Compte-rendu du Congrès régional de la CGT Educ’action

vendredi 26 juin 2009
popularité : 11%

Bilan d’activité

présenté par Vincent Sévérino secrétaire général de l’URSEN

15 prises de parole parmi lesquelles :Amaury, Didier et Didier, Sébastien, Laetitia, Annie, Vincent, Olivier, Dominique, Jean-Jacques, Annick, David, Hugues, Michel

On a pu entendre pendant les cinquante minutes qu’ont duré les échanges :

Concernant les décharges
Des moyens en décharges qui nous viennent pour 1/3 des PLP, 1/3 des certifiés et 1/3 des précaires

Concernant la bagarre contre le bac pro en 3 ans
De la tentative d’initier une dynamique de lutte dans les LP
Depuis 2 ans, on essaye de faire bouger les choses
Aujourd’hui, les carottes sont cuites, il faut passer à autre chose
Quid des autres syndicats
On regrette l’absence d’une grève nationale
Le congrès de la FCPE qui demande le maintien de la formation en 4 ans
De la piste en direction des parents qu’il faut creuser
Du renforcement des liens avec les fédérations de parents d’élèves que l’on doit organiser
Qu’une l’initiative nationale a été refusé au plus au niveau
C’est un suicide car cela représente la base de nos syndiqués alors que nous allons perdre des milliers de postes
Nous devons maintenir l’abrogation de la loi bac pro en 3 ans même si nous avons exprimé nos divergences
On a perdu l’an passé car ils mènent des guerres-éclair et il nous faut réagir dés l’annonces des réformes
Nous devons proposer un bilan pour que tout le monde sache qui a dit la vérité afin d’attirer à nous ceux qui nous ont négligé
Ne pas oublier la question de l’intérêt des élèves

Concernant les luttes en générale
La clé de la victoire ne viendra pas uniquement de la bataille de l’enseignement professionnel
Il nous faut soigner la vie syndicale dans les établissements
Notre confédération est là pour unifier les luttes… on attend
Bien qu’on recule depuis quinze ans, la mobilisation n’existe que lors des appels nationaux
Actuellement le privé est dans la lutte. Et nous…
La réforme des lycées généraux est à mettre en parallèle avec celles des lycées professionnels
Le corporatisme fait des dégâts, il nous faut le combattre

Conclusion : Après modifications, le bilan d’activité a été adopté à l’unanimité des 34 participants.

Nota Bene : les points en gras devront faire l’objet d’une attention particulière de notre part.


Resolution 1 : La place et les tâches de l’Union régionale CGT Educ’action

Introduction Amaury

Insiste sur notre vision de l’unité, loin de la pratiqueconfédérale actuelle du « syndicalisme rassemblé » : unité mais sur la base d’accord sur les revendications et les actions.
En ce qui concerne l’évolution des structures de la CGT, nous nous prononçons nettement pour le cadre de la FERC qui doit devenir une véritable fédération de l’Education regroupant toutes les catégories de personnels public ou privés, titulaires ou non.
Pour les tâches de l’URSEN, il ne s’agit pas de définir des « pré carrés » mais de préciser les tâches spécifiques de l’URSEN, telles qu’elles découlent des décisions des congrès des SDEN.

Discussion

Diverses interventions pour demander d’ajouter des noms de syndicats avec lesquels nous souhaitons travailler. Décision d’inclure une formulation ouverte dans le texte. Proposition adoptée d’organiser à la rentrée une rencontre avec tous les syndicats concernés par l’éducation et la for.mation. Nous participons au congrès du SGEPEN le 25 juin prochain.

Discussion sur la répartition des tâches URSEN/SDEN. Des camarades soulignent l’aspect formel de cette séparation, d’autres rappellent que nous sommes liés par la décision du SDEN de l’Eure de fonctionner essentiellement en SDEN.

Intervention pour regretter le peu de représentation des camarades femmes dans notre syndicat, appel à ces dernières pour malgré tout prendre des responsabilités.

Rappel de nos positions de fond pour un service public unique d’education nationale, quelque soit la nécessaire unité d’action avec les salariés de l’enseignement privé.


