Il faut savoir dire NON à Sarkozy et à Darcos ...

lundi 30 juin 2008
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A la fin du mois de mai, le gouvernement a annoncé par la bouche de Xavier Bertrand que le projet de loi sur la « démocratie sociale » qu’il entend faire voter avant la mi-juillet comprendrait un volet autorisant la mise en pièces, par des négociations entreprise par entreprise, de la durée légale du travail. Il est incontestable que ce projet prend appui sur la « position commune » CGT-CFDT-Medef sur la représentativité du 9 avril. 

De plus, cet accord mène à la liquidation des organisations syndicales ouvrières. Car que stipule la position commune ? Elle va vers le contrôle de facto de l’Etat sur les comptes des syndicats, ce qui remet en cause la loi de 1884. Elle remet aussi en cause de la liberté de désignation par le syndicat de son délégué d’entreprise, voire son existence, car celui-ci devrait dorénavant nécessairement être candidat aux élections du personnel, et qui plus est recueillir plus de 10% des voix. Faute de quoi il n’y n aurait plus !

C’est donc la liberté de désignation du délégué syndical qui est remise en cause, et sa fusion, dans la pratique, avec la fonction d’élu du personnel, ce qui est un facteur d’affaiblissement des organisations syndicales – jusqu’à remettre en cause la possibilité de constituer un syndicat ! En effet, si on ajoute qu’une organisation syndicale ne peut présenter de candidat qu’au bout de deux ans d’existence avérée ; cela signifie que pendant deux ans, les militants qui déclarent constituer un syndicat le font désormais sans aucun mandat les protégeant de la répression patronale.

Voilà où mène le « dialogue social » avec le gouvernement : à la destruction d’acquis fondamentaux, de la durée légale du travail à l’existence du délégué syndical. Conscients de cette lourde menace, le Congrès de l’Union départementale CGT de Seine Maritime a voté une motion demandant à la direction de la CGT de retirer sa signature de cette « position commune ».

Mais cet accord a fait école, le gouvernement mesurant parfaitement les bénéfices qu’il en retire : aussi a-t-il procédé de même dans la Fonction Publique.

Le 2 juin a eu lieu la signature de l’accord passé entre le gouvernement et la quasi-totalité des fédérations syndicales de la Fonction Publique (notamment CGT, FSU, UNSA, SUD et bien sûr CFDT). Cet accord prévoit l’instauration, pour reprendre les termes du Figaro, « d’une culture du compromis ».

Dans l’Education nationale, cette « culture du compromis » s’est exprimée avec la signature par des syndicats de protocoles de discussion dans le 1er degré (SNUipp-FSU, SE-UNSA et Sgen-CFDT) et l’enseignement professionnel (SNETAA, SE-UNSA, Sgen-CFDT, SNALC) puis de 16 « points de convergence » sur la réforme du lycée.
La CGT Educ’action a refusé de signer les protocoles et, le 13 juin dernier, sa Commission exécutive nationale (CE) a voté contre la signature de ce texte. Elle a ainsi réaffirmé que ce n’est pas dans les couloirs du ministère que nous réussirons à faire reculer les attaques du gouvernement. C’est dans la rue et par la grève.

Cependant, le co-secrétariat de la CGT Educ’ n’a pas respecté la décision de son instance de direction élue par le Congrès de mai 2008 et s’est empressée de ratifier l’accord avec Darcos. Cette violation des règles de fonctionnement de notre syndicat a donné lieu à de nombreuses protestations de membres de la CE et de syndicats départementaux. De fait, les militants CGT ne sont nullement engagés par cette signature.

Le seul résultat de ce syndicalisme du dialogue social, c’est le renforcement de la politique antisociale. Il est possible de résister victorieusement aux attaques patronales et gouvernementales, mais à condition de s’engager dans une lutte réelle, à condition de dire Non au dialogue social et de renouer avec le syndicalisme de lutte.

Savoir dire NON à ses ennemis, ce n’est pas seulement refuser de se compromettre, c’est aussi refuser dans les actes la politique qu’on dénonce.


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Brèves

VIDEO : CE QUE LES MEDIAS NE DISENT PAS SUR LA SNCF !

lundi 16 avril

A voir absolument l’excellente vidéo du Fil d’actu CE QUE LES MEDIAS NE DISENT PAS SUR LA SNCF !

