Menaces sur les retraites, quelles réponses de la CGT éduc’action ?

mercredi 14 novembre 2007
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Les mensonges sur les régimes spéciaux

Nicolas Sarkozy présente la suppression des régimes spéciaux de retraite comme un moyen de financer le relèvement des basses pensions. La CGT dénonce cette escroquerie .

Pour deux raisons :
- Tout d’abord, parce que les régimes spéciaux (hors fonction publique) représentent moins de 5% des ayant droit
- Ensuite parce que l’essentiel du besoin de financement de ces régimes est dû au déséquilibre démographique (mineurs, cheminots, industries électrique et gazière) qu’il faudra bien continuer à assumer.

Donc il ne faut pas en attendre d’économies substantielles.

Concernant « l’égalité de traitement », les régimes spéciaux offrent des possibilités de départ anticipé pour travaux pénibles et astreignants. Mais la justice ce n’est pas l’alignement par le bas, c’est au contraire l’alignement par le haut : retraite anticipée pour tous les travaux pénibles, dans le public comme dans le privé.

De plus les « régimes spéciaux » ont un taux de cotisation global plus élevé que le régime général et les régimes complémentaires.

Quelles solutions pour le financement ?

Les réformes Balladur en 1993 et Fillon en 2003 n’ont pas empêché le déficit des retraites de se creuser. C’est pourtant au nom de l’équilibre des régimes que le gouvernement veut encore allonger la durée de cotisation pour tout le monde.

Pour la CGT l’équilibre est possible mais il faut :
- Le levier de l’emploi :
Le premier levier pour financer les retraites c’est l’emploi. L’emploi représente la moitié du problème. 5 millions de personnes exclues du marché du travail, près d’un salarié sur trois en situation précaire. Le développement de l’emploi stable qualifié et correctement rémunéré, l’arrêt des licenciements avant l’âge de 60 ans permettrait d’équilibrer les retraites d’ici à 2020.
- Réduire les exonérations patronales :
En 15 ans les exonérations de cotisations patronales ont été multipliées par 10. (3 milliards en 93 et 30 milliards en 2008). Elles doivent être remises en cause.
Par ailleurs des revenus (stocks-options…) ne contribuent pas au financement de la protection sociale.
Nous proposons d’élargir l’assiette des revenus en soumettant à cotisations les stock-options et les revenus financiers.
- Réformer la cotisation patronale :
Depuis près de 30 ans le taux de cotisation patronale à l’assurance-vieillesse n’a pas bougé. Il est identique aujourd’hui à ce qu’il était en 1979. Tandis que celui des salariés a lui progressé de plus de 40%.
Le premier objectif est donc de faire contribuer beaucoup plus les entreprises au financement de la retraite : en incluant les revenus financiers des entreprises et en réformant les cotisations en fonction de la politique d’emploi des entreprises.

Quelles revendications ?

Non aux allongements de la durée de cotisation de l’âge de départ en retraite, 37,5 annuités et 60 ans maximum, retraite à 55 ans maximum pour les travaux pénibles et postés,
Garantie d’un taux, 75% minimum du dernier salaire et d’un montant minimum suffisant pour vivre décemment (1500 euros mensuels)


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Brèves

Lubrizol : 1 an après on oublie pas ! Réunion publique le 25 septembre, manifestation le 26 septembre

mardi 8 septembre 2020

Réunion publique d’information sous chapiteau Vendredi 25 septembre 2020 de 18 à 20h A la Friche Lucien, place Carnot, ROUEN
Jeudi MANIFESTATION Samedi 26 septembre 13h30 Rendez-vous devant : LUBRIZOL (quai de France)

Télécharger et diffuser :

Ecoles Delaunay en action le 22 janvier 2020 pour revenir en REP+

jeudi 23 janvier 2020

Lors de l’animation pédagogique du mercredi 22 janvier 2020 sur « les élèves à besoins particuliers », les enseignants ont rappelé leur exigence de classer les écoles maternelle Delaunay-Laurencin et élémentaire Sonia Delaunay de Dieppe (Val Druel) en REP+. En effet, elles sont sorties de l’Éducation Prioritaire en 2014 et ont été exclues des dispositifs REP et REP+ alors qu’elles répondent à tous les critères pour être classées en REP+. Son rang (64ème) au niveau académique la situe au même niveau que les écoles de REP+ du Havre ou de Rouen Nord.

Tous les enseignant·e·s des deux écoles sont venu·e·s avec un tee-shirt rappelant leur exigence et ont pris la parole en début d’animation. À l’issue de l’animation, l’urne était disponible pour pouvoir faire voter au référendum d’initiative populaire.

La CGT Éduc’action 76 soutient les collègues dans leurs actions.

Motion de soutien aux salariés de la Chapelle d’Arblay

mercredi 18 septembre 2019

Les camarades de la CGT Educ’action Haute-Normandie réunis en Assemblée générale de rentrée le 16 septembre 2019 à Maromme expriment leur soutien aux salariés de la Chapelle Darblay, menacés de licenciement.
Dans le secteur privé, les fermetures de site et les plans de licenciement se multiplient. Dans les services publics, ce sont les suppressions de postes massives et la dégradation des conditions de travail.
De plus, la réforme des retraites est une attaque contre l’ensemble des salariés.

  • Zéro licenciement !
  • Non à la fermeture des sites !
  • Non à la casse des services publics !
  • Non à la réforme des retraites ! Luttons tous ensemble !

Motion adoptée à l’unanimité par l’AG des syndiqué-e-s CGT éduc’action Rouen

Fusion des académies : j’habite à Evreux, pourra-t-on me nommer à Cherbourg ?

vendredi 13 septembre 2019

La lettre de cadrage pour la fusion des académies de Caen et Rouen certifiait que la gestion des personnels enseignants ne serait pas impacté jusqu’en 2022 (Mais en 2018 on nous jurait que la fusion n’était pas encore décidée). A en croire M. le Ministre, jusqu’à cette ce cas de figure n’existera pas. Mais après 2022 ça devient tout à fait possible pour les personnels du second degré. Le Rectorat a tout intérêt à ce que la souplesse et la mobilité des personnels soient maximales. Et avec l’affaiblissement du rôle des CAPA il sera encore plus compliqué d’influer sur les choix des services académiques, sans oublier que pour les contractuels ce « contrôle » est inexistant.

Une fusion des académies pour fermer des sections !

vendredi 13 septembre 2019

Le Rectorat et la Région Normandie lancent la réflexion pour une nouvelle carte de formation à la rentrée de septembre 2020. Ca ne sent pas bon du tout ! L’académie et la région de Normandie auront, si nous ne faisons pas reculer le Ministère, le même périmètre au 1° janvier. Les filières de formation, frontalières pour le moment, ou seulement identiques, seront à la prochaine rentrée dans la même académie. Ce sera une très bonne excuse pour fusionner et fermer par ci par là et pour récupérer les postes.