Mobilisation – Quand va-t-on passer aux choses sérieuses ?

mardi 24 juin 2008
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La hausse continuelle des prix (de l’essence aux produits alimentaires en passant par les loyers, etc.) constitue un gigantesque vol commis par les capitalistes et leur Etat (qui enregistre des rentrées record grâce aux taxes sur l’essence et à la TVA) au détriment des travailleurs dont les salaires stagnent.

Alors que les conditions de vie et de travail ne cessent de se dégrader, le gouvernement poursuit de son côté la politique antisociale menée par ses prédécesseurs de droite ou de gauche, avec un zèle redoublé : réductions d’impôts pour les riches, allégement des charges sociales pour les patrons, augmentation du nombre d’annuités pour la retraite, attaque contre les 35 heures, aggravation des pressions sur les chômeurs, chasse aux travailleurs sans-papiers, répression contre les jeunes et les travailleurs en lutte, ...

Dans la Fonction publique, les coups redoublent. Avec la RGPP et le projet de loi sur la mobilité, le gouvernement veut supprimer des dizaines milliers de postes et casser les garanties des fonctionnaires, en permettant par exemple leur licenciement. Dans l’Education, les postes sont supprimés par milliers et le gouvernement « réforme » aujourd’hui l’enseignement professionnel (destruction du BEP et généralisation du Bac pro 3 ans), la formation des enseignants (destruction des IUFM) et demain le lycée général (en réduisant le nombre d’heures de cours) pour pouvoir continuer à détruire des emplois de fonctionnaires.

Les attaques sont multiples et frappent l’ensemble des salariés. Il faut les refuser et leur faire barrage ! Pour cela, on ne fera pas l’économie d’une épreuve de force avec le gouvernement. Depuis des mois les journées de grève se succèdent…sans succès. Les journées d’action isolées sans perspectives sont insuffisantes. Pourtant la combativité demeure forte dans certains secteurs : grève aux impôts, mobilisations dans l’éducation, multiples manifestations des lycéens contre le Bac pro 3 ans et les suppressions de postes, manifestations coup de poing associant la population pour défendre les hôpitaux, grèves de travailleurs sans papiers… Mais tout cela reste éclaté. Il est nécessaire de mettre en perspective un mouvement de grève interprofessionnelle. Il faut réagir au plus tôt !

Il est indispensable que les militants syndicaux prennent leur responsabilité en préparant cette épreuve de force plutôt que d’organiser des grèves de simple témoignage… Lorsque la lutte est assez puissante pour bloquer réellement, pour enrayer la machine, alors le rapport de force s’inverse en faveur des travailleurs.

Dans les établissements comme dans notre syndicat (congrès de l’UD de Seine Martime, commission exécutive nationale de la CGT Educ’action, ...), l’URSEN-CGT défend la perspective d’une grève interprofessionnelle de 24 heures dès la première quinzaine de la rentrée. Cette première journée doit s’inscrire dans un plan de lutte d’ensemble qui se traduira très rapidement par des grèves de plus en plus massives et rapprochées pour construire un rapport de force faisant céder le gouvernement.

La mobilisation ne peut se faire que sur des revendications unifiantes, sur une plate-forme revendicative commune :

► Pour la défense de nos conditions de vie : 300 euros pour tous et aucun salaire inférieur à 1500 euros, intégration des primes dans le salaire de base, lutte contre le salaire au mérite, lutte contre les discriminations (à travail égal, salaire égal), contre les petits boulots et les salaires de misère, ...

► Pour la défense des conditions de travail : diminution du temps de travail sans diminution de salaire, zéro licenciement et suppression de poste, diminution de la charge de travail, lutte contre les maladies professionnelles et la pénibilité, défense des garanties statutaires et des conventions collectives, embauche des précaires et des intérimaires, ...

► Pour la défense des conditions de lutte : défense du droit de grève et des libertés syndicales, lutte contre la répression anti-syndicale, ...


Commentaires  (fermé)

lundi 30 juin 2008 à 14h30

Bonjour, Amaury, j’ai lu ta tribune avec beaucoup d’intérêt. Je comprends que la multiplication des journées d’actions brouille la lisibilité de l’action syndicale antigouvernementale, le problème c’est comment amener les salariés dans l’action autrement que par des journées d’action ? A quel moment la somme des mécontentements pourra-t- elle permettre une véritable journée d’action interprofessionnelle et inersyndicale ? Sur quelle revendication unitaire ?
Quelle est la stratégie qui pourra y conduire ?
je t’avoue qu’ici aussi nous sommes dans l’expectative. Aline, Midi Pyrénées

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Brèves

Moins de fonctionnaires et un statut attaqué :

vendredi 26 mai 2017

120 000 fonctionnaires en moins mais un service public renforcé. Comme depuis 10 ans, le but est donc de faire mieux avec moins, ce qui impliquera, dans les faits, une baisse des services rendus aux usagers et une détérioration des conditions de travail des personnels. Pour cela, la recette managériale habituelle : autonomie des chef-fes de services, individualisation des carrières et des salaires. Bref, la concurrence entre les personnels et la division

CEPIC, AVEC LA CGT, ILS et ELLES ONT GAGNÉ !

mardi 18 avril 2017

Au bout de 2 semaines de grève totale et de blocage du site, les salariés de CEPIC ont arraché vendredi 14 avril un très bon accord :