Moins de fonctionnaires et un statut attaqué :

vendredi 26 mai 2017

120 000 fonctionnaires en moins mais un service public renforcé. Comme depuis 10 ans, le but est donc de faire mieux avec moins, ce qui impliquera, dans les faits, une baisse des services rendus aux usagers et une détérioration des conditions de travail des personnels. Pour cela, la recette managériale habituelle : autonomie des chef-fes de services, individualisation des carrières et des salaires. Bref, la concurrence entre les personnels et la division

CEPIC, AVEC LA CGT, ILS et ELLES ONT GAGNÉ !

mardi 18 avril 2017

Au bout de 2 semaines de grève totale et de blocage du site, les salariés de CEPIC ont arraché vendredi 14 avril un très bon accord :

  • une augmentation de salaire avec un talon de 30 €
  • une prime exceptionnelle équivalent à un mois de salaire
  • une prime de chiffre d’affaires mensuelle

De fait, ces mesures salariales amènent les salariés de CEPIC au niveau des minima conventionnels, que l’employeur refuse depuis des années. La grève menée par les militants CGT de CEPIC, épaulés par la présence permanente de l’UL Sotteville St Etienne a rassemblé du premier au dernier jour 90 % des salariés.
L’UD 76 et la fédération Chimie ont organisé la solidarité sur le piquet : des dizaines de syndicats cgt sont venus régulièrement soutenir. La victoire des CEPIC, après la victoire des Legrand est une victoire pour toute la CGT. C’est la victoire de l’unité et de la solidarité.

Lutte gagnante : victoire pour les travailleurs sans papiers du Marché de Rungis

mercredi 12 avril 2017

Après trois semaines de grève et d’occupation de la Tour Semmaris, les pressions sur les entreprises pour l’établissement des CERFA, les parties (Préfecture, Min de Rungis, CGT) se sont mis d’accord sur les points suivants :

  • établissement par les services préfectoraux de récépissés avec autorisation de travail pour l’ensemble des grévistes ;
  • dépôt des dossiers des 128 travailleurs sans papiers en préfecture du Val-de-Marne.

En conséquence, l’occupation de la Tour Semmaris a pris fin dimanche 9 avril 2017.

Cette victoire est incontestablement à mettre au crédit de la lutte, de la détermination des travailleurs sans papiers, des militants de la CGT et des nombreux et divers soutiens qui auront pu s’exprimer.

On bosse ici, on vit ici, on reste ici !

Montreuil, le 10 avril 2017

Les salariés de l’usine Legrand ont gagné !

mardi 28 mars 2017

Cet après-midi, après 9 jours de grève et de blocage , la direction de l’usine Legrand de Malaunay a cédé devant la délégation CGT et FO, et face à la détermination des salariés qui ont gagné 41,61 euros d’augmentation par mois.
La solidarité a joué un rôle déterminant. Le patron, énervé par la détermination des grévistes qui tenaient bon a lâché : « oui je le sais, vous avez une cagnotte », en faisant référence au soutien financier des autres syndicats CGT et d’autres salariés présents le jeudi 23 Mars devant l’usine. La CGT éduc’action de l’académie de Rouen était porteuse ce jour là d’un message de soutien. BRAVO aux LEGRAND !

Déclarations CGT éduc’action de mars 2017

samedi 25 mars 2017

Lutte gagnante chez SIDEL, près du Havre :

mardi 21 mars 2017

Après des propositions au rabais suite aux négociations salariales annuelles, les salariés de Sidel (métallurgie) ont décidé de se mobiliser pour les salaires alors que les résultats de l’entreprise sont au beau fixe. Après 2 jours de débrayages, la direction a été obligée de revoir sa copie à la hausse. Ainsi, l’augmentation générale pour les non cadres est passée de 0,4% à 1%, Pour les cadres, c’est 1,6% d’augmentation individuelle. La prime de transport est améliorée de 3%, et la prime de vacances de 1000 euros est reconduite. 5000 euros de primes vont être versés aux salariés ainsi qu’un bonus. Le mercredi 8 mars l’assemblée générale a accepté le contenu des négociations et a repris le travail .

Mutations 2° degré : le rectorat ne veut pas communiquer les postes vacants !

samedi 18 mars 2017

Les collègues qui participent au mouvement intra du second degré l’ont déjà remarqué : le rectorat ne communiquera pas les postes vacants, hors postes spécifiques. La raison invoquée d’un problème de calendrier ne tient pas la route. En effet, le CTA qui entérine les suppressions de postes a lieu le 24 Mars, et à la demande légitime des organisations syndicales, il est important que la période de saisie des voeux ne se fasse pas pendant les vacances. Mais cette excuse soulève pas mal de questions : pourquoi refuser de diffuser les postes vacants au moins pour quelques jours, après le 24 Mars ? Pourquoi ne pas avoir fixé les CTA et les groupes de travail préparatoires plus tôt ? Pourquoi ne pas laisser le serveur SIAM ouvert jusqu’au 7 avril ? Cette décision ressemble plus à un refus de communiquer les postes vacants, qu’à un simple problème de calendrier !