Déclaration de la CGT au CTPA du 20 mars 2008

jeudi 20 mars 2008
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Comme les années précédentes, nous ne pouvons que constater et déplorer, lors de ce CTPA, les suppressions massives de postes qui frappent une très large part des établissements scolaires de l’Académie : 256 postes sont encore supprimés cette année dont un grand nombre sont transformés en heure supplémentaires.

Cette politique a des conséquences dramatiques pour de nombreux collègues victimes ou non de mesure de carte scolaire.

Le nombre de collègues devant compléter leur service dans un autre établissement est très important. Non seulement cela désorganise les équipes et dégrade les conditions de travail des enseignants mais, comme le déclarait en janvier dernier le commissaire du gouvernement devant le tribunal administratif de Nantes au sujet de compléments de service dans des communes différentes, « c’est illégal » et « on peut s’inquiéter qu’une autorité administrative méconnaisse la loi ». Cette situation est d’autant plus scandaleuse que certains collègues qui doivent travailler sur plusieurs établissements ne reçoivent aucune compensation horaire ou financière.

Les professeurs de lycée professionnel subissent de plein fouet le plan de rigueur qui frappe l’Education nationale. Leur avenir est sombre. La généralisation du Bac pro 3 ans sera, dans les années qui viennent, une véritable arme de destruction massive des postes dans les Lycées professionnels.
Dans certaines matières professionnelles, la situation est dramatique : des collègues sont victimes d’une mesure de carte scolaire alors qu’il n’existe pas d’autre poste dans leur discipline dans l’Académie ou que ceux disponibles sont très éloignés.

Les suppressions de postes en lycées comme en LP touchent majoritairement des précaires : plus de la moitié des suppressions les frappe. Plusieurs dizaine d’enseignants sont donc menacés de licenciements dans notre académie. La CGT demande depuis des années la titularisation sans conditions de tous les précaires et vous demande qu’aucun de ses collègues ne se retrouvent au chômage.

La politique de suppression de postes met en péril l’existence même de certains établissements. C’est par exemple le cas du Lycée Marcel Sembat de Sotteville-les-Rouen. Des filières du LP sont supprimées ainsi que 4 postes, et le Lycée général subit la suppression de 6 postes et 13 collègues vont devoir compléter leur service à l’extérieur. Ces mesures ignorent totalement la situation particulière de l’établissement qui est en restructuration et ne dispose plus de cantine et d’internat. La politique de destruction de postes met en péril l’existence de cet établissement. Les personnels sont inquiéts et attendent des mesures concrètes et rapides pour garantir l’avenir des établissements.

La situation dans les GRETA est également inquiétante. Au Grand-Quevilly, lors de la commission des personnels du vendredi 29 février, la suppression des 6 postes est officiellement annoncée et les formateurs sont informés de cette décision uniquement par leur représentant des personnels et non par la voie officielle. Les critères de choix des personnes semblent flous voire contradictoires et non conformes à la réglementation en vigueur !
La suppression des postes gagés n’est pas liée à l’activité, tous les enseignants mutés seront nécessairement « remplacés » par des « personnels précaires » : vacataires, contractuels, collègues en heures de vacation…
Plusieurs jours de grève ont été massivement suivis par le personnel, sans résultat. Le droit de grève, seule arme du personnel face à son employeur, a été mis à mal par l’administration : « rapatriement » des heures de CFA au Lycée Marcel Sembat, remplacement au pied levé d’un enseignant gréviste par un non gréviste, annulation d’une formation au dernier moment sans prévenir l’enseignant.

Pour les agents, la situation n’est pas meilleure. Nos camarades du SGPEN-CGT sont intervenus pour dénoncer les 51 suppressions de postes d’IATOS, laboratoires et administratifs. Ils rappellent :
la situation salariale difficile des personnels qui seraient concernés par des mesures de carte scolaire si elle devait s’appliquer
la responsabilité de l’administration dans les disfonctionnements du service public que ne manqueraient pas d’entraîner ces mesures injustes
leurs fortes inquiétudes face au nombre sans précédent d’agents affectés par ces suppressions de postes qui fait craindre le prire quant à leur ré-affectation dans un établissement proche, d’autant que cela s’ajoute aux incertitudes concernant l’avenir des personnels des GRETA.

Le SGPEN condamne également la suppression de 2 postes de personnels de laboratoire. Il est vrai que le nombre d’élèves a baissé mais les missions des agents ont considérablement évolué : ils doivent évaluer les élèves avec les enseignants, collecter des déchets à chaque TP et les neutraliser, assister les professeurs en cours de TP, ...
Les personnels de laboratoire subissent également les conséquences de la politique de décentralisation qui les isole dans les établissements. Ils ont de plus en plus l’impression que leur travail et leurs missions ne sont plus reconnus et sont heurtés et indignés par les suppressions de postes qui les frappent. Cela ne peut que contribuer à décourager et à démobiliser ces agents.

La situation des personnels de toutes les catégories ne cesse de se dégrader d’année en année. Les mesures proposées par la commission Pochard tout comme le projet de loi relatif à la mobilité et aux parcours professionnels dans la fonction publique qui entend supprimer la garantie d’emploi des fonctionnaires font peser de lourdes menaces.