Résolution n°2

Présentation de la résolution par Didier GT

Cette résolution ne porte pas sur les revendications, mais sur la stratégie syndicale. Aujourd’hui, le principal problème est la stratégie nécessaire pour construire le rapport de force.
Deux stratégie s’opposent. D’une part le « syndicalisme rassemblé » et ses journées d’action qui nous conduisent à la défaite. Les 29 janvier, 19 mars, 1er et 26 mai et 13 sont l’illustration de la politique de la direction confédérale de la Cgt qui souhaite l’unité avec la CFDT/Unsa et ne veut pas la grève générale, l’affrontement généralisé avec le patronat. C’est une stratégie de non-confrontation qui cherche la négociation. D’autre part, une stratégie de lutte, de construction d’une grève générale. Cette construction passe par l’unification des luttes avec un calendrier de mobilisation.
Dans le texte apparaissent deux propositions qui témoignent du débat dans la CE régionale sortante mais qui reflètent la même orientation :
doit-on se battre pour la grève générale et la proposer systématiquement dans toutes les mobilisations
doit-on refuser de participer aux journées d’action s’il n’y a pas un ultimatum pour la reconduction
De plus, un débat s’est ouvert dans la CGT sur un rapprochement avec la FSU. On ne peut pas être contre sur le principe, mais pas sur n’importe quelles bases. Sur des bases claires, celles énoncées dans la résolution, on peut discuter d’un rapprochement avec la FSU ou avec SUD, même si c’est conflictuel avec la FSU et la direction confédérale.
Dans le document de congrès, nous n’avons pas développer notre engagement dans l’interpro, même si c’est au coeur de notre engagement.

Débat sur la résolution

Didier D.Dans la proposition A, cela me gêne d’entendre que la grève générale ne se décrète pas, car c’est également ce qui se dit dans les structures interpro pour justifier l’inaction de la CGT.
Nos revendications sont justes et légitimes, et nous sommes suivis, mais le lendemain des journées d’action, c’est comme s’il ne s’était rien passé.
Il faut savoir si l’année prochaine, on cautionne cette politique de désorganisation de la mobilisation.
Je pense, comme la proposition B, que nous devons appeler à ne pas faire grève lorsque l’on nous propose des journées d’action sans lendemain.

Olivier R.Dans la CGT, une partie des camarades ont admis qu’il faut négocier sur les bases du gouvernement. C’est ce qu’à fait la CGT Educ’, contre l’avis de la CE, quand elle a accepté les 16 points de convergence sur le lycée. Elle était d’accord pour négocier la réforme de Darcos. C’est la même chose avec l’accord sur la représentativité que la confédération a signé sur les bases du gouvernement. Il y a aujourd’hui, dans la CGT, l’idée d’accompagner les reculs.
Cependant, dans notre UD, il y a eu un vote contre l’accord sur la représentativité, contre l’accord sur la formation professionnelle.
La principale question est celle de l’efficacité. Le seul outil pour interpeller les salariés est notre confédération. Cette force n’est pas utilisée et on le paie.

Dominique L.Je pense que le rapprochement avec la FSU fait courir un risque d’OPA sur la CGT. L’unité syndicale est une douce utopie.
Sur la stratégie, je ne suis ni pour la proposition A, ni pour la B. La multiplication des journées d’action est une aberration. Pour faire aboutir nos revendications, il nous faut l’union des forces progressistes et la grève générale. C’est pourquoi il faut se donner les moyens de convergence et avoir un relais politique.

Amaury V.Je suis pour la proposition A. Je ne vois pas comment nous pourrons, dans les établissements, face aux collègues, expliquer qu’il ne faut surtout pas faire grève et attendre que Thibault et Cie appellent à la grève générale, ce qu’ils ne feront jamais.

David Q.Aujourd’hui, il faut être efficace pour construire des mobilisations sectorielles. Dans le même temps, la grève générale doit être notre orientation et il faut la préparer comme le LKP en Guadeloupe. Les mobilisations sectorielles doivent préparer la grève générale pour gagner et donc, la grève générale et les journées d’action sont dans la même logique.
Pour ce qui est du ébat sur l’unité syndicale, le syndicalisme rassemblé mène à la paralysie mais la CGT ne peut pas gagner seule. Il faut un front syndical offensif avec les syndicats combattifs comme en 1995, un pôle syndical de transformation sociale CGT-FSU-SUD.
Pour ce qui est de la FSU, je n’ai pas davantage de désaccord avec la direction de la FSU qu’avec celle de la CGT. Le rapprochement est nécessaire : il nous permettra de discuter plus nombreux et de faire reculer la division syndicale.

Sébastien L.B.Je suis pour un syndicalisme non rassemblé, pour l’unité des syndicats combattifs car il y en a ras-le-bol de l’émiettement syndical. C’est pourquoi le rapprochement avec la FSU est plutôt un bon signe.
Sur les journées d’action, je suis pour la proposition B car cela ne peut plus durer. Je regrette qu’on ne dise pas à la profession qu’on peut se permettre de faire une grève d’un mois pour faire reculer le gouvernement.