  • une augmentation de salaire avec un talon de 30 €
  • une prime exceptionnelle équivalent à un mois de salaire
  • une prime de chiffre d’affaires mensuelle

De fait, ces mesures salariales amènent les salariés de CEPIC au niveau des minima conventionnels, que l’employeur refuse depuis des années. La grève menée par les militants CGT de CEPIC, épaulés par la présence permanente de l’UL Sotteville St Etienne a rassemblé du premier au dernier jour 90 % des salariés.
L’UD 76 et la fédération Chimie ont organisé la solidarité sur le piquet : des dizaines de syndicats cgt sont venus régulièrement soutenir. La victoire des CEPIC, après la victoire des Legrand est une victoire pour toute la CGT. C’est la victoire de l’unité et de la solidarité.

Lutte gagnante : victoire pour les travailleurs sans papiers du Marché de Rungis

mercredi 12 avril 2017

Après trois semaines de grève et d’occupation de la Tour Semmaris, les pressions sur les entreprises pour l’établissement des CERFA, les parties (Préfecture, Min de Rungis, CGT) se sont mis d’accord sur les points suivants :

  • établissement par les services préfectoraux de récépissés avec autorisation de travail pour l’ensemble des grévistes ;
  • dépôt des dossiers des 128 travailleurs sans papiers en préfecture du Val-de-Marne.

En conséquence, l’occupation de la Tour Semmaris a pris fin dimanche 9 avril 2017.

Cette victoire est incontestablement à mettre au crédit de la lutte, de la détermination des travailleurs sans papiers, des militants de la CGT et des nombreux et divers soutiens qui auront pu s’exprimer.

On bosse ici, on vit ici, on reste ici !

Montreuil, le 10 avril 2017

Les salariés de l’usine Legrand ont gagné !

mardi 28 mars 2017

Cet après-midi, après 9 jours de grève et de blocage , la direction de l’usine Legrand de Malaunay a cédé devant la délégation CGT et FO, et face à la détermination des salariés qui ont gagné 41,61 euros d’augmentation par mois.
La solidarité a joué un rôle déterminant. Le patron, énervé par la détermination des grévistes qui tenaient bon a lâché : « oui je le sais, vous avez une cagnotte », en faisant référence au soutien financier des autres syndicats CGT et d’autres salariés présents le jeudi 23 Mars devant l’usine. La CGT éduc’action de l’académie de Rouen était porteuse ce jour là d’un message de soutien. BRAVO aux LEGRAND !

Déclarations CGT éduc’action de mars 2017

samedi 25 mars 2017

Lutte gagnante chez SIDEL, près du Havre :

mardi 21 mars 2017

Après des propositions au rabais suite aux négociations salariales annuelles, les salariés de Sidel (métallurgie) ont décidé de se mobiliser pour les salaires alors que les résultats de l’entreprise sont au beau fixe. Après 2 jours de débrayages, la direction a été obligée de revoir sa copie à la hausse. Ainsi, l’augmentation générale pour les non cadres est passée de 0,4% à 1%, Pour les cadres, c’est 1,6% d’augmentation individuelle. La prime de transport est améliorée de 3%, et la prime de vacances de 1000 euros est reconduite. 5000 euros de primes vont être versés aux salariés ainsi qu’un bonus. Le mercredi 8 mars l’assemblée générale a accepté le contenu des négociations et a repris le travail .

Mutations 2° degré : le rectorat ne veut pas communiquer les postes vacants !

samedi 18 mars 2017

Les collègues qui participent au mouvement intra du second degré l’ont déjà remarqué : le rectorat ne communiquera pas les postes vacants, hors postes spécifiques. La raison invoquée d’un problème de calendrier ne tient pas la route. En effet, le CTA qui entérine les suppressions de postes a lieu le 24 Mars, et à la demande légitime des organisations syndicales, il est important que la période de saisie des voeux ne se fasse pas pendant les vacances. Mais cette excuse soulève pas mal de questions : pourquoi refuser de diffuser les postes vacants au moins pour quelques jours, après le 24 Mars ? Pourquoi ne pas avoir fixé les CTA et les groupes de travail préparatoires plus tôt ? Pourquoi ne pas laisser le serveur SIAM ouvert jusqu’au 7 avril ? Cette décision ressemble plus à un refus de communiquer les postes vacants, qu’à un simple problème de calendrier !

Non, tout ne va pas bien dans l’éducation !

jeudi 9 mars 2017

Contrairement à ce que le gouvernement déclare la rentrée 2016 n’est pas bonne, et celle qui se prépare va être encore pire. Les effectifs de classe vont encore augmenter. En Seine-Maritime, en collège, 40 classes vont fermer pour 31 ouvertures. Et les ouvertures ne se font que quand les classes sont déjà pleines à craquer ! Les collèges sortant de l’éducation prioritaire figurent dans le top 5. La fermeture du collège Guy Môquet au Havre est en cours. Dans les lycées les effectifs de classe dépassent de plus en plus fréquemment la barrière déjà inadmissible de 35 élèves par classe. Dans le 1° degré, en Seine-Maritime, 97 classes vont fermer pour seulement 37 ouvertures. Et dans l’Eure, avec des fermetures plus nombreuses que les ouvertures il y aura 6 classes de moins.