La CGT travaille à mobiliser et à rassembler les personnels :

  • pour la défense de leurs conditions de travail et de leurs garanties statutaires
  • pour une augmentation uniforme des salaires : 300 euros pour tous et aucun salaire inférieur à 1500 euros nets
  • pour la défense de l’enseignement professionnel sous statut scolaire
  • pour des recrutements de personnels enseignants, de vie scolaire et TOS en nombre suffisant pour répondre aux besoins du service public

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Motion de soutien aux salariés de la Chapelle d’Arblay

mercredi 18 septembre

Les camarades de la CGT Educ’action Haute-Normandie réunis en Assemblée générale de rentrée le 16 septembre 2019 à Maromme expriment leur soutien aux salariés de la Chapelle Darblay, menacés de licenciement.
Dans le secteur privé, les fermetures de site et les plans de licenciement se multiplient. Dans les services publics, ce sont les suppressions de postes massives et la dégradation des conditions de travail.
De plus, la réforme des retraites est une attaque contre l’ensemble des salariés.

  • Zéro licenciement !
  • Non à la fermeture des sites !
  • Non à la casse des services publics !
  • Non à la réforme des retraites ! Luttons tous ensemble !

Motion adoptée à l’unanimité par l’AG des syndiqué-e-s CGT éduc’action Rouen

Fusion des académies : j’habite à Evreux, pourra-t-on me nommer à Cherbourg ?

vendredi 13 septembre

La lettre de cadrage pour la fusion des académies de Caen et Rouen certifiait que la gestion des personnels enseignants ne serait pas impacté jusqu’en 2022 (Mais en 2018 on nous jurait que la fusion n’était pas encore décidée). A en croire M. le Ministre, jusqu’à cette ce cas de figure n’existera pas. Mais après 2022 ça devient tout à fait possible pour les personnels du second degré. Le Rectorat a tout intérêt à ce que la souplesse et la mobilité des personnels soient maximales. Et avec l’affaiblissement du rôle des CAPA il sera encore plus compliqué d’influer sur les choix des services académiques, sans oublier que pour les contractuels ce « contrôle » est inexistant.

Une fusion des académies pour fermer des sections !

vendredi 13 septembre

Le Rectorat et la Région Normandie lancent la réflexion pour une nouvelle carte de formation à la rentrée de septembre 2020. Ca ne sent pas bon du tout ! L’académie et la région de Normandie auront, si nous ne faisons pas reculer le Ministère, le même périmètre au 1° janvier. Les filières de formation, frontalières pour le moment, ou seulement identiques, seront à la prochaine rentrée dans la même académie. Ce sera une très bonne excuse pour fusionner et fermer par ci par là et pour récupérer les postes.

Mac Do Neufchâtel en Bray veut licencier une militante syndicale CGT !

vendredi 6 juillet 2018

Suite à un entretien disciplinaire une syndiquée CGT depuis un mois au McDonald’s de Neufchatel en Bray a été mise à pieds à titre conservatoire avant que ne soit décidé un licenciement. Les vrais motifs de cette mise à pied : la distribution de tracts dans les restaurants de cette franchise (Dieppe, Yvetot et Neufchâtel en bray) mentionnant les acquis obtenus au restaurant d’Elbeuf (13e mois, prime trimestrielles, congés enfants malades, arbre de Noël ...), et la crainte que les salariés reprennent eux aussi ces revendications !
Rassemblement Dimanche 8 juillet 18h45 devant le Mac Donald de Neufchâtel en Bray.

Grève à l’hôpital psychiatrique Janet au Havre !

mercredi 20 juin 2018

A l’image des salariés de l’hôpital psychiatrique du Rouvray, les personnels grévistes de l’hôpital psychiatrique Janet du Havre ne lâchent pas le morceau. Ils exigent la venue de Mme Gardel, directrice de l’Agence régionale de santé, l’ouverture d’une nouvelle unité pour que les patients ne soient plus dans des lits supplémentaires avec la création de 50 postes pluridisciplinaires pour la faire fonctionner, la stagiarisation de tous les contractuels-les, l’arrêt de la polyvalence, l’embauche de médecins psychiatres titulaires. Rendez vous jeudi 21 à 8h45 à l’hôpital Flaubert pour une haie de déshonneur pour les administrateurs de l’hôpital, et le samedi 23 à 17h45 sur le parvis du printemps.
Soutenez les revendications en écrivant à Mme Gardel

RESF : une bonne nouvelle qui se concrétise enfin !

mardi 12 juin 2018

Mme Erdene, dont les enfants sont scolarisés au lycée de Déville-lès-Rouen et dans des écoles de Maromme, a reçu enfin son titre de séjour ; celui de son mari attend à la Préfecture, sauf imprévu.
Les bonnes nouvelles sur ce front sont si rares qu’il fallait en parler d’autant plus que pour d’autres familles, l’étau se resserre.
Mme Balogun - originaire du Nigéria et qui a une enfant scolarisée au collège de Maromme - s’est vu confirmer son OQTF par le Tribunal Administratif et France Terre d’Asile cherche à récupérer leur logement CADA en essayant de les en expulser.
La CGT Educ’action revendique la régularisation des lycéens majeurs et des parents d’élèves sans papiers.