Droit de grève : Sarkozy revient à la charge.

Communiqué de presse de la FERC-CGT
vendredi 16 mai 2008
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Dès sa campagne électorale Nicolas Sarkozy faisait de cette question la pierre angulaire de ses visions libérables en matière de démocratie sociale reprenant l’antienne développée depuis 10 ans qui veut que la défense des services publics et la liberté de travailler passent par la mise en place d’un service minimum dans les transports publics, l’éducation nationale, l’énergie…

Après s’être attaqué au droit de grève dans les transports publics - texte d’ailleurs censuré par le Conseil d’Etat quant à l’obligation de se déclarer gréviste 48 heures à l’avance - N.Sarkozy, face aux fortes mobilisations des personnels enseignants opposés à sa politique éducative, répond par la remise en cause du droit de grève sous l’argument spécieux de garantir la continuité du service public.

Rappelons que la position du ministre de l’éducation nationale n’a cessé de varier sur ce sujet. Ainsi, en contradiction avec ce qu’avait affirmé N. Sarkozy à B. Thibaut le 14 mai 2007, X. Darcos affirmait le 29 du même mois qu’il n’en ferait pas un objet de fixation au principe que « ce n’était pas un problème qui existait vraiment dans l’éducation nationale ». Pourtant, le 11 juin N. Sarkozy, devant l’ensemble des organisations syndicales de l’Education Nationale, revenait sur le « service minimum »… ce qui a abouti à la création d’un service minimum d’accueil en temps de grève. (X. Darcos, discours du 11 décembre 2007).

Derrière ces projets, c’est bien l’ensemble des moyens d’expressions collectives des salariés qui est visé afin de permettre au gouvernement de remettre en cause les garanties collectives et empêcher les salariés de se défendre et de revendiquer des conquêtes sociales.

La Ferc-Cgt, au même titre que sa Confédération, considère que plusieurs facteurs sont de nature à faire baisser la conflictualité et limiter la gène aux usagers en cas de grève :
- Développer et améliorer les services publics, notamment partout sur le territoire en ce qui concerne l’école publique, afin de répondre mieux aux besoins des usagers et des salariés. Ce qui pose entre autres la question des financements.
- Modifier en profondeur les conditions de la négociation, obligeant à donner du contenu au dialogue social, renforçant les droits des salariés et des organisations syndicales.

La Ferc-Cgt appelle l’ensemble des salariés de ses secteurs à répondre massivement à l’appel à la grève du jeudi 22 mai pour les retraites, les salaires et l’emploi, à être nombreux dans les manifestations organisées ce jour là. Cela sera une première réponse à la provocation du chef de l’Etat.


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Brèves

Ecoles Delaunay en action le 22 janvier 2020 pour revenir en REP+

jeudi 23 janvier

Lors de l’animation pédagogique du mercredi 22 janvier 2020 sur « les élèves à besoins particuliers », les enseignants ont rappelé leur exigence de classer les écoles maternelle Delaunay-Laurencin et élémentaire Sonia Delaunay de Dieppe (Val Druel) en REP+. En effet, elles sont sorties de l’Éducation Prioritaire en 2014 et ont été exclues des dispositifs REP et REP+ alors qu’elles répondent à tous les critères pour être classées en REP+. Son rang (64ème) au niveau académique la situe au même niveau que les écoles de REP+ du Havre ou de Rouen Nord.

Tous les enseignant·e·s des deux écoles sont venu·e·s avec un tee-shirt rappelant leur exigence et ont pris la parole en début d’animation. À l’issue de l’animation, l’urne était disponible pour pouvoir faire voter au référendum d’initiative populaire.

La CGT Éduc’action 76 soutient les collègues dans leurs actions.

Motion de soutien aux salariés de la Chapelle d’Arblay

mercredi 18 septembre 2019

Les camarades de la CGT Educ’action Haute-Normandie réunis en Assemblée générale de rentrée le 16 septembre 2019 à Maromme expriment leur soutien aux salariés de la Chapelle Darblay, menacés de licenciement.
Dans le secteur privé, les fermetures de site et les plans de licenciement se multiplient. Dans les services publics, ce sont les suppressions de postes massives et la dégradation des conditions de travail.
De plus, la réforme des retraites est une attaque contre l’ensemble des salariés.

  • Zéro licenciement !
  • Non à la fermeture des sites !
  • Non à la casse des services publics !
  • Non à la réforme des retraites ! Luttons tous ensemble !

Motion adoptée à l’unanimité par l’AG des syndiqué-e-s CGT éduc’action Rouen

Fusion des académies : j’habite à Evreux, pourra-t-on me nommer à Cherbourg ?

vendredi 13 septembre 2019

La lettre de cadrage pour la fusion des académies de Caen et Rouen certifiait que la gestion des personnels enseignants ne serait pas impacté jusqu’en 2022 (Mais en 2018 on nous jurait que la fusion n’était pas encore décidée). A en croire M. le Ministre, jusqu’à cette ce cas de figure n’existera pas. Mais après 2022 ça devient tout à fait possible pour les personnels du second degré. Le Rectorat a tout intérêt à ce que la souplesse et la mobilité des personnels soient maximales. Et avec l’affaiblissement du rôle des CAPA il sera encore plus compliqué d’influer sur les choix des services académiques, sans oublier que pour les contractuels ce « contrôle » est inexistant.

Une fusion des académies pour fermer des sections !

vendredi 13 septembre 2019

Le Rectorat et la Région Normandie lancent la réflexion pour une nouvelle carte de formation à la rentrée de septembre 2020. Ca ne sent pas bon du tout ! L’académie et la région de Normandie auront, si nous ne faisons pas reculer le Ministère, le même périmètre au 1° janvier. Les filières de formation, frontalières pour le moment, ou seulement identiques, seront à la prochaine rentrée dans la même académie. Ce sera une très bonne excuse pour fusionner et fermer par ci par là et pour récupérer les postes.

Mac Do Neufchâtel en Bray veut licencier une militante syndicale CGT !

vendredi 6 juillet 2018

Suite à un entretien disciplinaire une syndiquée CGT depuis un mois au McDonald’s de Neufchatel en Bray a été mise à pieds à titre conservatoire avant que ne soit décidé un licenciement. Les vrais motifs de cette mise à pied : la distribution de tracts dans les restaurants de cette franchise (Dieppe, Yvetot et Neufchâtel en bray) mentionnant les acquis obtenus au restaurant d’Elbeuf (13e mois, prime trimestrielles, congés enfants malades, arbre de Noël ...), et la crainte que les salariés reprennent eux aussi ces revendications !
Rassemblement Dimanche 8 juillet 18h45 devant le Mac Donald de Neufchâtel en Bray.