Chronique d’une catastrophe annoncée

Communiqué de l’Union nationale CGT éduc’action
lundi 29 mars 2021
par  Luc De Chivré
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En fin de semaine dernière, le nombre de classes fermées a augmenté de 60% pour atteindre 3256. Devant ce triste record, Jean-Michel Blanquer se devrait de réagir. Pourtant, les annonces du ministre lors de la conférence de presse du vendredi 27 mars n’ont rassuré ni les personnels ni les familles.

L’annonce de la fermeture de classe dès le premier cas est, certes, positive mais arrive tardivement. Depuis des semaines, les organisations syndicales réclament des mesures renforcées dans les établissements pour enrayer la contamination. Par exemple, le manque criant de remplaçant·es dans le 1er degré, pour lequel nous ne cessons de tirer la sonnette d’alarme, n’a pas été pris en compte si bien qu’en cas d’absence d’un enseignant·e, ses collègues se répartissent les élèves et par là même accentue le brassage.

Dans le 2nd degré, nous ne comprenons pas l’entêtement du ministre pour ne pas annoncer la demi-jauge pour les collèges et la généraliser en lycée.

Si la CGT Éduc’action s’est prononcée pour le maintien de l’ouverture des écoles, collèges et lycées, il faut, en revanche, que toutes les mesures soient prises pour assurer la sécurité des personnels et des élèves, pour éviter de transformer les établissements scolaires en foyers de contamination. Cela implique une campagne massive de tests gratuits et l’abandon de l’exigence mesquine de faire payer un euro aux personnels et aux familles, des masques chirurgicaux gratuits pour les élèves et les personnels, une campagne de vaccination, des recrutements massifs immédiats de personnels pour permettre le travail en effectifs réduits et la distanciation physique dans les cantines…

Pour la CGT Éduc’action, la situation dans les établissements scolaires est aujourd’hui très dégradée parce qu’aucune mesure n’a été prise en amont. Ces mesures, le ministre n’a pas souhaité les prendre, il n’a en rien anticipé : les écoles vont devoir fermer les unes après les autres. Plus qu’un échec c’est une catastrophe pour les familles : Jean-Michel Blanquer et le gouvernement en sont les seuls responsables.

La CGT Éduc’action soutient les équipes mobilisées sur le terrain. Elle exige que toute demande de leur part de dédoublement des classes soit mise en œuvre, que les élèves des classes de primaire sans enseignant·es ne soient plus réparti·es dans les autres classes et qu’un recrutement massif de personnels soit immédiatement lancé.

Partout où la situation sanitaire l’exige, la CGT Éduc’action appelle les personnels à se réunir en assemblée générale pour établir leurs revendications et à utiliser leur droit de retrait s’ils estiment leur santé mise en danger. Elle rappelle qu’un préavis de grève est déposé pour couvrir l’ensemble des personnels.

Montreuil, le 29 mars 2021


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Brèves

Lubrizol : 1 an après on oublie pas ! Réunion publique le 25 septembre, manifestation le 26 septembre

mardi 8 septembre 2020

Réunion publique d’information sous chapiteau Vendredi 25 septembre 2020 de 18 à 20h A la Friche Lucien, place Carnot, ROUEN
Jeudi MANIFESTATION Samedi 26 septembre 13h30 Rendez-vous devant : LUBRIZOL (quai de France)

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Ecoles Delaunay en action le 22 janvier 2020 pour revenir en REP+

jeudi 23 janvier 2020

Lors de l’animation pédagogique du mercredi 22 janvier 2020 sur « les élèves à besoins particuliers », les enseignants ont rappelé leur exigence de classer les écoles maternelle Delaunay-Laurencin et élémentaire Sonia Delaunay de Dieppe (Val Druel) en REP+. En effet, elles sont sorties de l’Éducation Prioritaire en 2014 et ont été exclues des dispositifs REP et REP+ alors qu’elles répondent à tous les critères pour être classées en REP+. Son rang (64ème) au niveau académique la situe au même niveau que les écoles de REP+ du Havre ou de Rouen Nord.

Tous les enseignant·e·s des deux écoles sont venu·e·s avec un tee-shirt rappelant leur exigence et ont pris la parole en début d’animation. À l’issue de l’animation, l’urne était disponible pour pouvoir faire voter au référendum d’initiative populaire.

La CGT Éduc’action 76 soutient les collègues dans leurs actions.

Motion de soutien aux salariés de la Chapelle d’Arblay

mercredi 18 septembre 2019

Les camarades de la CGT Educ’action Haute-Normandie réunis en Assemblée générale de rentrée le 16 septembre 2019 à Maromme expriment leur soutien aux salariés de la Chapelle Darblay, menacés de licenciement.
Dans le secteur privé, les fermetures de site et les plans de licenciement se multiplient. Dans les services publics, ce sont les suppressions de postes massives et la dégradation des conditions de travail.
De plus, la réforme des retraites est une attaque contre l’ensemble des salariés.

  • Zéro licenciement !
  • Non à la fermeture des sites !
  • Non à la casse des services publics !
  • Non à la réforme des retraites ! Luttons tous ensemble !

Motion adoptée à l’unanimité par l’AG des syndiqué-e-s CGT éduc’action Rouen

Fusion des académies : j’habite à Evreux, pourra-t-on me nommer à Cherbourg ?

vendredi 13 septembre 2019

La lettre de cadrage pour la fusion des académies de Caen et Rouen certifiait que la gestion des personnels enseignants ne serait pas impacté jusqu’en 2022 (Mais en 2018 on nous jurait que la fusion n’était pas encore décidée). A en croire M. le Ministre, jusqu’à cette ce cas de figure n’existera pas. Mais après 2022 ça devient tout à fait possible pour les personnels du second degré. Le Rectorat a tout intérêt à ce que la souplesse et la mobilité des personnels soient maximales. Et avec l’affaiblissement du rôle des CAPA il sera encore plus compliqué d’influer sur les choix des services académiques, sans oublier que pour les contractuels ce « contrôle » est inexistant.

Une fusion des académies pour fermer des sections !

vendredi 13 septembre 2019

Le Rectorat et la Région Normandie lancent la réflexion pour une nouvelle carte de formation à la rentrée de septembre 2020. Ca ne sent pas bon du tout ! L’académie et la région de Normandie auront, si nous ne faisons pas reculer le Ministère, le même périmètre au 1° janvier. Les filières de formation, frontalières pour le moment, ou seulement identiques, seront à la prochaine rentrée dans la même académie. Ce sera une très bonne excuse pour fusionner et fermer par ci par là et pour récupérer les postes.