Déclaration de la CGT Educ’ & Compte-rendu

jeudi 18 décembre 2008
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La convocation exceptionnelle de ce CSE n’est pas une avancée mais le triste révélateur du déficit chronique de dialogue et de respect pour les membres de ce conseil qui représentent, dans leur diversité, la communauté éducative de ce pays.

Au motif que la réforme du baccalauréat professionnel en 3 ans a été « approuvée » par la signature d’un relevé de conclusions minoritaire d’organisations en perte -chronique- d’audience, le ministre ou ses représentants s’estiment dispensés de consulter et d’organiser le débat dans le cadre réglementaire et dans la transparence.
La communication de l’arrêté définissant la grille horaire des disciplines, découplée de l’examen du décret et des programmes, eux-mêmes examinés à de précédentes réunions du CSE, sans consultation préalable du Comité interprofessionnel Consultatif (CIC), est la manifestation de la volonté d’opacifier, à dessein, une régression que nous avons déjà dénoncée. La diffusion de ce projet de texte, après les élections professionnelles, sa communication en cours de commission spécialisée pour un texte inscrit à l’ordre du jour depuis une semaine, ne pouvait laisser augurer de bonnes choses.

La réforme copilotée par certaines organisations et le ministre, ses déclinaisons réglementaires (le décret et l’arrêté) constituent un bloc dont la responsabilité devra être conjointement et solidairement assumée par ses décideurs devant l’opinion publique.
Les lycéens, mais aussi les parents et les enseignants, qui manifestent dans tout le pays apprécieraient d’autant mieux cette « contre réforme » comme celle des lycées généraux et technologiques si les responsables assumaient pleinement les conséquences au quotidien, et au cas particulier à l’échelle de la semaine, des nouveaux horaires en baccalauréat professionnel. Les grilles horaires indiquent un horaire/élève de référence pour le cycle de trois ans et un horaire/élève annuel indicatif.
Au motif que le ministre ne maîtrise pas la règle de trois, il nous appartiendrait, à nous, de calculer ce volume dans un cadre hebdomadaire lisible et compréhensible par tous. Les projections sur les heures d’EPS réduites à deux heures par semaine, pour être ensuite rétablies à trois, montrent les limites de l’exercice dans la cadre d’un volume hebdomadaire élève, lui, clairement encadré. Ce n’est pas sans rappeler le pas de deux sur les horaires de certaines disciplines, s’agissant des lycées généraux et technologiques…

Jusqu’à présent, la grille horaire avait une traduction hebdomadaire par semaine et sur l’intégralité des années du diplôme, comme cela a d’ailleurs été présenté dans le cadre de simulations pour la seconde, la première et la terminale dans des documents distribués dans les commissions paritaires consultatives. Doit-on comprendre que ce repère pour les élèves et cette garantie pour les personnels contre toute annualisation n’existent plus ? La lutte contre l’annualisation des services avait été un élément moteur de la mobilisation des professeurs de lycée professionnel en 2000, nous ne doutons pas et ne redoutons pas que les mêmes causes ne puissent pas produire les mêmes effets.

La précipitation et l’opacité, comme pour la réforme de la voie générale et technologique ont prévalu. Le refus de débattre des implications à long terme du passage, à marche forcée, de tous les bac pro de 4 à 3 ans, en vidant au passage de toute qualification le BEP, fait l’impasse sur l’accès socialement limitée à la formation continue avec une formation initiale largement amputée.

Le Président Sarkozy aurait été sage, comme sur la réforme du lycée général et technologique, de revoir l’intégralité de sa copie pour penser en cohérence et à égalité les trois voies du lycée.

C’est pourquoi nous demandons, en accord avec les mobilisations en cours de la jeunesse, le retrait de la réforme du bac pro 3 ans et l’ouverture d’un débat ouvert et non encadré par des protocoles de discussion, ces derniers ayant montré leur inutilité -la CGT Educ’action ayant été la première à en tirer toutes les conséquences en quittant ce processus biaisé, dès septembre –. Nous exigeons un débat ouvert donc, sur l’ensemble des trois voies du lycée. Nous avons des propositions pour la démocratisation de l’éducation et la réussite de tous les jeunes qui ne passent pas par la déréglementation sous couvert d’autonomie et la programmation des seules diminutions de postes.

Il aurait été judicieux que le Président Sarkozy s’inspire plus tôt
de la formule d’un de ses prédécesseurs :
« Il faut laisser du temps au temps »… particulièrement en matière d’éducation !

