Bac pro 3 ans : ÉLEVES de LP : Ne vous laissez pas berner !

jeudi 13 décembre 2007
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3 ans au lieu de 4, c’est mieux ?

Non, car le cycle de deux ans en BEP et 2 ans en Bac Pro offre un cadre qui permet des parcours adaptés aux rythmes des élèves... Parler de faire en 3 ans ce qui se fait en 4 signifie que le niveau baissera, ou alors beaucoup d’élèves échoueront... Tout est possible : baisse des contenus en enseignement général (malgré leur importance pour s’adapter aux évolutions et pour se reconvertir), diminution des horaires d’enseignement professionnel (contre l’avis des entreprises), périodes de stages en entreprises pendant les vacances scolaires... Dans tous les cas, les élèves seront pénalisés !

Bac pro... ou sous bac-pro ?

Remplacer les 2 années de BEP suivis des 2 années de bac pro par 3 années de bac pro signifie une baisse de 25% du temps de formation... d’où une baisse de niveau, notamment en enseignement professionnel, donc une baisse de l’insertion professionnelle des titulaires d’un bac pro 3 ans (actuellement de 73% contre 66% pour les autres bacheliers). Sachez qu’il existe aujourd’hui 69 bac professionnels... mais le ministère étudie la possibilité de regrouper différents bac pro pour n’en créer qu’une vingtaine, beaucoup moins spécialisés, plus généralistes, et donc moins intéressant pour trouver du travail. De fait, un Bac Pro plus généraliste entraînera un manque de qualification qui obligera les élèves à passer une certification post bac pro afin de trouver un emploi (spécialisation payante, n’en doutezpas !... et à durée limitée, à la différence du diplôme actuel). Le Bac Pro en 3 ans est un leurre inadapté à la réalité. Les jeunes futurs salariés seront moins formés, et nombre d’entreprises sont contre cette formation en 3 ans comme en témoigne l’échec quasi total des bac pro 3 ans essayés en CFA.

BEP « rénové » : ça ressemble à un diplôme... mais danger !

L’élève de bac pro 3 ans pourra obtenir une sorte de certification à la fin de la 2ème année de bac pro 3 ans qui, soit-disant, équivaudrait au BEP... Mais ce « BEP rénové » ne sera pas un diplôme de niveau V comme l’était le BEP... avec des épreuves et une préparation spécifiques. Cela signifie donc que l’élève qui abandonnera ou échouera au bac pro se retrouvera sans rien, à la différence d’un bachelier actuel titulaire d’un BEP.

Les vraies raisons du bac pro 3 ans :

Le gouvernement souhaite faire des économies (pas en ce qui concerne le salaire des ministres et du Président) ... et le bac pro en 3 ans permettra de supprimer nombre de sections et de postes. (Le gouvernement Sarkozy a annoncé que l’Education nationale doit perdre 11 200 postes d’ici la rentrée 2008, et 85 000 d’ici 4 ans...) L’objectif du gouvernement est de casser la formation publique et gratuite... Afin de permettre à des organismes privés de s’enrichir en faisant payer des spécialisations et des certifications à durée de validité limitée pour les salariés (ce que le Médef, la branche du gros patronat, appelle l’employabilité : au salarié de se donner les moyens d’être embauchable... pour le profit de l’entreprise qui n’aura plus à assumer la totalité de le remise à niveau de ses employés).

Parce que l’avenir de la jeunesse vaut plus que les intérêts de quelques uns... Oui à une véritable valorisation de la formation professionnelle : A chacun selon ses besoins ! Non au bac pro 3 ans !


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Brèves

La pédagogie Nutella ou le collège 2016... vu à la TV !

lundi 20 avril 2015

La réforme du collège 2016 agite le Landerneau enseignant depuis quelques semaines. Elle inquiète aussi à juste titre les parents qui se demandent bien ce que ledit collège réformé fera avec leur progéniture.

Pour rassurer tout le monde, la télévision publique nous montre à quoi ressemblera le collège 2016, dans deux reportages successifs. En effet, le collège réformé s’inspire de dispositifs innovants qui existent déjà dans quelques établissements expérimentaux.

Alors savourons cet avant-goût du collège nouveau...

Lire la suite sur le site La Vie Moderne

Chatel : « Certaines mesures vont dans le bon sens »

lundi 20 avril 2015

C’est le spécialiste des réformes destructrices Chatel qui ont mis à mal le lycée général et liquidé la voie STI qui nous le dit.
On constate facilement où Vallaud-Belkacem trouve son inspiration !

