Grèves et manifestations des étudiants d’IUT

mercredi 10 décembre 2008
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Ça gronde dans les Instituts universitaires de technologie (IUT). A l’instar des lycéens, les étudiants des IUT sont descendus dans la rue ce mardi, leurs profs à leurs côtés.

Ils étaient ainsi entre 1 500 et 2 500 à Toulouse, de 800 à 1 500 à Bordeaux, un millier à Nancy, entre 700 à 900 à Toulon, 700 à Nantes, 500 à Colmar. A Lyon, on en comptait 500, 400 à Tours et Grenoble, entre 350 à 500 à Auch, 300 à 400 à Poitiers, près de 500 à Montpellier, 250 à Mulhouse et Vannes, 240 à Orléans, 200 à Laval et Brest…

Ils demandent davantage de moyens dans le cadre de l’application de la loi sur l’autonomie des universités. Jusqu’ici, les 116 IUT de France recevaient leur dotation directement de l’État. Dans le cadre de la loi sur l’autonomie des universités, en 2009 ce seront les présidents d’université qui attribueront les fonds. De ce fait, ils craignent de se retrouver banalisés et lésés financièrement.

Valérie Pécresse, ministre de l’Enseignement supérieur, multiplie les signes d’apaisement. La semaine dernière, elle rassurait les instituts universitaires de technologie sur leur financement. Hier, elle s’est dite « prête à faire tous les débats et à dialoguer avec les étudiants qui le souhaiteraient ».

Les étudiants des huit IUT de Bretagne tentent de se coordonner et projettent d’organiser des actions communes. Ce matin, les directeurs des IUT bretons rencontraient le recteur de l’académie de Rennes.

Mais l’effervescence est générale dans l’éducation nationale, comme en témoignent les actions de lycéens et les appels à une journée de manifestations demain mercredi, lancé par des enseignants, des parents d’élèves et des lycéens. A l’image de la grève des étudiants en pharmacie d’Angers. Les étudiants sont inquiets d’une proposition de loi qui doit être examinée la semaine prochaine à l’assemblée nationale qui vise à instaurer une première année d’étude (L1 santé) commune à quatre filières (médecine, pharmacie, dentaire, sage-femme).

Les étudiants d’Angers souhaitent être le détonateur d’un mouvement national. Espèrant ainsi que d’autres facs vont les suivre.

Le tour des IUT de Bretagne

Saint-Brieuc Ce matin, peu après 10h, 400 étudiants de l’Institut universitaire de technologie de Saint-Brieuc se sont regroupés dans l’enceinte de leur établissement. Habillés en noir, ils ont porté un cercueil et déployé les mots de la phrase : “Non à la mort de l’IUT“.

Rennes Deux cents étudiants de l’IUT de Rennes 1, soutenus par une quarantaine de professeurs, se sont réunis, rue du Thabor, devant un batiment administratif de l’université, en début d’après-midi. Ils réclament des garanties sur une uniformisation du traitement des IUT dans les universités.

Le Mans Environ 250 étudiants de l’IUT du Mans sont partis en cortège de l’université pour rejoindre la préfecture, au centre du Mans.

Saint-Malo Une centaine d’étudiants a quitté l’Institut universitaire de technologie (IUT) pour manifester en ville.

Vannes Près de deux cents étudiants de l’IUT de Vannes ont achevé leur manifestation au centre-ville de Vannes par un sit-in, place de la République. Ils répondent à l’appel national à la grève lancé par l’association des directeurs d’IUT.

Ouest-France, 9 décembre 2008

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450 étudiants de l’Aire Urbaine Montbéliard-Belfort dans les rues

Jeudi dernier, ils étaient environ 300 étudiants de l’IUT de Belfort à manifester “contre la disparition programmée des IUT“. Les Montbéliardais les ayant rejoint, l’effectif des manifestants a nettement grimpé cet après-midi. Selon la police, on dénombrait environ 450 manifestants. Partis vers 15 h du site Engel Gros, face au Techn’hom, ils ont arpenté le boulevard Anatole France, puis le faubourg des Ancêtres avant de s’arrêter pour un sit’in place Corbis. La manif a repris son chemin pour vociférer quelques slogans devant la préfecture avant un “freeze” dans la rue piétonne.

L’IUT Belfort-Montbéliard compte 1720 étudiants répartis en onze filières. La grève débutée mercredi dernier, tant par les élèves que par le personnel, s’élève contre le projet de loi LRU, qui prévoit une plus grande autonomie des universités mais qui met un terme au “fléchage direct”, dispositif qui permet aux 116 IUT de France de négocier leur budget directement avec le ministère sans passer par la présidenbce de l’université à laquelle ils sont rattachés

L’actualité de la mobilisation des étudiants de l’IUT Belfort-Montbéliard est en ligne sur leur blog : http://iutendanger.unblog.fr/

Le Pays, 9 décembre 2008

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Manifestation à Mulhouse et à Colmar

