Retrait de la « réforme » Darcos des lycées !

Restitution des postes supprimés - Pour un budget à la hauteur des besoins
samedi 15 novembre 2008
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Le ministre Darcos a annoncé une « réforme » du lycée dont la première étape, la nouvelle 2nde, doit entrer en vigueur dès septembre 2009.
Les informations tombent au compte goutte et sous la pression (annonces plus précises de Darcos, le 21 octobre, comme réponse à la manifestation du 19), mais le ministère maintient le flou sur ce que sera la prochaine rentrée. Flou d’autant plus inquiétant que les élèves vont devoir choisir leurs modules de 2nde sans connaître la maquette des classes de 1ère et Terminales et celle du Bac.

L’annonce faite le 21 octobre est différente de la maquette initiale (retour de l’histoire-géo et des « sciences » dans les enseignements obligatoires, augmentation du nombre d’heures de cours pour les élèves, ...) à la suite des protestations des personnels, des syndicats et des associations professionnelles (profs d’histoire-géo, SVT, SES, …). Preuve que nous pouvons faire reculer le gouvernement.
Pour faire reculer le gouvernement, la mobilisation est indispensable.

TOUS EN GREVE LE 20 NOVEMBRE !!!

TOUS A LA MANIFESTATION !!!

Moins d’heures de cours = des milliers de postes supprimés

Darcos a annoncé que la seconde sera composée de trois grands ensembles : « des enseignements généraux de tronc commun, sur une durée totale de 21 heures, 6 heures d’enseignements complémentaires proposés sous forme de modules ainsi qu’un accompagnement personnalisé de 3 heures hebdomadaires. » (voir le tableau des horaires en pièces jointes)

► Aujourd’hui un élève de seconde générale et technologique a 30 ou 31 heures de cours auquel s’ajoute souvent la LV2 comme option facultative.

► Avec la réforme, le nombre d’heures de cours serait ramené à 27 heures.

► 3 heures seraient consacrées à “l’accompagnement” qui pour être assuré par des non enseignants.

► dans les annonces ministérielles, les dédoublements, l’ECJS et les TP ont disparu, ce qui représente jusqu’à 13,5 heures-professeurs par classe de seconde, sans parler des classes technologiques

Flexibilité géographique / disciplinaire ou annualisation du temps de travail ?

L’organisation de l’année en semestre est incompatible avec nos conditions de travail actuelles.

Un enseignant dont le module n’aura aucun élève inscrit au 2nd semestre devra-t-il compléter son service dans un autre établissement ou en faisant de « l’accompagnement » ou une autre discipline ?
Aux problèmes posés par la « modularité », il y a deux réponses possibles : la flexibilité géographique / disciplinaire ou l’annualisation du temps de travail (malgré les « garanties » de Darcos). Sinon il sera impossible de gérer cette nouvelle organisation. Comment un enseignant pourrait avoir un emploi du temps identique toute l’année scolaire si son module est « boudé » par les élèves.

Des disciplines menacées ?

Sous la pression, Darcos a du intégrer les « sciences expérimentales » dans les enseignements obligatoires mais la dénomination choisie n’est pas innocente : en ne parlant ni de physique-chimie ni de SVT, on peut imager un regroupement des deux.

On peut aussi s’interroger sur qui devra enseigner « informatique et société numérique » (sic), une discipline qui ne correspond à aucune discipline de recrutement. Si ce module est offert aux élèves en septembre, qui va l’enseigner ? des volontaires ? des collègues en sous-service qui ne souhaitent pas compléter dans un autre établissement ?
Les disciplines sont également menacées car le nombre d’heure/élève devient ridicule : 3 heures de français (au lieu de 4h30) et de mathématiques (au lieu de 4). Comment continuer à transmettre des savoir et des savoir-faire avec des volumes horaires si faibles ?
Pour les enseignements technologiques, la situation devient critique : en hôtellerie par exemple, on passe d’une 10aine d’heures d’enseignement technologique à un ou deux modules semestriels ; ...
La « réforme » Darcos du lycée ne peut donc se traduire que par une mise à mort des sections technologiques.

