Quel bilan, quelles perpectives ?

Comme Kirikou, il n’est pas grand, mais il est vaillant.
dimanche 23 mars 2008
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(nb étant donné les choix organisationnels qui ont été les nôtres, fonctionnement en « URSEN » et peu en « SDEN », il est difficile de détacher le bilan spécifique du SDEN 76 de celui de l’URSEN.)

Quand on se syndique à la CGT Education, ce n’est en général pas d’abord pour être bien placé dans les mutations, bien noté de l’administration ou familier des couloirs du rectorat. Notre syndicat assure certes les tâches de défense individuelle des collègues, notamment parmi les PLP, et siège dans un grand nombre d’organismes paritaires. Mais il n’est pas un syndicat de « cogestion », de « services ». Il se veut un outil pour agir, pour la lutte. Pour nous la défense des intérêts individuels et collectifs sont totalement liés. Nos positions, nos revendications, nos actions visent toujours à unifier les personnels des différentes catégories, des différents établissements et degrés dans une lutte commune. Syndicat confédéré dans la première confédération syndicale, nous relions toujours notre action à celle, plus large et décisive, de l’ensemble des salariés du public et du privé.

Depuis 2004 (notre dernier congrès ) le SDEN 76 a été bien présent dans toutes les luttes de l’Education nationale et s’est régulièrement inscrit dans les luttes plus larges (retraites, sécu, CPE...). Ces luttes, à part celles du CPE, ne se sont pas traduites par des victoires, nous le savons bien. Et ce n’est bien sûr pas notre petit syndicat, avec ses forces limitées qui pouvait surmonter les freins et les limites de ces mouvements.
Mais nous avons dans toutes ces luttes tenté d’y jouer un rôle positif. Que ce soit à Rouen, au Havre ou à Dieppe, les militants de la CGT Educ sont régulièrement parmi les animateurs et les porte-parole des luttes. Dans les intersyndicales de l’Education et même interprofessionnelles nous jouons un rôle reconnu de discussion, parfois de contestation mais toujours de proposition.
Nous avons essayé, dans la mesure de nos forces (et quelquefois un peu au-delà), de nous appuyer sur les éléments les plus combatifs dans les établissements, dans la CGT et dans les autres syndicats, pour proposer des formes de lutte et des revendications qui aillent plus loin que les mots d’ordre minimalistes et les journées d’action à répétition. Cela nous a amené à parfois prendre l’initiative d’appels départementaux ou académiques intersyndicaux à des actions ou grèves alors que les syndicats majoritaires ou nationaux n’y appelaient pas (plusieurs fois pendant la lutte du CPE, ou les 18 octobre et 15 janvier dernier) Les résultats ont été inégaux, mais nous reprochons suffisamment aux syndicats majoritaires et à notre propre confédération de ne pas prendre leurs responsabilités, pour ne pas le faire quand cela nous semble nécessaire.

A une échelle plus interne, nous avons essayé d’améliorer le fonctionnement de notre syndicat et son activité.
Un premier domaine est celui de l’information-communication-propagande, comme on voudra l’appeler. Les deux outils principaux de communication sont le journal « L’objectif syndical » et le site internet. Tous les deux sont des outils académiques, de l’URSEN. Mais bien sûr ils figurent à notre bilan du SDEN 76. Le journal académique existe depuis longtemps mais tout le monde s’accordera à dire qu’il s’est largement étoffé en contenu et en qualité depuis ces dernières années. Notre site, plus récent, est devenu un véritable outil et tient largement la comparaison avec les autres sites syndicaux, dans l’UNSEN comme dans d’ autres syndicats.
Nous avons aussi fait un effort pour alimenter en informations et tracts les camarades dans les établissements (dernier exemple tout le matériel envoyé aux militants depuis octobre sur la généralisation du bac pro 3 ans).
Notre syndicat est vivant, même si nous souhaiterions une participation encore plus grande de l’ensemble des syndiqués. Assemblées générales de militants (rentrée, préparation des congrès...), journées d’information ou de débat (LOLF, DHG, formation professionnelle, nouveaux syndiqués...) ont rassemblé en moyenne trois fois par an plusieurs dizaines de syndiqués du département.

En ce qui concerne la présence « institutionnelle » nous avons maintenu notre présence et parfois progressé.
Dans une vingtaine d’établissements, au sein des conseils d’administrations nos camarades mènent ou participent à des listes qui représentent les personnels et organisent les actions dans l’établissement.
Notre syndicat est resté le premier parmi les PLP (3 élus aux CAPA) et l’équipe renouvelée a assuré le travail dans des conditions difficiles et, il faut le dire sans grand soutien de la commission exécutive, ni beaucoup d’informations venues des établissements. Nous avons assuré la présence et l’intervention de la CGT dans des organismes (C.A.E.N, C.T.PA, CDEN, CTPD) où soit nous ne siégions pas auparavant soit nous intervenions très peu. De nouveaux camarades se sont investis et ce travail va pouvoir se développer.

Cela dit, il faut aussi souligner nos manques et nos limites.

Nous avons encore beaucoup de progrès à faire quant à la présence sur le terrain, tout au long de l’année. Le lien avec les camarades dans les établissements, en dehors des AG et de ceux qui participent aux réunions au local est encore trop irrégulier. Nous faisons peu de « tournées » dans les établissements où nous ne sommes pas. D’un point de vue plus individuel, malgré les efforts faits (journées d’accueil des nouveaux syndiqués, liste mail, courriers) le lien avec les syndiqués et notamment ceux qui sont plus récents et plus isolés se fait encore mal. Nous ne sollicitons sans doute pas assez les camarades pour leur proposer de participer aux activités du syndicat.
Nous avons beaucoup de mal à structurer notre apparition dans les manifestations, le plus souvent par manque de troupes... JPEG - 37.8 ko
Notre investissement dans les structures « interprofessionnelles », même s’il a progressé (UD, UL de Dieppe, du Havre, collectif « services publics » de l’UD, RESF...) est assuré par encore trop peu de camarades.
Notre intervention à l’IUFM est encore insuffisante. Elle repose sur trop peu de camarades et manque d’organisation et de régularité (en particulier pour l’information des stagiaires PLP).

Le grand défi de notre syndicat reste bien sûr de maintenir et renforcer notre présence et notre influence parmi les PLP et notamment parmi les nouveaux collègues, tout en progressant nettement plus dans le reste du second degré et dans le primaire. Nous n’avons pas percé aux élections (même si nous avons réussi à avoir une liste premier degré et qu’un travail spécifique se développe). Nous sommes toujours extrêmement minoritaires dans les collèges et les lycées généraux, même si nous avons une proportion plus importante de syndiqués certifiés. Une des tâches prioritaires des années à venir est de progresser nettement dans ces secteurs et les élections doivent nous servir à cela.

En résumé nous devons essayer de renforcer notre activité et notre efficacité non pas en surchargeant de tâches les camarades qui s’investissent déjà, mais en les répartissant mieux et surtout en sollicitant mieux les camarades du syndicat dans les établissements, en utilisant mieux les compétences et les disponibilités d’un plus grand nombre de camarades.

Nous n’allons changer à nous tout seuls, ni la situation sociale, ni les rapports de forces syndicaux, ni même notre vieille CGT. Mais nous pouvons aider à la manœuvre et progresser, parmi tous les collègues qui attendent d’un syndicat des convictions et du dynamisme pour les luttes et pas du conservatisme d’appareil et du corporatisme.


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