Dominique P.Je suis pour la proposition A.
Il ne faut pas opposer grève générale et journée d’action. La construction d’une grève générale ne peut être construite que dans un contexte de montée des luttes. Dans un contexte calme, certaines journées d’action sont utiles.
Sur la FSU, je suis partagé car un grand syndicat est mieux mais le rapprochement des deux directions ne pourra pas être très radicale. Actuellement, il faut se rapprocher de SUD.
Il y a aujourd’hui besoin d’une participation plus large des camarades de l’Ursen aux initiatives de RESF.

Didier GTAvec la stratégie des confédérations, il y a aujourd’hui un risque de dégradation du rapport de force, car on a cessé de leur foutre la trouille après mars. Il y a maintenant la nécessité d’aller vers la grève générale : il faut imposer un plan de lutte à la confédération mais la proposition B est irréaliste.
Sur le rapprochement CGT-FSU, je suis pour une confédération syndicale unique, mais je n’y croit pas une minute.

Olivier R.Mon objectif ce n’est pas la grève générale mais la satisfaction des revendications. Sur ce point, la plate-forme des confédérations est vide. Il y a besoin d’un débat sur les revendications avant de lancer l’action.

LaurenceJe suis pour des actions ponctuelles avec la FSU mais je suis méfiante avec le rapprochement.
Il faut mettre en avant les revendications.
L’éducation appartient aux parents, à la population, et c’est cela qu’il faut creuser. Il faut construire la mobilisation avec la population.

Guillaume C.J’ai juste deux questions :
Sommes-nous en capacité de refuser de participer à une journée d’action alors qu’on se présente comme un syndicat de lutte ?
Que sommes-nous prêts à sacrifier dans une unification syndicale ? L’idée de confédération est essentielle.

Vincent S.Moins il y a de syndicat, mieux c’est. Gisors en est le parfait exemple.
Il faut en finir avec les journées d’action et unir sur les revendications autour d’un calendrier de lutte.

Didier D.J’appartiens à un syndicat de lutte. La solution est simple : on pose une revendication, on s’engage jusqu’à satisfaction. Sinon cela ne sert à rien de s’engager dans la lutte.

Dominique L.Qui va définir l’ultimatum ?
La grève générale n’est qu’un moyen, l’essentiel est de savoir quelle est la pédagogie pour flinguer e gouvernement.
Sur l’unité syndicale, la démocratie c’est le multipartisme et donc également le « multisyndicalisme ». Je suis contre le syndicat unique.

David Q.Avec la FSU, la question est de savoir si elle peut rejoindre la CGT, pas l’inverse. La question est de savoir si on veut ou si on refuse que la FSU rejoigne la CGT.
Certaines revendications sont mieux défendues par la FSU que par la CGT, par exemple les 37,5 annuités ou l’apprentissage. On n’a pas raison sur tout, ils n’ont pas tort sur tout... et inversement.
Il faut l’union de deux pôles de résistance au libéralisme, et SUD aujourd’hui ne demande rien.

François-Xavier D.Sur le rapprochement avec la FSU, on met la charrue avant les b ?ufs car le congrès de la FSU n’aura lieu qu’en 2010. De plus, le SNUipp n’est pas pour ce rapprochement. Cependant, il faut être ouvert aux discussions.
Si la FSU se pose la question, cela résulte de problèmes internes d’orientation et d’équilibre entre les différents courants.
Il n’y a pas à créer un nouveau syndicalisme avec la FSU mais à défendre le syndicalisme de lutté de classe.
Sur les propositions A et B, je suis partagé.

Vote séparé sur le paragraphe 12 (rapprochement avec la FSU) :Pour : 20 voix – Contre 6 voix – Abstention : 6

Vote sur les propositionsProposition A : 14 voix – Proposition B : 9 voix – Abstention : 6 – NPPV : 2

Vote sur l’ensemble de la résolution avec la proposition A intégréePour : 13 – Contre : 0 – Abstention : 15


Résolution 3

« Militer en direction des non-titulaires »

présentée par Dominique Pierre, l’une des responsables du collectif précaires

Une douzaine de prises de parole parmi lesquelles : Olivier, Vincent, François-Xavier, Amaury, Dominique et Dominique, Didier, Michel, Philippe et d’autres encore sur cette question éminemment importante.

On a pu entendre pendant les quarante minutes qu’ont duré les échanges : la difficulté principale est de trouver des gens pour faire quelque chose dans cette direction.

Conclusion : l’ensemble des amendements ont été retenus et la résolution n°3 a été adoptée à 27 voix pour, 1 abstention et 1 contre.


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