Prendre sur les profits pour maintenir et créer des emplois

Manifestation unitaire au Havre le 8 novembre
mardi 4 novembre 2008
popularité : 6%

Départ de la manifestation à 15h, Cours de la République devant Franklin.

* * *

Depuis des années, des dizaines de milliers d’emplois ont été détruits chez les constructeurs automobiles (Renault, PSA, Ford, Toyota), les équipementiers (Valéo, Faurécia, Michelin, Good Year, Autoliv...) et sous-traitants. Notre département est aujourd’hui particulièrement concerné. Au-delà des 1000 licenciements programmés à Sandouville chez Renault, il y a des dizaines de sous-traitants impactés et des milliers d’autres emplois à la clef. En Seine Maritime, c’est aussi les entreprises EMT Composant à Caudebec les Elbeuf, LEAR et Gevelot à Offranville, Wagon Automotive à St Pierre de Varengeville, AUTOLIV à Gournay, FAURECIA à Sandouville, Plastic Ommium… qui ont annoncé des plans de licenciements voire des fermetures de sites.

Au-delà de la filière auto, de nombreux secteurs sont menacés par des plans de licenciements, dans le secteur privé, notamment dans la vallée de la Bresle autour de l’activité du Verre, mais encore dans le secteur public avec des milliers de suppressions de postes annoncés (Education Nationale, Hôpitaux ainsi que les services déconcentrés de l’Etat avec la mise en œuvre de la Révision Générale des Politiques Publiques).

Le patronat et le gouvernement nous expliquent que les sacrifices d’aujourd’hui, c’est à dire les milliers de salariés licenciés, représentent les emplois de demain. Mais ce n’est pas pour garantir les emplois de demain qu’on licencie dans l’automobile comme ailleurs mais pour garantir aux actionnaires un taux de rentabilité. Ainsi, chez Renault, malgré 1,5 milliard de résultats nets, Carlos Ghosn annonce 6 000 suppressions d’emplois, afin de garantir aux actionnaires des dividendes toujours plus importants.

D’autres solutions sont possibles pour garantir l’emploi. Voilà des années que des bénéfices sont engrangés sur le dos des salariés. Est-il légitime que les actionnaires accroissent leurs profits pendant qu’on jette des milliers de travailleurs et leurs familles à la rue ?

Les salariés ne sont pas responsables de cette course effrénée aux profits. Ce n’est pas à eux de payer la crise d’un système où les dirigeants d’entreprises sont prêts à produire n’importe quoi dans n’importe quelles conditions pourvu que cela rapporte du fric.

A la CGT, nous ne pouvons pas accepter cette situation. Nous exigeons de prendre sur les bénéfices réalisés pendant les deux dernières décennies pour maintenir les emplois dans toutes les entreprises, pour développer des emplois utiles là où les besoins de la population ne sont pas satisfait (crèches collectives, 4ème âge, transport collectif…). L’utilisation de l’argent public, nos impôts, devrait être mis à profit pour aider aux différents besoins de la population.

Bien évidemment, nous sommes aujourd’hui tous conscients que pour gagner, il est nécessaire de construire une riposte qui ne peut être que collective et coordonnée, un TOUS ENSEMBLE Public – Privé qui permet d’inverser la vapeur. C’est pourquoi, l’Union Départementale CGT de Seine Maritime appelle l’ensemble des salariés, avec ou sans emploi, du privé comme du public, actif et retraité à se mobiliser contre tous les licenciements, contre toutes suppressions de postes.

Après la journée interprofessionnelle de grève et d’action du 25 septembre en Seine Maritime, la manifestation au mondial de l’automobile du 10 octobre, les journées du 23 septembre, des 07, 16 et 19 octobre, il est nécessaire de construire ensemble une grande campagne nationale contre tous les licenciements. Cette bataille nécessite dès à présent des discutions dans toutes les entreprises, le renforcement des liens entre salariés d’entreprises différentes, le renforcement des droits des salariés, par le maintien du contrat de travail tout au long de la vie professionnelle.