Une charge de travail alourdie
Le tout s’accompagne d’un alourdissement certain de la charge de travail : le nombre de classe par prof va augmenter, il faudra organiser « l’accompagnement » (puis sans doute « évaluer » sa « réussite ») mais également assister non plus à 3 conseils de classe mais à deux conseils de mi-semestre et à deux conseils de fin de semestre.

De plus, avec « l’accompagnement personnalisé » et la « semaine de bilan et d’orientation », les missions des enseignants sont profondément bouleversées : ils devront assurer des enseignements « pluridisciplinaires » et assumer les tâches des COPsy (qui dans le projet sont amenés à disparaître à court terme).

La casse du bac comme diplôme national

Le fonctionnement modulaire est, incompatible avec le bac comme examen ponctuel, terminal, anonyme, national tel que nous le connaissons.

Durant le cycle terminal (première et terminale), 36 modules semestriels différents seront proposés aux élèves. Il sera donc quasi impossible de maintenir le baccalauréat comme nous le connaissons : chaque module risque d’être évalué de manière indépendante avec un CCF (Contrôle en cours de formation).

Le seule négociation, c’est la lutte !

Cette nouvelle « réforme » doit être combattue.
Les prétendus « reculs » de Darcos ne sont qu’une façon de temporiser. Ce n’est qu’un sursis. Il ne peut y avoir pour une organisation syndicale digne de ce nom aucune connivence avec le gouvernement, sous prétexte de « négociations ».

Nous revendiquons

• le rétablissement des postes supprimés,
• la défense des statuts de 1950 pour les certifiés et les agrégés et de 1992 pour les professeurs de lycée professionnel
• un traitement à égalité des voies, des filières et des disciplines,
• un véritable travail d’équipe des personnels éducatifs donc l’attribution d’heures de concertation reconnue dans leurs emplois du temps, y compris un travail en commun avec les professionnels de l’orientation,

• l’équilibre entre la transmission des savoirs et des savoir faire, la reconnaissance du rôle d’éducation des personnels enseignants intégré dans un temps de travail réduit,

• une intervention sur de petits groupes d’élèves dans le cadre d’enseignements spécifiques,

• des horaires qui ne soient pas réduits à du disciplinaire mais qui puissent inclure méthodologie, pratiques pédagogiques innovantes,

• des moyens supplémentaires dans établissements ZEP, ruraux…


Documents joints

les horaires de la nouvelle 2nde
les horaires de la nouvelle 2nde
tract réforme du lycée
tract réforme du lycée

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Brèves

La pédagogie Nutella ou le collège 2016... vu à la TV !

lundi 20 avril 2015

La réforme du collège 2016 agite le Landerneau enseignant depuis quelques semaines. Elle inquiète aussi à juste titre les parents qui se demandent bien ce que ledit collège réformé fera avec leur progéniture.

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Lire la suite sur le site La Vie Moderne

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lundi 20 avril 2015

C’est le spécialiste des réformes destructrices Chatel qui ont mis à mal le lycée général et liquidé la voie STI qui nous le dit.
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« Que les conservateurs tombent les masques ! »

lundi 20 avril 2015

Voici le titre de l’interview de Vallaud-Belkacem au très réactionnaire journal Le Point.
Notre seule réponse à NVB : « Que les néo-libéraux tombent également le masque ! »

4 pages spécial Retraités de la FERC

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Au sommaire : Conférence de l’UFR... les retraités à l’offensive ! - Quelle UFR, quelle structure ? - Place des retraités dans la CGT - Continuité syndicale et renforcement - Impressions croisées
Télécharger le 4 pages

