Pour la défense du service public et de nos conditions de travail, Tous en grève le 18 mars !

lundi 10 mars 2008
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Après les grèves du 18 octobre, 20 novembre, 15 et 24 janvier, le gouvernement refuse toujours de répondre aux revendications des personnels. Il poursuit sa politique de destruction de l’emploi public avec des conséquences catastrophiques sur la préparation de la rentrée 2008.

La commission Pochard sur la « revalorisation du métier d’enseignant » a remis son rapport le 4 février. En guise de revalorisation, on y trouve surtout des attaques :

Contre l’écoleContre les enseignants
Instauration d’un « marché de l’éducation » :

  • par la mise en concurrence des écoles, des collèges..., avec, par exemple, la diffusion des résultats aux évaluations en 1er degré.
  • par la suppression de la carte scolaire avec les conséquences induites : écoles ghettos à côté d’écoles d’élites, absence de mixité sociale.
  • fin de l’école pour tous



Renforcement de la place du projet d’établissement et du rôle du chef d’établissement qui entraîneraient :

  • un lien contractuel entre le chef d’établissement et l’enseignant.
  • un risque de dérives dans le contenu de ce projet (établissements élitistes ou centrés sur une clientèle donnée : voir pays anglo-saxons).
  • possibilité de « favoriser » certaines disciplines suivant les établissements, voire certains enseignants puisque l’affectation de 10% de la dotation horaire globale serait laissée à l’appréciation du chef d’établissement.
- Temps de présence devant élèves augmenté du fait de l’annualisation du temps de travail : 648 h année auxquelles s’ajouteraient, en heures supplémentaires, le suivi des élèves, l’orientation … sans doute la fin de l’ISO en 2nd degré.
  • Les heures non assurées actuellement du fait de l’absence des élèves (stages, examens) seraient à récupérer.
  • Bivalence des enseignants : on commence en 6è-5è et puis …..
  • Evaluation pédagogique faite en grande partie par le chef d’établissement avec notation à la clé, ce qui joue sur notre déroulement de carrière et donc sur notre rémunération. Outre le fait qu’un chef d’établissement n’a pas la compétence nécessaire, cela conduirait à encourager la servilité des professeurs.
  • Cette évaluation dépendrait aussi des résultats des élèves, voir des avis des élèves eux-mêmes.
  • Disqualification du métier si on va vers la suppression des concours de recrutement.
  • 8 830 postes dans le second degré en 2008

    Bourrage et fermeture tout azimut de classes… Réduction de la durée de formation, des modules, des options, du nombre de classes passerelles, c’est la logique que le gouvernement poursuit en affirmant que l’on peut faire mieux avec moins de moyens. Dans l’Académie de Rouen, 253 ETP sont supprimés, dont 109 transformations de postes en heures supplémentaires. Les compléments de service se multiplient. Les postes aux concours sont également massivement supprimés.
    Le gouvernement affiche la volonté de casser structurellement le service public par la réduction du nombre de fonctionnaires.
    Supprimer plusieurs milliers d’emplois dans l’Education nationale sous-tend aussi le licenciement de non-titulaires de droit public (contractuels, assistants d’éducation) ou de droit privé (emplois de vie scolaire). Au delà de leur situation précaire, les non-titulaires sont les premières victimes en matière de flexibilité.

    Enseignement pro menacé

    Depuis plusieurs mois, les personnels sont mobilisés contre les décisions de Darcos qui veut imposer à la rentrée 2009 la disparition des sections de BEP et la généralisation du Bac Pro en 3 ans.
    C’est pour le gouvernement le moyen de supprimer 80 000 emplois d’enseignants d’ici 4 ans.
    Raccourcir la durée de formation d’un an, diminuer le nombre de filières, réduire la diversité des sections, c’est 30 élèves par classe ! Dans ces classes, les enseignants devront faire passer un contenu disciplinaire identique à celui d’une formation en 4 ans, tout en y intégrant une « validation » de niveau V, en CCF, au cours de la deuxième année !
    La généralisation des bacs pro 3 ans, va donc engendrer des difficultés supplémentaires importantes dans les gestions de classes, une surcharge de travail, des conditions d’étude détériorées pour une large majorité de nos élèves. C’est aussi pré orienter une partie des élèves les plus en difficulté dès la fin du collège vers l’apprentissage.

