Le président du CAC 40

mercredi 4 janvier 2012

Sarkozy a placé des proches dans les grandes entreprises.

Avant son accession à l’Elysée, Nicolas Sarkozy avait déjà beaucoup d’amis parmi les patrons du CAC 40. Un quinquennat plus tard, la sarkozie a gagné tellement de terrain que c’est à se demander si le chef de l’Etat n’est pas à tu et à toi avec la quasi-totalité des grands patrons français. Depuis 2007, plusieurs fidèles du chef de l’Etat ont rejoint les bancs de grandes entreprises.

En mars 2009, l’ancien secrétaire général de l’Elysée François Pérol prend la direction de la banque BPCE. Se payant de luxe, au passage, de contourner la Commission de déontologie. En septembre de la même année, c’est au tour de Stéphane Richard, ancien directeur de cabinet de Christine Lagarde au ministère de l’Economie, de débarquer à France Télécom. Cette année, Alexandre de Juniac, fidèle du président de la République qui a remplacé Stéphane Richard au cabinet de Lagarde, arrive à la tête d’Air France.

Entre-temps, l’Elysée a nommé le nouveau patron de Thales, Luc Vigneron, puis celui d’EDF. Ancien président de Veolia, Henri Proglio, proche de Claude Guéant et de Jean-Louis Borloo, prend la tête de l’électricien public avec la polémique de sa double rémunération. Nicolas Sarkozy sera obligé de défendre son protégé à la télévision, louant les qualités « d’un grand industriel ». Avant de devoir le lâcher. Enfin, cette année, l’Elysée a réussi à se débarrasser d’Anne Lauvergeon (1), la patronne d’Areva, entrée en guerre avec Guéant et Proglio. Elle est remplacée par son numéro 2, Luc Oursel, pas franchement un sarkozyste historique. Mais maintenant acquis à la cause de son actionnaire de référence.

Reste maintenant sur le bureau du chef de l’Etat un épineux dossier. Celui de la très probable (pour ne pas dire acquise) nomination de Xavier Musca, le secrétaire général à l’Elysée, à la tête de la Caisse des dépôts et consignation (CDC). Le mandat de l’actuel patron, le chiraquien Augustin de Romanet, doit prendre fin en mars. Nicolas Sarkozy va-t-il prendre le risque de nommer Musca à un mois du premier tour de la présidentielle ? Outre le fait que cela sera interprété comme un passage en force, il n’est pas sûr que Sarkozy veuille voir son principal collaborateur pour les affaires économiques quitter le navire en pleine crise. Reste une autre option : le désigner après la présidentielle ou laisser à son successeur le soin de le nommer.

Ce genre de pratique est assez courante en cas d’alternance. Or, même si Musca est respecté à gauche et compte quelques soutiens, il n’en demeure pas moins que cette nomination ne sera pas anodine. « Musca a un profil tout à fait respectable. Mais le nommer à la tête de la CDC est une décision lourde, relève un proche de François Hollande. Et puis comme le numéro 2 de la Caisse est l’ancien directeur de cabinet adjoint de Fillon [Antoine Gosset-Grainville, ndlr], ça fait beaucoup de gens de droite pour une entreprise aussi stratégique. »

(1) Présidente du conseil de surveillance de « Libération ».



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