Vichy, c’est encore aujourd’hui !

dimanche 2 novembre 2008
par  Sebastien Le Bras
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Le sort de la maman Equatorienne dénoncée entre les mains de la préfecture de police
Convoquée suite à une dénonciation des services du Ve arrondissement de Paris, la situation de l’Equatorienne est examinée "avec attention"… Une information révélée par l’Humanité dans son édition de mercredi.

La préfecture de police précise qu’il sera procédé "sans mesure de garde à vue, à l’examen de sa situation personnelle" et qu’à l’issue de cet entretien "et au vu des éléments d’information recueillis, les services de la préfecture de police examineront avec attention sa situation administrative".

Dans le cadre d’une procédure judiciaire ouverte par le parquet de Paris, la femme, en situation irrégulière sur le territoire français, a été convoquée jeudi matin au commissariat du Ve arrondissement.

Document PDF - : - Fac-similé de la convocation au commissariat.

L’information a été révélée dans le journal l’Humanité de mercredi (voir article) : une maman équatorienne s’était rendue en juillet à la mairie du Ve pour inscrire son fils à l’école à la suite de son déménagement en mai, selon le Réseau éducation sans frontières (RESF).

"Curieusement, on lui demande alors si elle possède un titre de séjour, document qui n’a pas à être demandé lors d’une inscription scolaire. Elle répond par la négative", selon le texte.

Fin août, la mère recevait une convocation au commissariat du Ve, puis fin octobre dans sa boîte aux lettres une seconde portant la mention "suite à l’inscription de votre enfant à l’école et votre situation alors irrégulière en France", expliquait RESF.

Le maire du Ve Jean Tiberi a assuré mercredi à l’AFP que la fonctionnaire s’était contentée de demander à la mère un papier d’identité. "Elle n’avait qu’un passeport sans visa, ce qui impliquait automatiquement qu’elle était en situation irrégulière", a-t-il dit, estimant que l’employée municipale avait "appliqué la loi de bonne foi".

Le maire de Paris Bertrand Delanoë dans un communiqué mercredi indiquait que cette convocation suscite "une indignation que je partage".

Il ajoutait "je rappellerai donc à tous les agents concernés ainsi qu’aux maires d’arrondissement eux-mêmes, que l’inscription des enfants n’est pas subordonnée à la régularité de la situation des parents et que les données recueillies auprès de ces derniers ne doivent en aucun cas comporter de mention relative à la régularité du séjour qui ne rentre pas dans la procédure d’inscription à l’école".

"Une enquête administrative sera d’ailleurs diligentée afin d’établir précisément les responsabilités de chacun dans la conduite de ce dossier", annonçait le maire de Paris.


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Ils partent en retraite à 52 ans, mais meurent beaucoup plus tôt que les autres catégories de travailleurs. Victimes d’une surmortalité liée à leur travail insalubre, au milieu des gaz mortels, des produits chimiques ou des rejets radioactifs d’hôpitaux, les égoutiers peinent à faire reconnaître leurs pathologies comme maladies professionnelles. A l’heure des privatisations, les égoutiers du secteur public se battent pour conserver leurs droits à une retraite anticipée et à des conditions de travail sécurisées. Reportage en Ile-de-France.
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A lire dans "Le Café Pédagogique" du 14 février 2011

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Sur le Web : Le Café Pédagogique

Québec - La question épineuse du redoublement

mercredi 15 juillet 2009

L’interdiction du redoublement passée dans les mœurs scolaires québécoises pèse lourd sur le niveau des élèves qui entrent au secondaire
« Plusieurs élèves passent au secondaire sans avoir les acquis et je ne parle pas de petites faiblesses. Je parle de graves lacunes. » Cette parole d’enseignants n’est pas rare car ils commencent à récolter les – mauvais - fruits d’une réforme dont le maître mot est : pas d’échec possible. Même si l’interdiction du redoublement n’est pas officielle, elle est passée dans les faits. 2% seulement des élèves redouble la sixième année de primaire (l’année qui précède l’entrée en secondaire ou collège dans le système français). Mais à force de faire passer des enfants en échec scolaire sans les aider, la situation est devenue difficile en première année de cycle secondaire. Une des conséquences de cette baisse de niveau est le départ des bons élèves dans le privé : 30% des élèves choisissent des établissements secondaires dans le secteur privé ou dans les écoles élitistes du public. Résultat : les établissements normaux se retrouvent avec une forte concentration d’élèves en difficulté. Pour enrayer la spirale des lacunes et de l’échec scolaire, les spécialistes appellent à se concentrer sur la lecture, quitte à réduire le volume horaire d’autres disciplines. L’apprentissage de la lecture est un bon moyen pour repérer les failles dans les mécanismes d’apprentissage.
La Presse, www.cyberpresse.ca, 22 juin 2009

J’ai 17 ans et je suis exclu car j’ai fait blocage contre Darcos

mardi 7 juillet 2009

Ce lundi matin, une élue parisienne, Danielle Simonet, conseillère de Paris (Parti de gauche), alertait par un e-mail très viral sur le sort de Tristan Sadeghi, lycéen tout juste sorti de classe de première, à qui son proviseur refuse l’inscription en terminale. Sauf s’il s’engage par écrit à ne plus participer à des manifs ou des blocages, tels que ceux qui ont émaillé l’année, au lycée Maurice-Ravel, dans le XXe arrondissement comme ailleurs.
Rue89 a proposé à ce jeune élu représentant au conseil de la vie lycéenne de raconter son histoire, alors que la mobilisation autour de son cas commence à prendre.

Royaume-Uni : parents et élèves au rapport

mardi 7 juillet 2009

À partir de la rentrée prochaine, un nouveau mode d’inspection des établissements scolaires sera lancé en Angleterre : les parents et les élèves seront mis à contribution pour classer les écoles et ainsi, décider du déplacement éventuel d’un inspecteur. L’année dernière, 600 établissements scolaires avaient été épinglés pour ne pas avoir atteint les résultats escomptés alors que l’organisme d’inspection les avait très bien notés. Désormais, les parents et leurs enfants rempliront des questionnaires qui permettront de définir le niveau des écoles. Les meilleures d’entre elles seront inspectées tous les 5 ans (au lieu de tous les 3 ans actuellement). Les autres auront droit à des visites surprises plus fréquentes des inspecteurs. Une décision qui ne fait pas l’affaire des enseignants : leurs représentants dénoncent un manque de confiance dans les écoles et redoutent de faire l’objet d’une observation accrue dès la rentrée.