Au sujet des dépenses scolaires…

jeudi 22 août 2013

Chaque année, à l’approche de la rentrée, on retrouve dans les médias des articles plus ou moins bien renseignés sur les « dépenses de la rentrée des classes ». Je les parcours toujours avec un peu d’agacement quand ils mettent en avant les nouveaux cartables, les vêtements, les classeurs, les crayons et les compas, les garderies et les cantines.
Parler de ces frais là, c’est évoquer l’arbre pour cacher la forêt. Les cartables et les compas durent facilement plusieurs années et les vêtements ne me semblent pas être une dépense scolaire : mes filles iraient-elles nues si l’école n’existait pas ? Idem pour la cantine : il faut manger même en dehors de l’obligation scolaire. Admettons pour la garderie des petits. Ce qui m’interpelle, ce sont les frais dont on parle moins et qui pourtant jalonnent bien le parcours scolaire des jeunes.
Lire la suite sur le site de l’Ecole démocratique

Ecole élémentaire : en France, le nombre d’élèves par enseignant supérieur à la moyenne OCDE (Depp)

vendredi 16 août 2013

Selon la revue « L’Éducation natio­nale en chiffres » de la Depp, le taux d’encadrement dans les écoles élémen­taires fran­çaises se situe en des­sous de la moyenne des pays de l’OCDE.
Le taux d’encadrement dans les écoles élémen­taires fran­çaises est en des­sous de la moyenne des pays de l’OCDE, selon la revue « L’Éducation natio­nale en chiffres » éditée par la Depp et parue en juillet 2013.
Dans les pays de l’OCDE, le nombre moyen d’élèves par ensei­gnant était à ce niveau de 15,4, en 2011 contre 18,4 en moyenne en France.

Loire-Atlantique / Rythmes : lettre ouverte des UD CGT, FO, FSU et Solidaires au DASEN et aux 26 maires de Loire-Atlantique appliquant la réforme en 2013

samedi 29 juin 2013

Depuis plusieurs mois, nos organisations syndicales ne cessent de dénoncer la précipitation et les dangers contenus dans la réforme des rythmes scolaires. Si les appréciations de nos syndicats respectifs peuvent diverger sur l’analyse de la loi Peillon et de son volet sur les rythmes scolaires, cela ne nous empêche en rien de partager nombre de points de vue sur les effets néfastes de cette réforme. Les propos volontaristes des municipalités ayant décidé de s’engager dès septembre 2013 dans la mise en œuvre du pan de réforme sur les rythmes ne résistent pas à un l’examen pragmatique. Pour notre part cette réforme relève plus d’un projet politique portant sur la territorialisation de l’École que sur les effets bénéfiques pour les enfants et les familles.
L’intention gouvernementale affiche une volonté de servir la réussite scolaire des élèves. Nous pensons qu’il y a loin du discours à une réalité qui malmène aussi les personnels concourant aux rythmes éducatifs des enfants. Les campagnes de communication politiciennes ne peuvent dissimuler les malaises grandissant autour de la rentrée 2013 précipitée.
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Coaching patronal au collège, sous l’œil attendri de France 2

mercredi 26 juin 2013

Mardi 18 juin, dans le 20h de France 2, après les 9 min inaugurales sur les inondations en France, et parmi les quelques miettes distribuées aux autres sujets (3 min sur le mouvement social au Brésil, 2 sur l’accueil des touristes à Paris), on retiendra un reportage d’anthologie, intitulé (sur le site de France 2) « Éducation : du coaching en ZEP » : 4 min 20 consacrées à l’intervention d’une cadre dirigeante dans un collège de « ZEP », pour appliquer, selon ses propres dires, les « méthodes d’entreprise » à l’école. 4 min 20 pour un « gros plan » qui « traite » un sujet sans (se) poser la moindre question, sans rien en dire sinon célébrer les vertus d’une initiative qui, avec d’autres, relève d’un entrisme entrepreneurial dans l’institution scolaire, du reste fort à la mode. Une initiative présentée sans contrepoint ni distance : un tel éloge relève-t-il encore de l’information ?
Lire la suite sur le site d’ACRIMED