prendre en compte la question de la pénibilité au travail. Rien sur le pouvoir d’achat et l’augmentation des salaires.

Non content d’ignorer les principales préoccupations des fonctionnaires et agents publics, à savoir l’augmentation du point d’indice et la préservation de l’emploi public, le Président a franchi une étape dans son entreprise de démantèlement du Statut de la Fonction publique et donc des garanties de l’égalité de traitement dans le service rendu aux usagers.

Les différentes annonces de Nicolas Sarkozy sont autant d’attaques frontales contre chacun des piliers du Statut :
- développement de l’individualisation des carrières et des rémunérations
- remise en cause du principe républicain du concours
- incitation à quitter la Fonction publique
- choix laissé aux nouveaux entrants entre Statut et contrat de droit privé.

Il a confirmé le non remplacement d’un fonctionnaire sur deux qui part à la retraite soit plus de 30 000 postes de supprimés en 2009.

Plus que jamais, la Cgt veut se tourner résolument vers les salariés pour construire avec eux les revendications et les mobilisations autour de leurs attentes sociales.
Pour mettre un coup d’arrêt à cette casse, pour faire entendre nos revendications, une mobilisation s’inscrivant dans la durée est incontournable.

C’est pourquoi l’AG Régionale de rentrée du 21 septembre 2007 a voté à l’unanimité un appel à la grève le 18 octobre comme une première étape d’un mouvement qui doit s’inscrire dans la durée.
Cet appel doit être une première réponse de convergence avec d’autres services publics confortés aux mêmes objectifs de désengagement de l’Etat, de réductions des missions, de reculs dans la qualité du service rendu, de privatisation ?

C’est une première réponse à N Sarkozy qui nous annonce que ces réformes sont les plus importantes depuis 1945 mais qui sont en faites une accélération d’une attaque frontale pour détruire l’ensemble des acquis sociaux et des services publiques.

Avec les cheminots, les gaziers,… tous en grève le 18 octobre


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Ecoles Delaunay en action le 22 janvier 2020 pour revenir en REP+

jeudi 23 janvier

Lors de l’animation pédagogique du mercredi 22 janvier 2020 sur « les élèves à besoins particuliers », les enseignants ont rappelé leur exigence de classer les écoles maternelle Delaunay-Laurencin et élémentaire Sonia Delaunay de Dieppe (Val Druel) en REP+. En effet, elles sont sorties de l’Éducation Prioritaire en 2014 et ont été exclues des dispositifs REP et REP+ alors qu’elles répondent à tous les critères pour être classées en REP+. Son rang (64ème) au niveau académique la situe au même niveau que les écoles de REP+ du Havre ou de Rouen Nord.

Tous les enseignant·e·s des deux écoles sont venu·e·s avec un tee-shirt rappelant leur exigence et ont pris la parole en début d’animation. À l’issue de l’animation, l’urne était disponible pour pouvoir faire voter au référendum d’initiative populaire.

La CGT Éduc’action 76 soutient les collègues dans leurs actions.

Motion de soutien aux salariés de la Chapelle d’Arblay

mercredi 18 septembre 2019

Les camarades de la CGT Educ’action Haute-Normandie réunis en Assemblée générale de rentrée le 16 septembre 2019 à Maromme expriment leur soutien aux salariés de la Chapelle Darblay, menacés de licenciement.
Dans le secteur privé, les fermetures de site et les plans de licenciement se multiplient. Dans les services publics, ce sont les suppressions de postes massives et la dégradation des conditions de travail.
De plus, la réforme des retraites est une attaque contre l’ensemble des salariés.

  • Zéro licenciement !
  • Non à la fermeture des sites !
  • Non à la casse des services publics !
  • Non à la réforme des retraites ! Luttons tous ensemble !

Motion adoptée à l’unanimité par l’AG des syndiqué-e-s CGT éduc’action Rouen

Fusion des académies : j’habite à Evreux, pourra-t-on me nommer à Cherbourg ?

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La lettre de cadrage pour la fusion des académies de Caen et Rouen certifiait que la gestion des personnels enseignants ne serait pas impacté jusqu’en 2022 (Mais en 2018 on nous jurait que la fusion n’était pas encore décidée). A en croire M. le Ministre, jusqu’à cette ce cas de figure n’existera pas. Mais après 2022 ça devient tout à fait possible pour les personnels du second degré. Le Rectorat a tout intérêt à ce que la souplesse et la mobilité des personnels soient maximales. Et avec l’affaiblissement du rôle des CAPA il sera encore plus compliqué d’influer sur les choix des services académiques, sans oublier que pour les contractuels ce « contrôle » est inexistant.

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Rassemblement Dimanche 8 juillet 18h45 devant le Mac Donald de Neufchâtel en Bray.