La mobilisation lycéenne se poursuit

mercredi 17 décembre 2008
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La mobilisation lycéenne s’est poursuivie mardi en France malgré le report d’un an de la réforme des lycées, dont les manifestants réclament maintenant le retrait pur et simple.

Aux cris de "résistance", un millier de lycéens ont défilé dans la matinée aux alentours de la place de la Bastille, à Paris, où une vingtaine de lycées étaient occupés.

Des centaines de lycées sont perturbés ou bloqués, notamment à Marseille et à Lyon où a eu lieu une manifestation spontanée de quelques centaines de jeunes.

Selon la Fédération indépendante et démocratique lycéenne (Fidl), à l’origine de la mobilisation de mardi, 8.000 personnes ont manifesté à Bordeaux et 2.000 au Mans.

Plusieurs milliers de lycéens ont de nouveau défilé dans les principales villes de l’Ouest, notamment à Rennes où ils étaient près de 6.000, selon la police.

"On veut que cette réforme soit supprimée complètement car elle signifie moins de qualifications et moins de diversité au baccalauréat", a déclaré à Reuters Marine Desnedecq, 17 ans, élève de première littéraire.

D’autres manifestations ont eu lieu à Nantes, Lorient, Quimper ou Brest.

L’annonce lundi par le ministre de l’Education nationale, Xavier Darcos, du report d’un an de son projet par crainte d’un "syndrome grec" après quinze jours d’agitation lycéenne, n’a pas suffi à éteindre la contestation.

NOUVELLE MOBILISATION JEUDI

La Fidl dit ne pas vouloir "tomber dans le piège des annonces du ministre", et réclame le "retrait pur et simple" du projet. "Les lycéens n’ont pas été dupes, ils savent que la stratégie de Darcos est de reculer pour mieux nous arnaquer plus tard", a déclaré Alix Nicolet, présidente du syndicat.

Même tonalité du côté des étudiants des Instituts universitaires de technologie (IUT) et du syndicat Unef qui entendent s’engouffrer dans la brèche et ont également manifesté mardi un peu partout en France.

Une autre journée nationale de manifestations est prévue jeudi sous l’impulsion toujours de la Fidl et d’un autre syndicat, l’Union nationale lycéenne (UNL).

"Je crains que leur manif n’ait pas beaucoup d’objet, une manifestation contre la loi Darcos n’a pas d’objet puisqu’il n’y a pas de loi Darcos", a déclaré le ministre sur Europe 1.

Frédéric Lefebvre, porte-parole de l’UMP, a démenti pour sa part toute reculade de Xavier Darcos, qui a pris sa décision en liaison avec le président Nicolas Sarkozy. "Il n’y a aucun recul, nous sommes déterminés à la faire. Une réforme du lycée est incontournable", a-t-il dit mardi dans Le Parisien.

"Je préfère qu’on me trouve trop prudent qu’inconséquent", s’est justifié Xavier Darcos. "Ce n’est pas seulement un mouvement lycéen (...) Les casseurs qui courent dans les quartiers n’ont qu’une assez vague idée de la réforme de la seconde", a-t-il estimé.

Les organisations lycéennes elles-mêmes ont été surprises par la spontanéité du mouvement, qui a débuté d’emblée par des blocages d’établissement.

(Reuters 16.12)


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Dans le secteur privé, les fermetures de site et les plans de licenciement se multiplient. Dans les services publics, ce sont les suppressions de postes massives et la dégradation des conditions de travail.
De plus, la réforme des retraites est une attaque contre l’ensemble des salariés.

  • Zéro licenciement !
  • Non à la fermeture des sites !
  • Non à la casse des services publics !
  • Non à la réforme des retraites ! Luttons tous ensemble !

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