Pas de double peine pour Rodolphe JUGE enseignant et militant CGT dans l’académie de Créteil !

jeudi 10 juillet 2008
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Rodolphe Juge, enseignant stagiaire en lycée professionnel à la Courneuve (93) et syndiqué à la CGT Educ’action aurait dû avoir un avis positif du jury académique pour sa titularisation et bénéficier, comme tous les autres stagiaires, d’un repos estival bien mérité… Son dossier de validation était complet et avait un avis positif de l’IUFM avant d’être retiré, en catimini, de l’examen de la commission le 4 juillet 2008. Comment expliquer, sans l’intervention expresse du recteur, le report de l’examen de sa titularisation à la prochaine réunion du jury… en décembre 2008 ! Cette mesure vient en plus d’un arrêté de suspension prise à son encontre par le recteur le 18 juin 2008.

La « faute » de Rodolphe, aux yeux du recteur est d’avoir participé avec les organisations syndicales, à une manifestation de lycéens le 3 avril 2008, laquelle s’est terminée par une intervention de la police. Le professeur est alors arrêté, mis en garde à vue, avant de faire l’objet de poursuites pénales injustifiées pour… violence ! De nombreux témoins attestent de l’absence du bien fondé de cette accusation.

La mobilisation de centaines de militants, de citoyens, de collègues, présents le jour du procès, signataires de la pétition, a permis, dans un premier temps, de repousser la comparution immédiate et de reporter le procès au 17 avril. Celui-ci ne s’est pas tenu, faute pour de la partie accusatrice d’être présente. Le procès est donc reporté.

Pourtant, le Recteur de l’académie de Créteil décide de suspendre Rodolphe de ses fonctions pendant 4 mois dans l’attente de l’audience fixée le 24 septembre 2008, faisant fi du principe de la présomption d’innocence.
Pour le Président de la LDH, il s’agit là « d’un déni de droit ».

Aujourd’hui, le jury de titularisation n’examine pas le dossier de notre collègue et camarade, sa rentrée l’année prochaine dans un nouvel établissement est compromise. Il s’ensuit un lourd préjudice pour la suite de sa carrière, démesuré par rapport à des faits contestés et dont la double peine, suspension plus report de la titularisation, dépasse la simple mesure conservatoire. C’est pour la FERC CGT de l’acharnement et la volonté manifeste de criminaliser l’action syndicale.

La FERC CGT et la CGT-Educ’action s’adressent une nouvelle fois au Ministre Xavier DARCOS, pour qu’il reconsidère cette situation et rétablisse sans délai Rodolphe Juge dans la totalité de ses droits.

Montreuil, le 10 juillet 2008

Pour plus d’informations, le dossier est consultable sur le site de la CGT Educ 93 et la pétition peut être signée en ligne.


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Brèves

Ecoles Delaunay en action le 22 janvier 2020 pour revenir en REP+

jeudi 23 janvier

Lors de l’animation pédagogique du mercredi 22 janvier 2020 sur « les élèves à besoins particuliers », les enseignants ont rappelé leur exigence de classer les écoles maternelle Delaunay-Laurencin et élémentaire Sonia Delaunay de Dieppe (Val Druel) en REP+. En effet, elles sont sorties de l’Éducation Prioritaire en 2014 et ont été exclues des dispositifs REP et REP+ alors qu’elles répondent à tous les critères pour être classées en REP+. Son rang (64ème) au niveau académique la situe au même niveau que les écoles de REP+ du Havre ou de Rouen Nord.

Tous les enseignant·e·s des deux écoles sont venu·e·s avec un tee-shirt rappelant leur exigence et ont pris la parole en début d’animation. À l’issue de l’animation, l’urne était disponible pour pouvoir faire voter au référendum d’initiative populaire.

La CGT Éduc’action 76 soutient les collègues dans leurs actions.

Motion de soutien aux salariés de la Chapelle d’Arblay

mercredi 18 septembre 2019

Les camarades de la CGT Educ’action Haute-Normandie réunis en Assemblée générale de rentrée le 16 septembre 2019 à Maromme expriment leur soutien aux salariés de la Chapelle Darblay, menacés de licenciement.
Dans le secteur privé, les fermetures de site et les plans de licenciement se multiplient. Dans les services publics, ce sont les suppressions de postes massives et la dégradation des conditions de travail.
De plus, la réforme des retraites est une attaque contre l’ensemble des salariés.

  • Zéro licenciement !
  • Non à la fermeture des sites !
  • Non à la casse des services publics !
  • Non à la réforme des retraites ! Luttons tous ensemble !

Motion adoptée à l’unanimité par l’AG des syndiqué-e-s CGT éduc’action Rouen

Fusion des académies : j’habite à Evreux, pourra-t-on me nommer à Cherbourg ?

vendredi 13 septembre 2019

La lettre de cadrage pour la fusion des académies de Caen et Rouen certifiait que la gestion des personnels enseignants ne serait pas impacté jusqu’en 2022 (Mais en 2018 on nous jurait que la fusion n’était pas encore décidée). A en croire M. le Ministre, jusqu’à cette ce cas de figure n’existera pas. Mais après 2022 ça devient tout à fait possible pour les personnels du second degré. Le Rectorat a tout intérêt à ce que la souplesse et la mobilité des personnels soient maximales. Et avec l’affaiblissement du rôle des CAPA il sera encore plus compliqué d’influer sur les choix des services académiques, sans oublier que pour les contractuels ce « contrôle » est inexistant.

Une fusion des académies pour fermer des sections !

vendredi 13 septembre 2019

Le Rectorat et la Région Normandie lancent la réflexion pour une nouvelle carte de formation à la rentrée de septembre 2020. Ca ne sent pas bon du tout ! L’académie et la région de Normandie auront, si nous ne faisons pas reculer le Ministère, le même périmètre au 1° janvier. Les filières de formation, frontalières pour le moment, ou seulement identiques, seront à la prochaine rentrée dans la même académie. Ce sera une très bonne excuse pour fusionner et fermer par ci par là et pour récupérer les postes.

Mac Do Neufchâtel en Bray veut licencier une militante syndicale CGT !

vendredi 6 juillet 2018

Suite à un entretien disciplinaire une syndiquée CGT depuis un mois au McDonald’s de Neufchatel en Bray a été mise à pieds à titre conservatoire avant que ne soit décidé un licenciement. Les vrais motifs de cette mise à pied : la distribution de tracts dans les restaurants de cette franchise (Dieppe, Yvetot et Neufchâtel en bray) mentionnant les acquis obtenus au restaurant d’Elbeuf (13e mois, prime trimestrielles, congés enfants malades, arbre de Noël ...), et la crainte que les salariés reprennent eux aussi ces revendications !
Rassemblement Dimanche 8 juillet 18h45 devant le Mac Donald de Neufchâtel en Bray.