Colère chez Renault et ses sous-traitants en Normandie

mercredi 10 décembre 2008
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Le ton monte d’un cran chez les salariés des usines Renault de Normandie et leurs sous-traitants touchés par le chômage partiel. Lundi matin, quelque 250 personnes ont envahi l’hémicycle du conseil régional de Haute-Normandie, en plein vote du budget.

“Vous vous trompez de cible“, leur a lancé Alain Le Vern, président socialiste du conseil régional, leur conseillant d’aller voir les députés de droite. C’est toute la région de Rouen qui est touchée de plein fouet par la crise de l’automobile : 13 000 personnes seraient concernées par le chômage technique en Haute-Normandie, selon le chiffrage de Force Ouvrière.

“On vous a élus, écoutez-nous“, a exigé Philippe Lebret, délégué FO de l’usine Cléon, après avoir dû forcer le passage pour pénétrer dans l’hémicycle :

“Aujourd’hui, l’Etat reste l’actionnaire principal du Groupe Renault, c’est pourquoi, sa contribution au manque à gagner des salariés est un juste retour vis-à-vis des bénéfices qu’il retire du travail des salariés de Renault.“

Chiffres contradictoires sur les pertes de salaire

Cléon (moteurs), Grand-Couronne (plate-forme logistique), Sandouville (Laguna, VelSatis, Espace), Fonderie de Normandie… tous ces sites subissent le chômage partiel, et les pertes de salaires qui s’ensuivent. Philippe Lebret s’inquiète :

“On nous annonce qu’on va produire un utilitaire en 2012 à Sandouville, mais d’ici là ?“

Pour la CGT, à l’origine de cette action “coup de poing”, “on est la variable d’ajustement, la crise sert d’alibi aux économies“ :

“A Sandouville, les salariés perdent en moyenne 350 euros par mois et pendant ce temps là, les actionnaires vont encore recevoir plus d’un milliard d’euros de dividendes.”

Le chiffre des pertes de salaires est “largement exagéré” selon la direction de Renault, qui estime les pertes de revenus à “70 euros en moyenne” pour les opérateurs de Sandouville “dont le salaire moyen est de 2230 euros bruts“.

Une grève “peut démarrer” selon la CGT

“Les salariés sont un petit peu énervés“, résume avec euphémisme Gilles Cazin, secrétaire CGT de Cléon :

“On a les subventions en travers de la gorge : le conseil régional accorde des aides aux entreprises car elles menacent de délocaliser, même Sarkozy a dénoncé cela dans son discours sur la relance.“

Selon le chiffrage de la CGT, il faudrait mobiliser 84 millions d’euros pour compenser les pertes de salaires des ouvriers de la production touchés par le chômage partiel, or “plus d’un milliard d’euros de dividendes ont été versés aux actionnaires en 2008 et encore plus le seront en 2009“. La direction de Renault confirme que 4,5 euros par action ont été promis aux actionnaires pour 2008, contre 3,8 euros l’année précédente, mais précise “que c’est le conseil d’administration, selon les résultats de l’entreprise, qui proposera, le 6 mai, à l’assemblée générale des actionnaires le montant du dividende“. Des résultats qui devraient être plus mauvais que prévu.

Paradoxalement, l’amertume des ouvriers ne débouche pas sur une mobilisation large. Gilles Cazin le regrette : “Les gens sont résignés, à cause de la crise, je sens que ce n’est pas mûr.” Le syndicaliste admet ne pas arriver à mobiliser, mais il veut y croire :

“Quand les gens sont au chômage partiel, ils sont chez eux, ils ne sont pas touchables… On essaie de les joindre par mail et téléphone, mais ça peut démarrer.”

Rue 89, 9 décembre 2008


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Brèves

Motion de soutien aux salariés de la Chapelle d’Arblay

mercredi 18 septembre

Les camarades de la CGT Educ’action Haute-Normandie réunis en Assemblée générale de rentrée le 16 septembre 2019 à Maromme expriment leur soutien aux salariés de la Chapelle Darblay, menacés de licenciement.
Dans le secteur privé, les fermetures de site et les plans de licenciement se multiplient. Dans les services publics, ce sont les suppressions de postes massives et la dégradation des conditions de travail.
De plus, la réforme des retraites est une attaque contre l’ensemble des salariés.

  • Zéro licenciement !
  • Non à la fermeture des sites !
  • Non à la casse des services publics !
  • Non à la réforme des retraites ! Luttons tous ensemble !

Motion adoptée à l’unanimité par l’AG des syndiqué-e-s CGT éduc’action Rouen

Fusion des académies : j’habite à Evreux, pourra-t-on me nommer à Cherbourg ?

vendredi 13 septembre

La lettre de cadrage pour la fusion des académies de Caen et Rouen certifiait que la gestion des personnels enseignants ne serait pas impacté jusqu’en 2022 (Mais en 2018 on nous jurait que la fusion n’était pas encore décidée). A en croire M. le Ministre, jusqu’à cette ce cas de figure n’existera pas. Mais après 2022 ça devient tout à fait possible pour les personnels du second degré. Le Rectorat a tout intérêt à ce que la souplesse et la mobilité des personnels soient maximales. Et avec l’affaiblissement du rôle des CAPA il sera encore plus compliqué d’influer sur les choix des services académiques, sans oublier que pour les contractuels ce « contrôle » est inexistant.

Une fusion des académies pour fermer des sections !

vendredi 13 septembre

Le Rectorat et la Région Normandie lancent la réflexion pour une nouvelle carte de formation à la rentrée de septembre 2020. Ca ne sent pas bon du tout ! L’académie et la région de Normandie auront, si nous ne faisons pas reculer le Ministère, le même périmètre au 1° janvier. Les filières de formation, frontalières pour le moment, ou seulement identiques, seront à la prochaine rentrée dans la même académie. Ce sera une très bonne excuse pour fusionner et fermer par ci par là et pour récupérer les postes.

Mac Do Neufchâtel en Bray veut licencier une militante syndicale CGT !

vendredi 6 juillet 2018

Suite à un entretien disciplinaire une syndiquée CGT depuis un mois au McDonald’s de Neufchatel en Bray a été mise à pieds à titre conservatoire avant que ne soit décidé un licenciement. Les vrais motifs de cette mise à pied : la distribution de tracts dans les restaurants de cette franchise (Dieppe, Yvetot et Neufchâtel en bray) mentionnant les acquis obtenus au restaurant d’Elbeuf (13e mois, prime trimestrielles, congés enfants malades, arbre de Noël ...), et la crainte que les salariés reprennent eux aussi ces revendications !
Rassemblement Dimanche 8 juillet 18h45 devant le Mac Donald de Neufchâtel en Bray.

Grève à l’hôpital psychiatrique Janet au Havre !

mercredi 20 juin 2018

A l’image des salariés de l’hôpital psychiatrique du Rouvray, les personnels grévistes de l’hôpital psychiatrique Janet du Havre ne lâchent pas le morceau. Ils exigent la venue de Mme Gardel, directrice de l’Agence régionale de santé, l’ouverture d’une nouvelle unité pour que les patients ne soient plus dans des lits supplémentaires avec la création de 50 postes pluridisciplinaires pour la faire fonctionner, la stagiarisation de tous les contractuels-les, l’arrêt de la polyvalence, l’embauche de médecins psychiatres titulaires. Rendez vous jeudi 21 à 8h45 à l’hôpital Flaubert pour une haie de déshonneur pour les administrateurs de l’hôpital, et le samedi 23 à 17h45 sur le parvis du printemps.
Soutenez les revendications en écrivant à Mme Gardel