    Manifestation à Rouen

    • Départ du rectorat à 10h30
    • Arrivée vers 12h place de l’Hôtel-de-Ville pour un rassemblement avec prises de parole et pique-nique.

    Tract pdf.


    Documents joints

    tract_greve_18-03-08
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    Brèves

    Ecoles Delaunay en action le 22 janvier 2020 pour revenir en REP+

    jeudi 23 janvier

    Lors de l’animation pédagogique du mercredi 22 janvier 2020 sur « les élèves à besoins particuliers », les enseignants ont rappelé leur exigence de classer les écoles maternelle Delaunay-Laurencin et élémentaire Sonia Delaunay de Dieppe (Val Druel) en REP+. En effet, elles sont sorties de l’Éducation Prioritaire en 2014 et ont été exclues des dispositifs REP et REP+ alors qu’elles répondent à tous les critères pour être classées en REP+. Son rang (64ème) au niveau académique la situe au même niveau que les écoles de REP+ du Havre ou de Rouen Nord.

    Tous les enseignant·e·s des deux écoles sont venu·e·s avec un tee-shirt rappelant leur exigence et ont pris la parole en début d’animation. À l’issue de l’animation, l’urne était disponible pour pouvoir faire voter au référendum d’initiative populaire.

    La CGT Éduc’action 76 soutient les collègues dans leurs actions.

    Motion de soutien aux salariés de la Chapelle d’Arblay

    mercredi 18 septembre 2019

    Les camarades de la CGT Educ’action Haute-Normandie réunis en Assemblée générale de rentrée le 16 septembre 2019 à Maromme expriment leur soutien aux salariés de la Chapelle Darblay, menacés de licenciement.
    Dans le secteur privé, les fermetures de site et les plans de licenciement se multiplient. Dans les services publics, ce sont les suppressions de postes massives et la dégradation des conditions de travail.
    De plus, la réforme des retraites est une attaque contre l’ensemble des salariés.

    • Zéro licenciement !
    • Non à la fermeture des sites !
    • Non à la casse des services publics !
    • Non à la réforme des retraites ! Luttons tous ensemble !

    Motion adoptée à l’unanimité par l’AG des syndiqué-e-s CGT éduc’action Rouen

    Fusion des académies : j’habite à Evreux, pourra-t-on me nommer à Cherbourg ?

    vendredi 13 septembre 2019

    La lettre de cadrage pour la fusion des académies de Caen et Rouen certifiait que la gestion des personnels enseignants ne serait pas impacté jusqu’en 2022 (Mais en 2018 on nous jurait que la fusion n’était pas encore décidée). A en croire M. le Ministre, jusqu’à cette ce cas de figure n’existera pas. Mais après 2022 ça devient tout à fait possible pour les personnels du second degré. Le Rectorat a tout intérêt à ce que la souplesse et la mobilité des personnels soient maximales. Et avec l’affaiblissement du rôle des CAPA il sera encore plus compliqué d’influer sur les choix des services académiques, sans oublier que pour les contractuels ce « contrôle » est inexistant.

    Une fusion des académies pour fermer des sections !

    vendredi 13 septembre 2019

    Le Rectorat et la Région Normandie lancent la réflexion pour une nouvelle carte de formation à la rentrée de septembre 2020. Ca ne sent pas bon du tout ! L’académie et la région de Normandie auront, si nous ne faisons pas reculer le Ministère, le même périmètre au 1° janvier. Les filières de formation, frontalières pour le moment, ou seulement identiques, seront à la prochaine rentrée dans la même académie. Ce sera une très bonne excuse pour fusionner et fermer par ci par là et pour récupérer les postes.

    Mac Do Neufchâtel en Bray veut licencier une militante syndicale CGT !

    vendredi 6 juillet 2018

    Suite à un entretien disciplinaire une syndiquée CGT depuis un mois au McDonald’s de Neufchatel en Bray a été mise à pieds à titre conservatoire avant que ne soit décidé un licenciement. Les vrais motifs de cette mise à pied : la distribution de tracts dans les restaurants de cette franchise (Dieppe, Yvetot et Neufchâtel en bray) mentionnant les acquis obtenus au restaurant d’Elbeuf (13e mois, prime trimestrielles, congés enfants malades, arbre de Noël ...), et la crainte que les salariés reprennent eux aussi ces revendications !
    Rassemblement Dimanche 8 juillet 18h45 devant le Mac Donald de Neufchâtel en Bray.