1er degré - Deux appels d’AG (Créteil & Angers)

lundi 3 novembre 2008
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APPEL DE L’ASSEMBLÉE GÉNÉRALE DE CRÉTEIL

L’Assemblée Générale de Créteil, réunie le 23 octobre en présence des syndicats Snudi-FO, Snuipp-FSU, SUD-éducation et Se-UNSA, se prononce pour l’abandon des décrets Darcos et, sur cette base, appelle tous les collègues à geler l’aide individualisée en s’appuyant sur des motions de Conseil d’école.

L’AG se prononce pour l’organisation d’une grève et d’une manifestation nationale au Ministère de l’Education Nationale :

  • Pour l’abandon des décrets Darcos
  • Pour le rétablissement des 3000 postes d’enseignants spécialisés et le maintien des RASED
  • Pour le retrait du projet de loi sur les EPEP
  • Pour l’abandon du projet sur le mercredi

Elle invite tous les collègues à organiser sur cette base revendicative des réunions avec les parents et à chercher à obtenir le soutien des élus.

L’AG propose la rédaction d’un argumentaire pour les parents et demande une audience au Maire de Créteil pour lui proposer de soutenir notre action.

Voté à l’unanimité des 100 présents
Moins 1 abstention

* * *

Appel de l’AG d’Angers

A l’occasion de l’AG départementale qui s’est tenue mercredi 22 octobre à la bourse du travail d’Angers et qui a regroupé 110 collègues suite aux 111 écoles qui se sont réunies en assemblées de secteur ; il a été décidé de s’adresser à tous les collègues du département ainsi qu’à l’ensemble des organisations syndicales départementales et nationales pour leur faire part des conclusions de nos discussions.

L’école publique et ses enseignants sont confrontés à une entreprise de démolition d’une ampleur inouïe. Avec cohérence, les contre réformes s’accumulent les unes après les autres contre l’école et contre notre statut.

  • Les décrets Darcos suppriment deux heures de classe à tous les élèves, annualisent 108 heures de nos obligations de service, et instituent une aide personnalisée qui menace de disloquer l’ensemble des écoles.
  • Ces décrets n’ayant aucune autre fonction que celle de supprimer des milliers de postes spécialisés, dans un 1er temps, 3000 postes de RASED sont supprimés dès la rentrée 2009.
  • L’accompagnement éducatif, généralisé à toutes les écoles en septembre 2009, permettra “aux volontaires” et aux collectivités locales d’inscrire deux heures d’activités de plus à la journée de classe des élèves. Ajoutée à l’aide personnalisée, cette mesure contient en germe la multiplication des horaires à la carte, et le transfert d’une partie significative des activités de l’école aux collectivités locales.
  • Un projet de loi sur les EPEP devrait être discuté au Parlement au début de l’année 2009. Les Établissements Publics d’Enseignement Primaire pourraient être mis en place dès la rentrée 2009. Ils regrouperaient plusieurs écoles sous l’autorité d’un chef d’établissement.
  • Base Elèves, projet de disparition du barème départemental, et projet de mouvement national des enseignants des écoles prennent ainsi tout leur sens. Pour faire tourner les EPEP, les effectifs des élèves devront être globalisés et les enseignants affectés sur un EPEP et non plus sur une école.
  • La disparition des IUFM et de l’année de formation professionnelle prend sa place dans l’édifice. Là encore, personne n’est dupe. Ni le master ni le tutorat ne vont améliorer la formation des maîtres. Il s’agit simplement de récupérer l’argent qui était encore investi dans la formation initiale. Par ailleurs, le nouveau concours est profondément remanié et n’est plus attaché à un poste à l’IUFM. Ce nouveau concours prépare l’étape suivante où, comme dans la fonction publique territoriale, on pourra avoir le concours et on devra ensuite chercher un poste, se vendre auprès des directeurs d’EPEP, comme ça se pratique déjà dans beaucoup de pays d’Europe.
  • Les propos scandaleux tenus par Darcos sur la scolarisation des enfants de 2 à 3 ans indique clairement que la disparition de l’école maternelle constitue l’un des objectifs du gouvernement.
  • Enfin, la loi sur le Service Minimum d’Accueil (SMA) n’est rien d’autre qu’une brutale limitation apportée au droit de grève des enseignants des écoles.

Répétons-le. Toutes ces mesures n’ont qu’un but : récupérer des millions d’euros en supprimant des milliers de postes. C’est aussi le but de la réforme des lycées. C’est le but unique poursuivi par la RGPP (Révision Générale des Politiques Publiques) dans toutes les administrations et services publics (les hôpitaux, les communes, les Départements et Régions, mais aussi la Poste, la SNCF, la Sécurité Sociale, l’assurance chômage,…) Il n’y a aucune autre justification à ces réformes !

Cela est d’autant plus révoltant que ces dernières semaines, le gouvernement a trouvé des dizaines de milliards, avec la BCE et les autres pays de l’Union européenne, pour venir au secours des spéculateurs et des banquiers au bord de la faillite.

Les enseignants ne sont pas prêts à accepter de sacrifier l’école, à accepter de se sacrifier pour sauver les spéculateurs et les banquiers !
La résistance qui s’exprime dans les écoles en témoigne, notamment la résistance à mettre en œuvre l’aide personnalisée, et les motions adoptées par plus de 180 écoles, qui ont été remises à l’IA. L’AG et l’Intersyndicale appellent à résister par tous les moyens à la mise en place de l’Aide Personnalisée. Ils apportent en particulier leur soutien total aux écoles et aux collègues qui ne mettront pas en place cette aide personnalisée.