________________________

Compte rendu

  • FSU :
  • Désapprouve le ton du ministre concernant les différentes réformes et notamment celle du lycée
  • Dénonce les conditions d’élaboration du texte sur le bac pro 3 ans réalisé en « secret ».
  • UNSA : estime qu’il faut une réforme du lycée et se demande pourquoi il a fallu 4 mois avant de la retirer.
  • UNL :
  • Se félicite du report de la réforme du lycée mais attend plus.
  • Sur le bac pro 3, dénonce les horaires élèves annualisés qui amènent une grande autonomie des établissements.
  • Demande du temps pour mener un vrai débat.
  • SNALC : se félicite du report de la réforme des lycée et désapprouve la réforme de la formation des maîtres.
  • FO : demande l’ouverture de négociations sur les revendications des personnels et non plus sur les décrets ministériels.
  • FCPE :
  • Désapprouve la méthode de négociation.
  • Souhaite une réforme sur l’ensemble du second degré, le sujet du bac pro ne doit pas être traité à part des autres voies.
  • Demande le report à la rentrée 2010 de la réforme bac pro.
  • PEEP :
  • Demande une baisse des horaires élèves (les plus lourds d’Europe).
  • Est contre le report de la réforme du lycée et demande la reprise rapide des négociations.

Vœu du SNACL : report calendrier sur la réforme de la formation des maîtres

Pour Contre Abstentions Refus de vote
27 dont la CGT 0 4 13
  • NEMBRINI : L’étude du texte sur le bac pro 3 ans a été reportée à cette date à la demande du CSE du 11 décembre. Cette semaine a été mise à profit pour organiser beaucoup de consultations avec toutes les organisations qui en ont fait la demande. De ces consultations sont sortis plusieurs points importants :
  • le souci que l’accompagnement personnalisé devienne un point fort du texte
  • la façon dont se déclinent les grilles horaire élèves, donc il y a des « bougés ». Il y a donc un nouveau texte remis aujourd’hui avec des amendements de l’administration suite à ces consultations.

Le nouveau est distribué, 10 minutes sont laissées pour en prendre connaissance

  • SGEN-CFDT
  • A réagi à notre déclaration, en déclarant que depuis un an et demi de larges négociations (en appuyant sur ce terme) se tenues. Toutes les organisations étaient conviées et chacune était libre d’y participer ou non. Le nouveau texte proposé répond aux revendications du SGEN-CFDT. Il y a donc des avancées importantes. Les règles sont éclaircies cela va permettre d’augmenter nettement les dédoublements.
  • SNPDEN :
  • Réagit également à notre déclaration, ne s’estimant pas en perte de vitesse.
  • Ce nouveau texte contient des évolutions importantes et pour cette raison il se prononcera POUR.
  • Il estime qu’il y a eu une réelle concertation, y compris pour le bac pro 3 ans. On ne peut parler de marche forcée quand a eu lieu une concertation qui a duré un an.
  • Il y a des désaccords entre les organisations syndicales, les élèves et les parents, on ne saurait tenir pour responsable le ministre.
  • Avec ce nouveau texte, les horaires élèves sont compris entre 34 et 35 heures. On ne peut donc parler d’affaiblissement.
  • Sur l’annualisation, il ne faut pas s’affoler car cela existe déjà dans l’enseignement supérieur.
  • FEP-CFDT : Le nouveau texte est largement positif, c’est un gage de la volonté gouvernementale sur ce sujet.
  • FSU :
  • Inquiétude sur la partition effectuée sur les disciplines, même si l’on peut se réjouir des nouveaux horaires en EPS. Reste opposée à ce texte et est inquiète sur l’Art appliqué car cet ajout n’est pas accompagné d’heures.
  • Il y a certains éclaircissements sur les dédoublements mais l’inquiétude reste de mise sur les volumes complémentaires.
  • NEMBRINI : N’a jamais vu un texte allant aussi loin dans les moyens.
  • UNL : ce nouveau texte ne répond pas aux inquiétudes des lycéens.
  • UNSA :
  • Il est très positif que les modalités de calcul de la DHG figurent dans l’arrêté tout comme l’augmentation des horaires EPS.
  • Il reste toujours un désaccord sur la méthode et notamment l’éclatement du texte sur différentes séances.
  • Inquiétude sur le contexte et sur l’absence de cadrage national pour les heures laissées à la gestion des établissements.
  • L’UNSA s’abstiendra sur ce texte et notamment par rapport aux BEP.
  • FO :
  • La discussion porte sur des horaires élèves qui restent amputés de 25 %, soit des centaines d’heures.
  • Le nouveau texte réaffirme la suppression des BEP.
  • SNUEP-FSU :
  • Les modifications apportées par le nouveau texte sont positives
  • Prend acte de l’horaire EPS qui « remonte » à 75 % des anciens horaires.
  • Ce projet d’organisation du bac pro 3 ans est un projet du SGEN-CFDT.
  • Les horaires baissent de 25 % et la question du changement d’établissement en cours d’année se pose.
  • Malgré les évolutions positives, nous ne pourrons voter ce texte.
  • CGT : Il y a des « bougés” à la marge (de là à dire, comme entendu dans la salle, que les horaires élèves sont maintenus, c’est faire fi de la disparition d’une année) qui ne remettent pas en cause notre position. Nous ne rentrerons donc pas dans une logique d’amendement et restons résolument contre. J’ajouterai par ailleurs qu’à la suite des réformes de ce type, il serait moins hypocrite de renommer le ministère de l’Education nationale en ministère de l’Education.
  • SNALC :
  • L’autonomie ne se limite pas au pouvoir discrétionnaire des chefs d’établissement. Celle proposée ici n’est pas acceptable.
  • Nous sommes opposés au principe de la globalisation triennale.
  • SGEN-CGDT : Tient à préciser que la discussion avec le ministère a eu lieu avec quatre organisations représentatives que sont le SGEN, l’UNSA, le SNETAA, ID-FAEN.