Unifions nos luttes

Sur le terrain les équipes de la CGT cherchent à unifier les luttes. Ainsi, Le Havre voit naître une convergence autour des Renault, des salariés du Port Autonome et ceux de l’hôpital. Le 08 novembre prochain, une grande manifestation unitaire pour sauver nos emplois, pour l’augmentation du pouvoir d’achat et la défense de l’hôpital du Havre est appelé par la CGT, la CFDT, la FSU, Solidaires et de nombreuses organisations politiques et associatives. Voilà un exemple à suivre.

Dans le même temps, les militants de la CGT seront présents aux portes des entreprises, sur les marchés et devant les centres commerciaux du département afin de faire connaître les propositions de la CGT et seront disponibles pour en débattre le plus largement possible afin d’aider à la construction de la riposte nécessaire pour imposer d’autres choix. D’ors et déjà, d’autres actions sont en préparation. Le 22 novembre, soyons nombreux dans les manifestations contre la privatisation de LA POSTE et pour la défense des services publics. En outre, la question d’une journée interprofessionnelle de grève est en discussion au niveau national à l’initiative de la confédération CGT.

Une chose est sûre, nous ne pouvons pas gagner si nous ne nous battons pas. Il est désormais nécessaire de renverser la vapeur afin que les revendications de l’ensemble des travailleurs se fassent entendre.

Le gouvernement sait “mutualiser les pertes”, quand il s’agit de garantir les avoirs des gros spéculateurs. Les milliards d’Euros distribués pour protéger les banques du crack boursier en attestent. Patronat et gouvernement savent mutualiser les pertes, imposons- leur la mutualisation des profits !

TOUS ENSEMBLE, LUTTONS CONTRE LES LICENCIEMENTS, POUR DES CREATIONS MASSIVES D’EMPLOIS ET L’AUGMENTATION GENERALE DES SALAIRES

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Tract CGT 8 nov.
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tract unitaire 8 nov.
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Affiche unitaire 8 nov.
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Brèves

Moins de fonctionnaires et un statut attaqué :

vendredi 26 mai 2017

120 000 fonctionnaires en moins mais un service public renforcé. Comme depuis 10 ans, le but est donc de faire mieux avec moins, ce qui impliquera, dans les faits, une baisse des services rendus aux usagers et une détérioration des conditions de travail des personnels. Pour cela, la recette managériale habituelle : autonomie des chef-fes de services, individualisation des carrières et des salaires. Bref, la concurrence entre les personnels et la division

CEPIC, AVEC LA CGT, ILS et ELLES ONT GAGNÉ !

mardi 18 avril 2017

Au bout de 2 semaines de grève totale et de blocage du site, les salariés de CEPIC ont arraché vendredi 14 avril un très bon accord :

  • une augmentation de salaire avec un talon de 30 €
  • une prime exceptionnelle équivalent à un mois de salaire
  • une prime de chiffre d’affaires mensuelle

De fait, ces mesures salariales amènent les salariés de CEPIC au niveau des minima conventionnels, que l’employeur refuse depuis des années. La grève menée par les militants CGT de CEPIC, épaulés par la présence permanente de l’UL Sotteville St Etienne a rassemblé du premier au dernier jour 90 % des salariés.
L’UD 76 et la fédération Chimie ont organisé la solidarité sur le piquet : des dizaines de syndicats cgt sont venus régulièrement soutenir. La victoire des CEPIC, après la victoire des Legrand est une victoire pour toute la CGT. C’est la victoire de l’unité et de la solidarité.

Lutte gagnante : victoire pour les travailleurs sans papiers du Marché de Rungis

mercredi 12 avril 2017

Après trois semaines de grève et d’occupation de la Tour Semmaris, les pressions sur les entreprises pour l’établissement des CERFA, les parties (Préfecture, Min de Rungis, CGT) se sont mis d’accord sur les points suivants :

  • établissement par les services préfectoraux de récépissés avec autorisation de travail pour l’ensemble des grévistes ;
  • dépôt des dossiers des 128 travailleurs sans papiers en préfecture du Val-de-Marne.