À Colmar, près de 500 manifestants étudiants, enseignants, personnels administratifs et de direction sont descendus dans la rue pour défendre l’Institut universitaire de technologie, dont les moyens ne seront plus attribués par l’État mais par les universités, dans le cadre de la nouvelle loi sur l’autonomie. Outre de nombreuses banderoles aux messages on ne peut plus clairs (« IUT en danger », « IUT en solde, liquidation totale ? »…), le cortège portait un cercueil noir destiné à donner le ton de cette « marche funèbre ». Du jamais vu selon certains… « Dès le 25 novembre, nous avons informé tout le monde de l’état d’avancement de la situation. Une motion a été votée à l’unanimité en assemblée générale le 2 décembre », a indiqué la directrice de l’IUT de Colmar, Christine Gangloff-Ziegler. Spontanément associés à la mobilisation pour défendre « la valeur du diplôme », les étudiants se sont aussitôt organisés entre eux. Des représentants ont été désignés pour accompagner la directrice et plusieurs chefs de département, hier après-midi, à la préfecture, puis à la mairie de Colmar. L’intention était de peser sur les négociations prévues, en début de soirée, entre l’association des directeurs d’IUT et le ministère. « Nous demandons un accompagnement pendant un an et qu’un contrat tripartite entre l’État, l’IUT et l’université nous garantissent des moyens équivalents », a précisé Véronique Horellou, chef de département. Une charte est certes en préparation mais, se méfiait l’un de ses homologues, Auguste Brunner : « On ne connaît pas son contenu et rien n’est encore signé ». En assemblée générale jeudi, l’association des directeurs d’IUT décidera de la suite à donner à ce mouvement, en faveur duquel une pétition a, par ailleurs, recueilli 88 000 signatures sur internet (www.iut-fr.net/petitions/).

Le Pays, 9 décembre 2008


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Brèves

Ecoles Delaunay en action le 22 janvier 2020 pour revenir en REP+

jeudi 23 janvier

Lors de l’animation pédagogique du mercredi 22 janvier 2020 sur « les élèves à besoins particuliers », les enseignants ont rappelé leur exigence de classer les écoles maternelle Delaunay-Laurencin et élémentaire Sonia Delaunay de Dieppe (Val Druel) en REP+. En effet, elles sont sorties de l’Éducation Prioritaire en 2014 et ont été exclues des dispositifs REP et REP+ alors qu’elles répondent à tous les critères pour être classées en REP+. Son rang (64ème) au niveau académique la situe au même niveau que les écoles de REP+ du Havre ou de Rouen Nord.

Tous les enseignant·e·s des deux écoles sont venu·e·s avec un tee-shirt rappelant leur exigence et ont pris la parole en début d’animation. À l’issue de l’animation, l’urne était disponible pour pouvoir faire voter au référendum d’initiative populaire.

La CGT Éduc’action 76 soutient les collègues dans leurs actions.

Motion de soutien aux salariés de la Chapelle d’Arblay

mercredi 18 septembre 2019

Les camarades de la CGT Educ’action Haute-Normandie réunis en Assemblée générale de rentrée le 16 septembre 2019 à Maromme expriment leur soutien aux salariés de la Chapelle Darblay, menacés de licenciement.
Dans le secteur privé, les fermetures de site et les plans de licenciement se multiplient. Dans les services publics, ce sont les suppressions de postes massives et la dégradation des conditions de travail.
De plus, la réforme des retraites est une attaque contre l’ensemble des salariés.

  • Zéro licenciement !
  • Non à la fermeture des sites !
  • Non à la casse des services publics !
  • Non à la réforme des retraites ! Luttons tous ensemble !

Motion adoptée à l’unanimité par l’AG des syndiqué-e-s CGT éduc’action Rouen

Fusion des académies : j’habite à Evreux, pourra-t-on me nommer à Cherbourg ?

vendredi 13 septembre 2019

La lettre de cadrage pour la fusion des académies de Caen et Rouen certifiait que la gestion des personnels enseignants ne serait pas impacté jusqu’en 2022 (Mais en 2018 on nous jurait que la fusion n’était pas encore décidée). A en croire M. le Ministre, jusqu’à cette ce cas de figure n’existera pas. Mais après 2022 ça devient tout à fait possible pour les personnels du second degré. Le Rectorat a tout intérêt à ce que la souplesse et la mobilité des personnels soient maximales. Et avec l’affaiblissement du rôle des CAPA il sera encore plus compliqué d’influer sur les choix des services académiques, sans oublier que pour les contractuels ce « contrôle » est inexistant.

Une fusion des académies pour fermer des sections !

vendredi 13 septembre 2019

Le Rectorat et la Région Normandie lancent la réflexion pour une nouvelle carte de formation à la rentrée de septembre 2020. Ca ne sent pas bon du tout ! L’académie et la région de Normandie auront, si nous ne faisons pas reculer le Ministère, le même périmètre au 1° janvier. Les filières de formation, frontalières pour le moment, ou seulement identiques, seront à la prochaine rentrée dans la même académie. Ce sera une très bonne excuse pour fusionner et fermer par ci par là et pour récupérer les postes.

Mac Do Neufchâtel en Bray veut licencier une militante syndicale CGT !

vendredi 6 juillet 2018

Suite à un entretien disciplinaire une syndiquée CGT depuis un mois au McDonald’s de Neufchatel en Bray a été mise à pieds à titre conservatoire avant que ne soit décidé un licenciement. Les vrais motifs de cette mise à pied : la distribution de tracts dans les restaurants de cette franchise (Dieppe, Yvetot et Neufchâtel en bray) mentionnant les acquis obtenus au restaurant d’Elbeuf (13e mois, prime trimestrielles, congés enfants malades, arbre de Noël ...), et la crainte que les salariés reprennent eux aussi ces revendications !
Rassemblement Dimanche 8 juillet 18h45 devant le Mac Donald de Neufchâtel en Bray.