Réforme des bac pro 3 ans

Economies ! Economies !
samedi 20 décembre 2008
par  Sebastien Le Bras
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Au moment où le ministre décide face à la pression de reporter la mise en place de la réforme des lycées, la contre réforme du Bac pro 3 ans, s’avance et se précise contre vents et marées, mais avec aussi des soutiens (le patronat) qui ne peuvent que laisser songeurs (la cfdt et le snetaa).

Alors chers collègues mais aussi et surtout chers élèves à quelle sauce allez vous être mangés ?

Premier constat et il est de taille, avant les élèves apprenaient trop ! Avec le nouveau bac pro, ils apprendront moins et mieux grâce à l’aide individualisée ! Regardons cet extrait de la grille horaire qui suit : en Bac pro industriel (Sciences) l’enseignement Pro passe de 1737 heures en 4 ans à 1152 heures en 3 ans soit une diminution des horaires élèves de moins 34% !

Second constat, cette réforme est donc faite pour le bien de nos élèves et elle le prouve. Prenons à nouveau deux exemples :

« Les élèves seront plus au contact du monde professionnel ». Ainsi, les périodes de formation en entreprise augmentent et passent à 22 semaines pour 3 ans pour toutes les filières (19 semaines sur 4 ans antérieurement pour certaines d’entre elles). Et là au vu de nos expériences, des questions se posent sur la qualité des PFE, leur suivi, leur évaluation, leur rémunération mais aussi sur la capacité des entreprises à accueillir des jeunes en formation (surtout en classe de seconde).

« Aucun élève ne sortira plus sans diplôme de l’éducation nationale » Eh oui avec le nouveau bac pro, plus de déchet car si l’élève rate sa seconde pro, il pourra aller en seconde année de Cap (quand il existe ce qui ne sera pas le cas pour le domaine de la bureautique !). S’il rate sa première, il aura la possibilité d’obtenir un BEP (en CCF !) qui malgré une charge patronale (« le BEP est un diplôme national à finalité professionnelle ») reste pour l’instant « un diplôme national qui atteste d’une qualification professionnelle ». Enfin si notre élève réussit à arriver en Bac Pro, il sera sûr de l’avoir ! Parce qu’à l’issue de l’épreuve de « bac à lauréat » passée pour partie en CCF, notre élève s’il a échoué pourra passer un oral de rattrapage.

Troisième constat : les redoublements qui coûtent si chers seront terminés. En cas de difficultés scolaires, nombreuses chez les élèves de lycée professionnel, nous devrons les résoudre grâce au remède magique qui s’appelle aide individualisée (vous pratiquez déjà non !).

Quatrième constat : nos élèves, pour obtenir un diplôme, seront évalués en quasi-totalité sous la forme de CCF qui, il faut bien le dire, ont toujours été un gage d’inégalité républicaine malgré la bonne volonté des collègues d’harmoniser leurs notes par le haut…………….
Aussi, avec cette réforme nos chers, nos très chers élèves n’auront pas le droit à de la confiture. En apparence, on pourrait dire que l’on se trompe car les tertiaires pourront faire une seconde langue mais pas de sciences au contraire des industriels qui eux ne feront pas de seconde langue. De plus, les programmes ont changé et se rapprochent
pour les matières générales de ceux des lycées généraux et techniques (peut-être est-ce pour faciliter les passerelles ?) mais ils sont plus restrictifs et font perdre une certaine forme de liberté pédagogique. Ainsi la formation de nos élèves sera sans doute meilleure avec une année en moins et certainement plus apte à concurrencer l’apprentissage et ses 50% d’échecs.

Dès lors, à quoi sert cette réforme qui même dans sa mise en place n’a rien de pédagogique. Saviez-vous que « dès la entrée 2009, les arrêtés prévoient que les premières du bac pro 3 ans soient composées avec des élèves issus : des BEP 2 ans, des CAP 2 ans et de seconde professionnelle expérimentale du bac pro 3 ans. ». Ainsi, « comment un élève n’ayant pas suivi le programme de seconde bac pro 3 ans pourra-t-il suivre dans de bonnes conditions celui de première ? ».Et on ne vous parle pas du nombre d’élèves par classe qui n’a pas été défini : 24 ? 30 en industriel comme en tertiaire ? Et on ne vous parle pas non plus des dédoublements !

Alors avez-vous compris, à quoi elle sert cette réforme ? (Cochez la bonne case)

 à faire des éconocrocs.
 à améliorer le sort futur de nos élèves car ils auront tous un diplôme.
 à mentir aux élèves et à leurs parents sur le niveau des formations proposées.

Et là si vous répondez mal, vous entendrez le ministre vous traitez de rétrogrades, de conservateurs, de passéistes qui ne proposent rien.

Pourtant, nous ne sommes pas contre une réforme qui réhabilite l’enseignement professionnel aux yeux du plus grand nombre, qui met en place des parcours diversifiés pour nos élèves, qui nous donnent les moyens horaires et humains d’accompagner nos élèves vers l’excellence professionnelle et …..CITOYENNE !


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Brèves

La pédagogie Nutella ou le collège 2016... vu à la TV !

lundi 20 avril 2015

La réforme du collège 2016 agite le Landerneau enseignant depuis quelques semaines. Elle inquiète aussi à juste titre les parents qui se demandent bien ce que ledit collège réformé fera avec leur progéniture.

