Non au coup de force de Darcos !

vendredi 7 décembre 2007
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Le 29 octobre, le ministère a transmis aux rectorats une note dans laquelle il annonce sa volonté de généraliser rapidement les Bac Pro en 3 ans à la place de l’ancienne formule ( 2 ans de BEP + 2 ans de bac pro ) : « La généralisation du parcours en 3 ans doit être résolument engagée et, dès la rentrée 2008, 45.000 élèves devront être accueillis dans des formations préparant en trois ans au baccalauréat professionnel, ce qui équivaut à environ 25% des effectifs actuels entrant en formation en BEP (…) Par ailleurs, l’année 2008 sera mise à profit pour préparer la généralisation des baccalauréats professionnels en trois ans ».

JPEG - 4.6 ko Nous refusons la mort des BEP et la généralisation des bac pro 3 ans. Nous refusons les motivations strictement budgétaires du ministère.

Une décision bureaucratique

  • Disparition de fait des BEP : que vont devenir ces élèves ? Le nombre de places pour les élèves en Bac pro crées sera inférieur au nombre de places en BEP supprimés. Iront-ils en CAP ? Vers des CAP nouveaux ? Vers l’apprentissage ou nulle part ? Rien n’est prévu ! Seules les suppressions de postes sont programmées.
  • Il ne faut pas être dupes. La volonté du ministère aujourd’hui est de réduire le coût de l’enseignement public en France. Ministère et les rectorats réaffirment à chaque rentrée la nécessité de diminuer l’offre de formation dans les LP, en particuliers par la fermeture de sections BEP. Le bac pro 3 ans est un effet d’annonce bien utile pour atteindre cet objectif. « Nous fermons des BEP pour ouvrir de nouveaux Bac Pro », disent-ils. Oui, mais souvent, quand on ferme un BEP, il n’y a rien qui s’ouvre derrière. Ou, on en profite pour diminuer le nombre de places offertes.
  • Cette formule de Bac Pro en 3 ans, est testée depuis plusieurs années. Or les premiers éléments d’évaluation mettent en garde contre sa généralisation. Ainsi, en 2005, après quatre années d’expérimentation, le rapport de l’inspecteur général Prat explique qu’ « il y a lieu de souligner qu’une grande majorité d’élèves ne peut pas suivre un parcours vers un baccalauréat professionnel en trois ans au terme du collège ». Alors quel avenir pour les élèves qui n’ont pas le niveau bac et qui jusque-là pouvaient espérer obtenir un BEP ?
  • La généralisation des Bac Pro 3 ans risque de surcharger les classes en première année et de dévaloriser les diplômes, puisqu’elle supprime 1 année de formation sur les 4 nécessaires jusque là pour atteindre le niveau bac ! Alors, élévation du niveau des élèves ou bien baisse des exigences du niveau bac !

LES EXIGENCES DE LA CGT :

Nous refusons fermement les Bac Pro 3 ans version Darcos et la mort des BEP.
Nous exigeons le retrait de la note du ministère qui somme les rectorats d’engager cette réforme.

JPEG - 7.1 ko Nous demandons également :

  • une évaluation rigoureuse des Bac Pro 3 ans déjà mis en place avant toute extension de cette formule.
  • une évaluation tout aussi sérieuse des BEP (et de la formule 2+2, enchaînement d’un BEP en deux ans et d’un bac pro en deux ans) , que l’on condamne sur la base d’une analyse souvent sommaire.
  • le maintien de la voie classique « 2+2 » en parallèle avec les « Bac Pro 3 ans » existants (en attendant de trancher sur leur sort) et la mise en place de passerelles entre les deux formules.

Il faut stopper la diminution de l’offre de formation en LP, c’est pourquoi nous réaffirmons avec force notre position : aucune diminution de l’offre de formation dans les LP. Toute fermeture de section doit être compensée par l’ouverture d’une section offrant le même nombre de places. Et si des phénomènes de « baisse démographique » sont constatés, il faut d’abord en profiter pour alléger les effectifs, mettre en place une véritable politique de soutien et de remédiation (intégrée dans le service des enseignants) et développer les heures de concertation pour favoriser le travail en équipe.

Ne laissons pas brader l’enseignement professionnel !

Débattons de la nécessité de la grève le plus tôt possible et préparons-là !

Vous pouvez télécharger ce tract au format pdf.


L’URSEN - CGT Educ’action a déposé un préavis de grève académique qui court depuis le 4/12/07


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Tract_bacpro_3ans_061207
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Brèves

La pédagogie Nutella ou le collège 2016... vu à la TV !

lundi 20 avril 2015

La réforme du collège 2016 agite le Landerneau enseignant depuis quelques semaines. Elle inquiète aussi à juste titre les parents qui se demandent bien ce que ledit collège réformé fera avec leur progéniture.

Pour rassurer tout le monde, la télévision publique nous montre à quoi ressemblera le collège 2016, dans deux reportages successifs. En effet, le collège réformé s’inspire de dispositifs innovants qui existent déjà dans quelques établissements expérimentaux.