Résultats du vote

Pour Contre Abstentions Refus de vote
12 voix (dont SGEN-CFDT, SNPDEN et PEEP) 18 voix (dont CGT, FO, FSU) 7 voix (dont l’UNSA) 9 voix

Documents joints

déclaration et cr
déclaration et cr
nouvel arrêté bac pro
nouvel arrêté bac pro

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Mac Do Neufchâtel en Bray veut licencier une militante syndicale CGT !

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Suite à un entretien disciplinaire une syndiquée CGT depuis un mois au McDonald’s de Neufchatel en Bray a été mise à pieds à titre conservatoire avant que ne soit décidé un licenciement. Les vrais motifs de cette mise à pied : la distribution de tracts dans les restaurants de cette franchise (Dieppe, Yvetot et Neufchâtel en bray) mentionnant les acquis obtenus au restaurant d’Elbeuf (13e mois, prime trimestrielles, congés enfants malades, arbre de Noël ...), et la crainte que les salariés reprennent eux aussi ces revendications !
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Mme Erdene, dont les enfants sont scolarisés au lycée de Déville-lès-Rouen et dans des écoles de Maromme, a reçu enfin son titre de séjour ; celui de son mari attend à la Préfecture, sauf imprévu.
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En janvier, Mr le Recteur des académies de Rouen et de Caen nous assurait que la fusion des deux académies n’était pas décidée et qu’elle dépendrait de l’évaluation qui serait rendue fin mars, début avril. Il était malgré tout resté bien silencieux lorsque nous lui avions dit qu’il était impossible d’évaluer un processus de fusion en 5 mois (l’expérimentation a officiellement début en novembre), et notamment les conséquences sur les conditions de travail des personnels et les conditions d’enseignement, et que nous étions convaincus que cette évaluation serait bidon et que la fusion était déjà actée officieusement. Depuis, aucune nouvelle de cette évaluation, ni de la décision du Ministère qui devait tomber à la suite de l’évaluation. Mais cela n’est pas vraiment plus rassurant. Les organisations syndicales et les personnels avaient déjà été mis devant le fait accompli en septembre en apprenant seulement à la rentrée qu’une expérimentation était menée sur les académies de Rouen et de Caen. Et le Ministère ne compte pas lâcher de sitôt son projet de fusionner des académies qui sera une véritable manne pour supprimer des postes d’administratifs en fusionnant des services et des formations.

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Pour justifier la sélection à l’entrée de l’université, Jean-Michel Blanquer affirme que seuls 40% des étudiants en L1 sont en L2 l’année suivante, sous entendant bien sûr que tous les jeunes ne peuvent pas réussir et qu’il faut en tenir compte. Si ce chiffre est exact, c’est oublier que beaucoup réussissent en redoublant, en se réorientant ou en obtenant un concours et qu’au final 80% des étudiants sortent de l’enseignement supérieur avec un diplôme, malgré des conditions d’étude déplorables dans de nombreuses filières.

Grève de la faim au centre hospitalier du Rouvray !

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Communiqué de presse des Grévistes de la faim
Résumé de la journée du jeudi 31mai. J10
Cette journée a été ouverte par de nouveaux témoignages culturels de soutien important ! Ensuite, s’est déroulée une Assemblée Générale où plus de 300 personnes sont venues soutenir le mouvement. A 15h, une centaine de salariés du Centre Hospitalier du Rouvray (Hôpital Psychiatrique Rouen, Normandie 76) ont investi les locaux de l’administration abandonnés et délaissés sur instruction de la direction.
Pendant que le personnel soignant assure la continuité des soins ! Toujours les mêmes qui bossent !
Cette action s’est déroulée de façon organisée et pacifique pour réclamer notamment 52 postes paramédicaux supplémentaires. Nous ne voulons que prendre en charge correctement la souffrance psychique de nos concitoyens ! Cette nuit, nos 7 collègues grévistes de la faim sont accompagnés par 52 professionnels du CHR. Il faut au moins ça, puisqu’après 10 jours de grève de la faim l’indifférence continue ! Pour seule réponse, toujours du mépris !
Et maintenant ? Action !

  • Aujourd’hui, Vendredi 01 juin à 14h15 : Assemblée Générale.
  • Samedi 02 juin à 14h00, Rassemblement de soutien sur le parvis de l’administration. NOUS VOUS ATTENDONS EN NOMBRE !
  • Samedi 02 juin à 17h30 une Tribune offerte par le maire de SER, à l’occasion de la journée festive nommée « AIRE DE FÊTE ». L’administration a été prise, maintenant à nous de l’occuper, vous êtes les bienvenus ! Apportez votre soutien financier Signez la pétition
Sur le Web : Télécharger le tract