En conséquence, l’occupation de la Tour Semmaris a pris fin dimanche 9 avril 2017.

Cette victoire est incontestablement à mettre au crédit de la lutte, de la détermination des travailleurs sans papiers, des militants de la CGT et des nombreux et divers soutiens qui auront pu s’exprimer.

On bosse ici, on vit ici, on reste ici !

Montreuil, le 10 avril 2017

Les salariés de l’usine Legrand ont gagné !

mardi 28 mars 2017

Cet après-midi, après 9 jours de grève et de blocage , la direction de l’usine Legrand de Malaunay a cédé devant la délégation CGT et FO, et face à la détermination des salariés qui ont gagné 41,61 euros d’augmentation par mois.
La solidarité a joué un rôle déterminant. Le patron, énervé par la détermination des grévistes qui tenaient bon a lâché : « oui je le sais, vous avez une cagnotte », en faisant référence au soutien financier des autres syndicats CGT et d’autres salariés présents le jeudi 23 Mars devant l’usine. La CGT éduc’action de l’académie de Rouen était porteuse ce jour là d’un message de soutien. BRAVO aux LEGRAND !

Déclarations CGT éduc’action de mars 2017

samedi 25 mars 2017

Lutte gagnante chez SIDEL, près du Havre :

mardi 21 mars 2017

Après des propositions au rabais suite aux négociations salariales annuelles, les salariés de Sidel (métallurgie) ont décidé de se mobiliser pour les salaires alors que les résultats de l’entreprise sont au beau fixe. Après 2 jours de débrayages, la direction a été obligée de revoir sa copie à la hausse. Ainsi, l’augmentation générale pour les non cadres est passée de 0,4% à 1%, Pour les cadres, c’est 1,6% d’augmentation individuelle. La prime de transport est améliorée de 3%, et la prime de vacances de 1000 euros est reconduite. 5000 euros de primes vont être versés aux salariés ainsi qu’un bonus. Le mercredi 8 mars l’assemblée générale a accepté le contenu des négociations et a repris le travail .

Mutations 2° degré : le rectorat ne veut pas communiquer les postes vacants !

samedi 18 mars 2017

Les collègues qui participent au mouvement intra du second degré l’ont déjà remarqué : le rectorat ne communiquera pas les postes vacants, hors postes spécifiques. La raison invoquée d’un problème de calendrier ne tient pas la route. En effet, le CTA qui entérine les suppressions de postes a lieu le 24 Mars, et à la demande légitime des organisations syndicales, il est important que la période de saisie des voeux ne se fasse pas pendant les vacances. Mais cette excuse soulève pas mal de questions : pourquoi refuser de diffuser les postes vacants au moins pour quelques jours, après le 24 Mars ? Pourquoi ne pas avoir fixé les CTA et les groupes de travail préparatoires plus tôt ? Pourquoi ne pas laisser le serveur SIAM ouvert jusqu’au 7 avril ? Cette décision ressemble plus à un refus de communiquer les postes vacants, qu’à un simple problème de calendrier !

Non, tout ne va pas bien dans l’éducation !

jeudi 9 mars 2017

Contrairement à ce que le gouvernement déclare la rentrée 2016 n’est pas bonne, et celle qui se prépare va être encore pire. Les effectifs de classe vont encore augmenter. En Seine-Maritime, en collège, 40 classes vont fermer pour 31 ouvertures. Et les ouvertures ne se font que quand les classes sont déjà pleines à craquer ! Les collèges sortant de l’éducation prioritaire figurent dans le top 5. La fermeture du collège Guy Môquet au Havre est en cours. Dans les lycées les effectifs de classe dépassent de plus en plus fréquemment la barrière déjà inadmissible de 35 élèves par classe. Dans le 1° degré, en Seine-Maritime, 97 classes vont fermer pour seulement 37 ouvertures. Et dans l’Eure, avec des fermetures plus nombreuses que les ouvertures il y aura 6 classes de moins.