« Que les conservateurs tombent les masques ! »

lundi 20 avril 2015

Voici le titre de l’interview de Vallaud-Belkacem au très réactionnaire journal Le Point.
Notre seule réponse à NVB : « Que les néo-libéraux tombent également le masque ! »

4 pages spécial Retraités de la FERC

samedi 31 août 2013

Au sommaire : Conférence de l’UFR... les retraités à l’offensive ! - Quelle UFR, quelle structure ? - Place des retraités dans la CGT - Continuité syndicale et renforcement - Impressions croisées
Télécharger le 4 pages

Au sujet des dépenses scolaires…

jeudi 22 août 2013

Chaque année, à l’approche de la rentrée, on retrouve dans les médias des articles plus ou moins bien renseignés sur les « dépenses de la rentrée des classes ». Je les parcours toujours avec un peu d’agacement quand ils mettent en avant les nouveaux cartables, les vêtements, les classeurs, les crayons et les compas, les garderies et les cantines.
Parler de ces frais là, c’est évoquer l’arbre pour cacher la forêt. Les cartables et les compas durent facilement plusieurs années et les vêtements ne me semblent pas être une dépense scolaire : mes filles iraient-elles nues si l’école n’existait pas ? Idem pour la cantine : il faut manger même en dehors de l’obligation scolaire. Admettons pour la garderie des petits. Ce qui m’interpelle, ce sont les frais dont on parle moins et qui pourtant jalonnent bien le parcours scolaire des jeunes.
Lire la suite sur le site de l’Ecole démocratique

Ecole élémentaire : en France, le nombre d’élèves par enseignant supérieur à la moyenne OCDE (Depp)

vendredi 16 août 2013

Selon la revue « L’Éducation natio­nale en chiffres » de la Depp, le taux d’encadrement dans les écoles élémen­taires fran­çaises se situe en des­sous de la moyenne des pays de l’OCDE.
Le taux d’encadrement dans les écoles élémen­taires fran­çaises est en des­sous de la moyenne des pays de l’OCDE, selon la revue « L’Éducation natio­nale en chiffres » éditée par la Depp et parue en juillet 2013.
Dans les pays de l’OCDE, le nombre moyen d’élèves par ensei­gnant était à ce niveau de 15,4, en 2011 contre 18,4 en moyenne en France.

Loire-Atlantique / Rythmes : lettre ouverte des UD CGT, FO, FSU et Solidaires au DASEN et aux 26 maires de Loire-Atlantique appliquant la réforme en 2013

samedi 29 juin 2013

Depuis plusieurs mois, nos organisations syndicales ne cessent de dénoncer la précipitation et les dangers contenus dans la réforme des rythmes scolaires. Si les appréciations de nos syndicats respectifs peuvent diverger sur l’analyse de la loi Peillon et de son volet sur les rythmes scolaires, cela ne nous empêche en rien de partager nombre de points de vue sur les effets néfastes de cette réforme. Les propos volontaristes des municipalités ayant décidé de s’engager dès septembre 2013 dans la mise en œuvre du pan de réforme sur les rythmes ne résistent pas à un l’examen pragmatique. Pour notre part cette réforme relève plus d’un projet politique portant sur la territorialisation de l’École que sur les effets bénéfiques pour les enfants et les familles.
L’intention gouvernementale affiche une volonté de servir la réussite scolaire des élèves. Nous pensons qu’il y a loin du discours à une réalité qui malmène aussi les personnels concourant aux rythmes éducatifs des enfants. Les campagnes de communication politiciennes ne peuvent dissimuler les malaises grandissant autour de la rentrée 2013 précipitée.
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Coaching patronal au collège, sous l’œil attendri de France 2

mercredi 26 juin 2013

Mardi 18 juin, dans le 20h de France 2, après les 9 min inaugurales sur les inondations en France, et parmi les quelques miettes distribuées aux autres sujets (3 min sur le mouvement social au Brésil, 2 sur l’accueil des touristes à Paris), on retiendra un reportage d’anthologie, intitulé (sur le site de France 2) « Éducation : du coaching en ZEP » : 4 min 20 consacrées à l’intervention d’une cadre dirigeante dans un collège de « ZEP », pour appliquer, selon ses propres dires, les « méthodes d’entreprise » à l’école. 4 min 20 pour un « gros plan » qui « traite » un sujet sans (se) poser la moindre question, sans rien en dire sinon célébrer les vertus d’une initiative qui, avec d’autres, relève d’un entrisme entrepreneurial dans l’institution scolaire, du reste fort à la mode. Une initiative présentée sans contrepoint ni distance : un tel éloge relève-t-il encore de l’information ?
Lire la suite sur le site d’ACRIMED