Pour la convergence des luttes- Pour la grève interprofessionnelle le 20 novembre

mercredi 7 novembre 2007
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Depuis le succès de la grève et des manifestations du 18 octobre, le climat social a commencé à changer dans le pays. Les luttes se multiplient dans de nombreuses entreprises. La grève massive des salariés d’Air France, celle à Conforama ou dans des filières de Total, ont démontré à l’échelle nationale cette combativité retrouvée. Les grèves qui se développent dans les université, en particulier celle de Rouen, le confirment.

Sarkozy et son gouvernement avaient misé sur une attaque « ciblée » : celle contre les cheminots et les électriciens gaziers, centrée sur les « régimes spéciaux de retraite ». Ils espéraient que leur riposte resterait isolée dans la population. Le 18 octobre et ses suites ont d’ores et déjà montré que c’est raté. Une partie de plus en plus importante des salariés a pris conscience qu’au-delà des régimes de la SNCF et de l’EDF-GDF c’est une nouvelle attaque généralisée contre les retraites qui est planifiée. Et surtout la première réaction à la SNCF, RATP et EDF qui a pris un caractère massif, a encouragé un vent de résistance sociale qui s’est immédiatement traduit par la multiplication des mouvements de grève. La multiplicité et l’ampleur des chantiers de contre-réformes libérales, l’arrogance du gouvernement au service des patrons et les des privilégiés suscitent l’indignation et poussent à la lutte.
Le mois de novembre s’annonce comme une étape décisive : les salariés, du public comme du privé, trouveront-ils la confiance et la force de faire converger leurs luttes dans un vaste mouvement interprofessionnel, seul capable de faire reculer le gouvernement et le patronat sur l’ensemble de leurs attaques ?

Rien n’est joué, tout est possible !

Les cheminots, les électriciens et les gaziers ont annoncé un mouvement de grève, reconductible à la SNCF, à partir du 14 novembre. Les syndicats de la fonction publique appellent à une journée de grève le 20 novembre. Les enjeux autour de ces deux dates sont clairs :
Que la grève à la SNCF et à l’EDF, voire dans d’autres secteurs, soient reconduite jusqu’au 20 novembre et au-delà s’il le faut.
Que l’annonce de la grève de la fonction publique suscite un mouvement de fond encore plus fort que celui du 18 octobre amenant de nombreuses fédérations et syndicats du public comme du privé à se joindre à la grève.

C’est la perspective d’un vaste mouvement public-privé qui peut aider les cheminots et les électriciens et les gaziers à tenir et renforcer leur grève. C’est le caractère massif et interprofessionnel qui peut donner à la journée de grève une force qui rende possible la perspective d’un mouvement plus fort qu’en 1995 et plus efficace qu’en 2003.

L’enjeu est capital, les cheminots, électriciens, gaziers et traminots seront en grève depuis le 14 novembre et donc le 20 il faut tout faire pour réussir cette journée de grève mais aussi continuer la grève après le 20 pour gagner sur nos revendications.

A la CGT-Educ’action de l’académie de Rouen nous nous situons résolument dans cette perspective. Nous savons bien qu’il va falloir convaincre beaucoup de nos collègues de la nécessité de la lutte et de la possibilité de la gagner. Mais nous sommes convaincus que la situation exige et permet cela.

C’est pourquoi, auprès de nos camarades de la CGT, dans toutes nos structures locales ou fédérales, comme dans les rencontres intersyndicales auxquelles nous participons, et surtout auprès des salariés de l’Education nationale nous défendons la nécessité d’un appel à la grève interprofessionnelle, public-privé, le 20 novembre sur les revendications qui nous unifient tous :

  • Défense et amélioration des retraites : non aux allongements de la durée de cotisations et de l’âge du départ en retraite, 37,5 annuités et 60 ans maximum, retraite à 55 ans maximum pour tous les travaux pénibles et postés, garantie d’un taux (75% minimum) et d’un montant suffisant pour vivre décemment.
  • Défense et développement des services publics : non aux privatisations ouvertes ou déguisées à EDF-GDF, dans les transports, la Poste, la Santé, l’Education… Non aux suppressions de postes et aux fermetures. Maintien du statut de la fonction publique pour tous. Titularisation sans condition de tous les précaires Développement des services publics en fonction des besoins de la population et non des logiques comptables.
  • Contre la paupérisation des salariés, des chômeurs et des handicapés, pour l’amélioration généralisée du pouvoir d’achat : augmentations générales des salaires et minima sociaux. 1500 € nets minimum. Contrat de travail à durée indéterminée pour tous et conventions collectives avec extension des droits et des garanties. Sécurité sociale gratuite garantie pour tous. Retrait du décret sur les franchises médicales, retrait de l’euro payé sur chaque consultation, défense de la santé et des hôpitaux publics. Ce sont les employeurs et les trusts de la santé qui creusent le déficit. A eux de le combler.