Pour rassurer tout le monde, la télévision publique nous montre à quoi ressemblera le collège 2016, dans deux reportages successifs. En effet, le collège réformé s’inspire de dispositifs innovants qui existent déjà dans quelques établissements expérimentaux.

Alors savourons cet avant-goût du collège nouveau...

Lire la suite sur le site La Vie Moderne

Chatel : « Certaines mesures vont dans le bon sens »

lundi 20 avril 2015

C’est le spécialiste des réformes destructrices Chatel qui ont mis à mal le lycée général et liquidé la voie STI qui nous le dit.
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« Que les conservateurs tombent les masques ! »

lundi 20 avril 2015

Voici le titre de l’interview de Vallaud-Belkacem au très réactionnaire journal Le Point.
Notre seule réponse à NVB : « Que les néo-libéraux tombent également le masque ! »

4 pages spécial Retraités de la FERC

samedi 31 août 2013

Au sommaire : Conférence de l’UFR... les retraités à l’offensive ! - Quelle UFR, quelle structure ? - Place des retraités dans la CGT - Continuité syndicale et renforcement - Impressions croisées
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Au sujet des dépenses scolaires…

jeudi 22 août 2013

Chaque année, à l’approche de la rentrée, on retrouve dans les médias des articles plus ou moins bien renseignés sur les « dépenses de la rentrée des classes ». Je les parcours toujours avec un peu d’agacement quand ils mettent en avant les nouveaux cartables, les vêtements, les classeurs, les crayons et les compas, les garderies et les cantines.
Parler de ces frais là, c’est évoquer l’arbre pour cacher la forêt. Les cartables et les compas durent facilement plusieurs années et les vêtements ne me semblent pas être une dépense scolaire : mes filles iraient-elles nues si l’école n’existait pas ? Idem pour la cantine : il faut manger même en dehors de l’obligation scolaire. Admettons pour la garderie des petits. Ce qui m’interpelle, ce sont les frais dont on parle moins et qui pourtant jalonnent bien le parcours scolaire des jeunes.
Lire la suite sur le site de l’Ecole démocratique

Ecole élémentaire : en France, le nombre d’élèves par enseignant supérieur à la moyenne OCDE (Depp)

vendredi 16 août 2013

Selon la revue « L’Éducation natio­nale en chiffres » de la Depp, le taux d’encadrement dans les écoles élémen­taires fran­çaises se situe en des­sous de la moyenne des pays de l’OCDE.
Le taux d’encadrement dans les écoles élémen­taires fran­çaises est en des­sous de la moyenne des pays de l’OCDE, selon la revue « L’Éducation natio­nale en chiffres » éditée par la Depp et parue en juillet 2013.
Dans les pays de l’OCDE, le nombre moyen d’élèves par ensei­gnant était à ce niveau de 15,4, en 2011 contre 18,4 en moyenne en France.

Loire-Atlantique / Rythmes : lettre ouverte des UD CGT, FO, FSU et Solidaires au DASEN et aux 26 maires de Loire-Atlantique appliquant la réforme en 2013

samedi 29 juin 2013

Depuis plusieurs mois, nos organisations syndicales ne cessent de dénoncer la précipitation et les dangers contenus dans la réforme des rythmes scolaires. Si les appréciations de nos syndicats respectifs peuvent diverger sur l’analyse de la loi Peillon et de son volet sur les rythmes scolaires, cela ne nous empêche en rien de partager nombre de points de vue sur les effets néfastes de cette réforme. Les propos volontaristes des municipalités ayant décidé de s’engager dès septembre 2013 dans la mise en œuvre du pan de réforme sur les rythmes ne résistent pas à un l’examen pragmatique. Pour notre part cette réforme relève plus d’un projet politique portant sur la territorialisation de l’École que sur les effets bénéfiques pour les enfants et les familles.
L’intention gouvernementale affiche une volonté de servir la réussite scolaire des élèves. Nous pensons qu’il y a loin du discours à une réalité qui malmène aussi les personnels concourant aux rythmes éducatifs des enfants. Les campagnes de communication politiciennes ne peuvent dissimuler les malaises grandissant autour de la rentrée 2013 précipitée.
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Coaching patronal au collège, sous l’œil attendri de France 2

mercredi 26 juin 2013

Mardi 18 juin, dans le 20h de France 2, après les 9 min inaugurales sur les inondations en France, et parmi les quelques miettes distribuées aux autres sujets (3 min sur le mouvement social au Brésil, 2 sur l’accueil des touristes à Paris), on retiendra un reportage d’anthologie, intitulé (sur le site de France 2) « Éducation : du coaching en ZEP » : 4 min 20 consacrées à l’intervention d’une cadre dirigeante dans un collège de « ZEP », pour appliquer, selon ses propres dires, les « méthodes d’entreprise » à l’école. 4 min 20 pour un « gros plan » qui « traite » un sujet sans (se) poser la moindre question, sans rien en dire sinon célébrer les vertus d’une initiative qui, avec d’autres, relève d’un entrisme entrepreneurial dans l’institution scolaire, du reste fort à la mode. Une initiative présentée sans contrepoint ni distance : un tel éloge relève-t-il encore de l’information ?
Lire la suite sur le site d’ACRIMED