Alors savourons cet avant-goût du collège nouveau...

Lire la suite sur le site La Vie Moderne

Chatel : « Certaines mesures vont dans le bon sens »

lundi 20 avril 2015

C’est le spécialiste des réformes destructrices Chatel qui ont mis à mal le lycée général et liquidé la voie STI qui nous le dit.
On constate facilement où Vallaud-Belkacem trouve son inspiration !

« Que les conservateurs tombent les masques ! »

lundi 20 avril 2015

Voici le titre de l’interview de Vallaud-Belkacem au très réactionnaire journal Le Point.
Notre seule réponse à NVB : « Que les néo-libéraux tombent également le masque ! »

4 pages spécial Retraités de la FERC

samedi 31 août 2013

Au sommaire : Conférence de l’UFR... les retraités à l’offensive ! - Quelle UFR, quelle structure ? - Place des retraités dans la CGT - Continuité syndicale et renforcement - Impressions croisées
Télécharger le 4 pages

Au sujet des dépenses scolaires…

jeudi 22 août 2013

Chaque année, à l’approche de la rentrée, on retrouve dans les médias des articles plus ou moins bien renseignés sur les « dépenses de la rentrée des classes ». Je les parcours toujours avec un peu d’agacement quand ils mettent en avant les nouveaux cartables, les vêtements, les classeurs, les crayons et les compas, les garderies et les cantines.
Parler de ces frais là, c’est évoquer l’arbre pour cacher la forêt. Les cartables et les compas durent facilement plusieurs années et les vêtements ne me semblent pas être une dépense scolaire : mes filles iraient-elles nues si l’école n’existait pas ? Idem pour la cantine : il faut manger même en dehors de l’obligation scolaire. Admettons pour la garderie des petits. Ce qui m’interpelle, ce sont les frais dont on parle moins et qui pourtant jalonnent bien le parcours scolaire des jeunes.
Lire la suite sur le site de l’Ecole démocratique

Ecole élémentaire : en France, le nombre d’élèves par enseignant supérieur à la moyenne OCDE (Depp)

vendredi 16 août 2013

Selon la revue « L’Éducation natio­nale en chiffres » de la Depp, le taux d’encadrement dans les écoles élémen­taires fran­çaises se situe en des­sous de la moyenne des pays de l’OCDE.
Le taux d’encadrement dans les écoles élémen­taires fran­çaises est en des­sous de la moyenne des pays de l’OCDE, selon la revue « L’Éducation natio­nale en chiffres » éditée par la Depp et parue en juillet 2013.
Dans les pays de l’OCDE, le nombre moyen d’élèves par ensei­gnant était à ce niveau de 15,4, en 2011 contre 18,4 en moyenne en France.

Loire-Atlantique / Rythmes : lettre ouverte des UD CGT, FO, FSU et Solidaires au DASEN et aux 26 maires de Loire-Atlantique appliquant la réforme en 2013

samedi 29 juin 2013

Depuis plusieurs mois, nos organisations syndicales ne cessent de dénoncer la précipitation et les dangers contenus dans la réforme des rythmes scolaires. Si les appréciations de nos syndicats respectifs peuvent diverger sur l’analyse de la loi Peillon et de son volet sur les rythmes scolaires, cela ne nous empêche en rien de partager nombre de points de vue sur les effets néfastes de cette réforme. Les propos volontaristes des municipalités ayant décidé de s’engager dès septembre 2013 dans la mise en œuvre du pan de réforme sur les rythmes ne résistent pas à un l’examen pragmatique. Pour notre part cette réforme relève plus d’un projet politique portant sur la territorialisation de l’École que sur les effets bénéfiques pour les enfants et les familles.
L’intention gouvernementale affiche une volonté de servir la réussite scolaire des élèves. Nous pensons qu’il y a loin du discours à une réalité qui malmène aussi les personnels concourant aux rythmes éducatifs des enfants. Les campagnes de communication politiciennes ne peuvent dissimuler les malaises grandissant autour de la rentrée 2013 précipitée.
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Coaching patronal au collège, sous l’œil attendri de France 2

mercredi 26 juin 2013

Mardi 18 juin, dans le 20h de France 2, après les 9 min inaugurales sur les inondations en France, et parmi les quelques miettes distribuées aux autres sujets (3 min sur le mouvement social au Brésil, 2 sur l’accueil des touristes à Paris), on retiendra un reportage d’anthologie, intitulé (sur le site de France 2) « Éducation : du coaching en ZEP » : 4 min 20 consacrées à l’intervention d’une cadre dirigeante dans un collège de « ZEP », pour appliquer, selon ses propres dires, les « méthodes d’entreprise » à l’école. 4 min 20 pour un « gros plan » qui « traite » un sujet sans (se) poser la moindre question, sans rien en dire sinon célébrer les vertus d’une initiative qui, avec d’autres, relève d’un entrisme entrepreneurial dans l’institution scolaire, du reste fort à la mode. Une initiative présentée sans contrepoint ni distance : un tel éloge relève-t-il encore de l’information ?
Lire la suite sur le site d’ACRIMED