C’est sur ces bases que dans les semaines qui viennent nous nous efforcerons de convaincre tous ceux à qui nous nous adresserons d’entrer dans une lutte qui s’annonce cruciale.


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Brèves

Motion de soutien aux salariés de la Chapelle d’Arblay

mercredi 18 septembre

Les camarades de la CGT Educ’action Haute-Normandie réunis en Assemblée générale de rentrée le 16 septembre 2019 à Maromme expriment leur soutien aux salariés de la Chapelle Darblay, menacés de licenciement.
Dans le secteur privé, les fermetures de site et les plans de licenciement se multiplient. Dans les services publics, ce sont les suppressions de postes massives et la dégradation des conditions de travail.
De plus, la réforme des retraites est une attaque contre l’ensemble des salariés.

  • Zéro licenciement !
  • Non à la fermeture des sites !
  • Non à la casse des services publics !
  • Non à la réforme des retraites ! Luttons tous ensemble !

Motion adoptée à l’unanimité par l’AG des syndiqué-e-s CGT éduc’action Rouen

Fusion des académies : j’habite à Evreux, pourra-t-on me nommer à Cherbourg ?

vendredi 13 septembre

La lettre de cadrage pour la fusion des académies de Caen et Rouen certifiait que la gestion des personnels enseignants ne serait pas impacté jusqu’en 2022 (Mais en 2018 on nous jurait que la fusion n’était pas encore décidée). A en croire M. le Ministre, jusqu’à cette ce cas de figure n’existera pas. Mais après 2022 ça devient tout à fait possible pour les personnels du second degré. Le Rectorat a tout intérêt à ce que la souplesse et la mobilité des personnels soient maximales. Et avec l’affaiblissement du rôle des CAPA il sera encore plus compliqué d’influer sur les choix des services académiques, sans oublier que pour les contractuels ce « contrôle » est inexistant.

Une fusion des académies pour fermer des sections !

vendredi 13 septembre

Le Rectorat et la Région Normandie lancent la réflexion pour une nouvelle carte de formation à la rentrée de septembre 2020. Ca ne sent pas bon du tout ! L’académie et la région de Normandie auront, si nous ne faisons pas reculer le Ministère, le même périmètre au 1° janvier. Les filières de formation, frontalières pour le moment, ou seulement identiques, seront à la prochaine rentrée dans la même académie. Ce sera une très bonne excuse pour fusionner et fermer par ci par là et pour récupérer les postes.

Mac Do Neufchâtel en Bray veut licencier une militante syndicale CGT !

vendredi 6 juillet 2018

Suite à un entretien disciplinaire une syndiquée CGT depuis un mois au McDonald’s de Neufchatel en Bray a été mise à pieds à titre conservatoire avant que ne soit décidé un licenciement. Les vrais motifs de cette mise à pied : la distribution de tracts dans les restaurants de cette franchise (Dieppe, Yvetot et Neufchâtel en bray) mentionnant les acquis obtenus au restaurant d’Elbeuf (13e mois, prime trimestrielles, congés enfants malades, arbre de Noël ...), et la crainte que les salariés reprennent eux aussi ces revendications !
Rassemblement Dimanche 8 juillet 18h45 devant le Mac Donald de Neufchâtel en Bray.

Grève à l’hôpital psychiatrique Janet au Havre !

mercredi 20 juin 2018

A l’image des salariés de l’hôpital psychiatrique du Rouvray, les personnels grévistes de l’hôpital psychiatrique Janet du Havre ne lâchent pas le morceau. Ils exigent la venue de Mme Gardel, directrice de l’Agence régionale de santé, l’ouverture d’une nouvelle unité pour que les patients ne soient plus dans des lits supplémentaires avec la création de 50 postes pluridisciplinaires pour la faire fonctionner, la stagiarisation de tous les contractuels-les, l’arrêt de la polyvalence, l’embauche de médecins psychiatres titulaires. Rendez vous jeudi 21 à 8h45 à l’hôpital Flaubert pour une haie de déshonneur pour les administrateurs de l’hôpital, et le samedi 23 à 17h45 sur le parvis du printemps.
Soutenez les revendications en écrivant à Mme Gardel

RESF : une bonne nouvelle qui se concrétise enfin !

mardi 12 juin 2018

Mme Erdene, dont les enfants sont scolarisés au lycée de Déville-lès-Rouen et dans des écoles de Maromme, a reçu enfin son titre de séjour ; celui de son mari attend à la Préfecture, sauf imprévu.
Les bonnes nouvelles sur ce front sont si rares qu’il fallait en parler d’autant plus que pour d’autres familles, l’étau se resserre.
Mme Balogun - originaire du Nigéria et qui a une enfant scolarisée au collège de Maromme - s’est vu confirmer son OQTF par le Tribunal Administratif et France Terre d’Asile cherche à récupérer leur logement CADA en essayant de les en expulser.
La CGT Educ’action revendique la régularisation des lycéens majeurs et des parents d’élèves sans papiers.