Cependant, nous le disons à nouveau. On ne s’en sortira pas école par école. La mise en œuvre de l’aide personnalisée, les 60 heures, isolent les collègues dans leurs écoles. Chaque école met au point ses propres horaires personnalisés d’aide et de concertation. C’est la logique du système : isoler les enseignants école par école.

Pour mettre en échec l’offensive en cours, il faut renouer avec ce que nous avons fait en Maine et Loire au printemps, ce que nous avons repris le 8 octobre devant l’IA et à la Préfecture, il faut nous rassembler sur une revendication simple et claire « abrogation des décrets Darcos » !

Seule la riposte collective unie pourra ouvrir une issue. Seule une riposte collective nationale autour d’une revendication claire « abrogation des décrets Darcos » permettra à des milliers de collègues dans toutes les écoles, dans tous les départements de se retrouver au grand jour pour sauver l’école et notre statut, à commencer par le rétablissement des deux heures de classe qui ont été volées à tous les élèves du pays ! Mais il y a urgence !

Il semble aujourd’hui qu’une journée de grève nationale serait envisagée en novembre. Alors, nous nous adressons à tous les collègues, à tous les syndicats des enseignants des écoles dans tout le pays, ainsi qu’aux collègues des lycées et collèges et à leurs syndicats : oui, nous estimons que le moment est venu de nous rassembler dans la grève. Mais en même temps, nous ne voulons plus faire de grèves à répétition aussi inefficaces que décourageantes. Nous ne voulons plus de grèves qui se succèdent à des jours différents, profession par profession. Nous voulons la grève efficace.

Si un appel était lancé, sans tarder, dans l’unité à la grève nationale et à une manifestation nationale rassemblant ce jour là au ministère des enseignants de toutes les écoles de France pour y exiger l’abrogation des décrets Darcos, cet appel serait entendu. La voie de la mobilisation unie serait ouverte à l’échelle du pays.

Nous soumettons donc à tous les collègues des écoles, à tous les syndicats, cette réflexion. Nous leur proposons, s’ils sont d’accord, de reprendre cette adresse, ou tout autre document similaire, et de l’adresser largement autour d’eux, à tous les collègues, à tous les syndicats.


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Au sujet des dépenses scolaires…

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Chaque année, à l’approche de la rentrée, on retrouve dans les médias des articles plus ou moins bien renseignés sur les « dépenses de la rentrée des classes ». Je les parcours toujours avec un peu d’agacement quand ils mettent en avant les nouveaux cartables, les vêtements, les classeurs, les crayons et les compas, les garderies et les cantines.
Parler de ces frais là, c’est évoquer l’arbre pour cacher la forêt. Les cartables et les compas durent facilement plusieurs années et les vêtements ne me semblent pas être une dépense scolaire : mes filles iraient-elles nues si l’école n’existait pas ? Idem pour la cantine : il faut manger même en dehors de l’obligation scolaire. Admettons pour la garderie des petits. Ce qui m’interpelle, ce sont les frais dont on parle moins et qui pourtant jalonnent bien le parcours scolaire des jeunes.
Lire la suite sur le site de l’Ecole démocratique

Ecole élémentaire : en France, le nombre d’élèves par enseignant supérieur à la moyenne OCDE (Depp)

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Selon la revue « L’Éducation natio­nale en chiffres » de la Depp, le taux d’encadrement dans les écoles élémen­taires fran­çaises se situe en des­sous de la moyenne des pays de l’OCDE.
Le taux d’encadrement dans les écoles élémen­taires fran­çaises est en des­sous de la moyenne des pays de l’OCDE, selon la revue « L’Éducation natio­nale en chiffres » éditée par la Depp et parue en juillet 2013.
Dans les pays de l’OCDE, le nombre moyen d’élèves par ensei­gnant était à ce niveau de 15,4, en 2011 contre 18,4 en moyenne en France.

Loire-Atlantique / Rythmes : lettre ouverte des UD CGT, FO, FSU et Solidaires au DASEN et aux 26 maires de Loire-Atlantique appliquant la réforme en 2013

samedi 29 juin 2013

Depuis plusieurs mois, nos organisations syndicales ne cessent de dénoncer la précipitation et les dangers contenus dans la réforme des rythmes scolaires. Si les appréciations de nos syndicats respectifs peuvent diverger sur l’analyse de la loi Peillon et de son volet sur les rythmes scolaires, cela ne nous empêche en rien de partager nombre de points de vue sur les effets néfastes de cette réforme. Les propos volontaristes des municipalités ayant décidé de s’engager dès septembre 2013 dans la mise en œuvre du pan de réforme sur les rythmes ne résistent pas à un l’examen pragmatique. Pour notre part cette réforme relève plus d’un projet politique portant sur la territorialisation de l’École que sur les effets bénéfiques pour les enfants et les familles.
L’intention gouvernementale affiche une volonté de servir la réussite scolaire des élèves. Nous pensons qu’il y a loin du discours à une réalité qui malmène aussi les personnels concourant aux rythmes éducatifs des enfants. Les campagnes de communication politiciennes ne peuvent dissimuler les malaises grandissant autour de la rentrée 2013 précipitée.
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Coaching patronal au collège, sous l’œil attendri de France 2

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Lire la suite sur le site d’ACRIMED